Vertrouwen – Confiance

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Avant de reprendre le chemin, je visite La Charmille au Haut-Mâret à Theux. Une drève de charme, longue de cinq cent soixante-treize mètres, datant du dix-neuvième siècle, étant aujourd’hui classée, et comptant à peu près quatre mille cinq cents arbres. L’enthousiasme de Luc était trop grand pour ne pas m’y rendre. S’y promener procure une drôle d’impression, comme si on fait du surplace. Après la promenade nous retournons vers la maison de Luc. Avant de commencer ma marche je goutte à la délicieuse soupe que Karine a faite. Luc me montre avec fierté son potager et la maison de jardin spéciale qu’il a construit lui-même. Elle parait être issue d’un conte de fées.

Hup, direction Polleur. Cette fois pas seule, Luc marche avec moi. Nous parlons de la nature et des richesses qu’elle nous apporte. Mon gps est branché. Je remarque que le chemin vers lequel Luc me dirige, se situe de l’autre côté de la route, selon le parcours décrit par mon gps. J’essaie de ne pas me faire de soucis et d’avoir confiance. Pas seulement confiance au chemin, mais aussi avoir confiance qu’aujourd’hui est différent d’hier. Pas facile quand la fatigue s’installe. Mais j’y parviens. Nous mangeons notre pique-nique ensemble, dans le bois. Pluie! Après plusieurs kilomètres les rôles s’inversent. Je retrouve le chemin alors que Luc s’égare.

J’entends et vois de l’incertitude chez lui. J’ai rarement pu jeter un regard dans le miroir réciproque si rapidement. Je le rassure, “Ne vous inquiétez pas, c’est juste. On est sur le bon chemin.” Puisqu’il est incertain et qu’il ne veut pas m’envoyer dans la mauvaise direction, il m’accompagne jusqu’à Polleur, où on se quitte. Il s’excuse d’avoir emprunté un autre chemin. “Vous savez Luc, c’est mon choix que vous m’accompagnez, mon choix de vous faire confiance et cela m’a permis d’apprendre des choses. Et on est toujours sur le bon chemin.” Un homme au cœur d’or. On se fait signe de la main, et je lui dis encore une fois “Le bonjour à Karine et dis-lui merci pour le délicieux potage.”

L’église Saint-Jacques de Polleur. Le soleil est de retour. J’envoie un message à Luc lui disant que je suis bien arrivée. Je me repose un peu. Je continue vers Verviers. Une grande ville que j’essaie de quitter le plus vite possible.

GPX Bestand Bois Renard – Verviers

Vertrouwen

Voor ik verder op weg ga, breng ik nog een bezoek aan La Charmille du Haut-Marais in Theux, een geklasseerde haagbeukendreef uit de negentiende eeuw. 573 meter lang met ongeveer 4500 bomen. Het enthousiasme van Luk was te groot om er niet heen te gaan. Erin wandelen brengt een vreemde gewaarwording, alsof je ter plaatse blijft wandelen. Na de wandeling rijden we terug tot aan het huis van Luc. Nog voor de wandeling proef ik de heerlijke soep van Karine. Luc toont me met fierheid zijn moestuin en het bijzondere tuinhuisje dat hij zelf in elkaar knutselde. Alsof ze uit een sprookje komen.

Hup, richting Polleur. Deze keer niet alleen, Luc stapt mee. We spreken over de natuur en de rijkdom die ze met zich meebrengt. Mijn gps staat aan. Ik zie dat de weg waar Luc me naartoe brengt aan de andere kant ligt van de weg, die uitgestippeld is op de gps. Ik probeer me geen zorgen te maken en te vertrouwen dat het ok is. Niet enkel vertrouwen in de weg, ook vertrouwen dat vandaag niet meer zoals vroeger is. Niet eenvoudig wanneer moeheid zich installeert. Het lukt me. We eten samen onze picknick in het bos. Regen! Na een paar kilometer draaien de rollen zich om. Ik zie de weg terug. Luc verliest hem deze keer. Ik hoor en zie onzekerheid bij hem. Amai, nog nooit zo snel een wederzijdse spiegel ontvangen. “Ne vous inquiétez pas, c’est juste. On est sur le bon chemin”, stel ik hem gerust. Omdat hij onzeker is en me niet op de verkeerde weg wil sturen, wandelt hij nog een deel mee tot net voor Polleur, waar we afscheid nemen van elkaar. Hij excuseert zich om de weg die anders verlopen is. “Vous savez Luc, c’est mon choix que vous m’accompagnez, mon choix de vous faire confiance et cela m’a permis d’apprendre des choses. Et on est toujours sur le bon chemin.” Een man met een hart van goud. We zwaaien naar elkaar, en nog eens… “Le bonjour à Karine et dis-lui merci pour le délicieux potage”, roep ik nog na. De Sint-Jacobskerk van Polleur. De zon is er terug. Ik stuur een sms naar Luc om te melden dat ik goed ben aangekomen. Ik rust wat uit. Verder naar Verviers. Een grootstad waar ik zo snel mogelijk probeer weg te raken.

 

 

 

Hertengewei – Bois de cerf

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La maison se réveille. Le plancher craque. L’arôme du café. La table du petit-déjeuner. Tout le monde se prépare pour commencer la journée. J’ai le temps de déjeuner tranquillement. Une demi-heure plus tard tout le monde a quitté la maison. Je continue d’écrire mon journal. Une tasse de café sur la table devant moi. Sur l’appui de fenêtre des glaïeuls, et de l’autre côté de la vitre une vue sur un vieux chêne. Débarrasser, puis une visite au petit endroit, que j’appelle ‘le petit coin de pensée’. Je ferme la porte d’entrée, en chêne et ornée de belles ferronneries, derrière moi. Contrôle encore une fois si elle est bien fermée et dépose la clé dans la boîte aux lettres. Je me retourne et salue une dernière fois la maison.

Un  petit ruisseau ‘La Lienne’, des noisettes et des glands. Il fait silencieux. Au loin le brouillard se lève. Contrastes, différentes tintes de gris et de temps à autre un peu de bleu. Magnifique! À mes côtés une pierre dont la structure ressemble à celle de l’ardoise mais qui est de couleur rouge. Elle est très douce au touché, aussi douce que la chaux.

Une ferme, une chanson sort de la grande grange, elle parle d’harmonie et d’amour. Un border collie me suit maintenant depuis deux kilomètres. Quand je m’arrête, il m’attend. Il me rappelle Belle, une border collie pour laquelle j’ai été obligée de chercher des nouveaux maitres, voilà vingt ans maintenant.

Par terre un bâton. Un bois de cerf. Hier j’espérais que cela se produise et laissais l’idée derrière moi. Et voilà. Comme pour le trèfle à quatre feuilles. Lorsque le moment est venu… super contente! De même que les plumes de la buse et celles du milan royal, le bois prend place sur mon équipement. Des larmes de joie. Les bourdons profitent des bleuets et des scabieuses. Deux argus bleu (petit papillons Polyommatus Icarus) tourbillonnent autour de moi. Un Pieridae (papillon blanc).

Harzé. J’entends encore l’écho d’hier. “Oh, il y a bien quarante kilomètres jusqu’à Harzé.” Heureusement que les chiffres ne restent pas coller. Vingt-six kilomètres entre Saint-Jacques et Harzé. Bravo Jasmine, tu es restée toi-même, tu as suivi ton instinct. À Harzé la prochaine église Saint-Jacques. Je vais chercher la clé chez la voisine. Il y a un magnifique vitrail bien détaillé de Saint-Jacques à voir. Le château. Le bar est fermé. Je demande à la réception de l’hôtel s’il a moyen d’avoir un café. Je demande aussi combien de kilomètres me séparent de Polleur. À la réception une jeune femme très aimable cherche les informations. “Et vous logez où?” “Chez les habitants.” “Autrement vous pouvez dormir ici.” Je n’en crois pas mes oreilles. Je pense d’abord me trouver dans un état second. J’ouvre grand les yeux, étonnement, assimilation….j’ai bien entendu. Je ne peux refuser cette chaleureuse offre et accepte. Un jour de repos me fera du bien. Je profite de la chambre dans laquelle le peu de chose étant en ma possession est répartie un peu partout. La nécessité de créer mon propre endroit, en silence, seule. Ça aussi fait du bien en cours de route. Pouvoir profiter d’un endroit bien à soi, pour un laps de temps. Comme ce matin dans la maison de Pol et Sabine. Je prends le temps de laver mes vêtements. C’est plus que nécessaire. Je les pends un par un par un dans la salle de bain pour qu’ils sèchent.

GPX Bestand Saint-Jacques – Chevron

Hertengewei

Het huis ontwaakt. De plankenvloer kraakt. De geur van koffie. De ontbijttafel. Iedereen maakt zich klaar om de dag te beginnen. Ik krijg de tijd om rustig te ontbijten. Een half uur later is iedereen de deur uit. Ik vul verder mijn dagboek aan. Een potje koffie staat voor mij op tafel. Op de vensterbanken gladiolen, door het vensterglas zicht op een oude eik. Afruimen en nog even naar het kleinste vertrek, ik noem het ‘le petit coins de pensée’. Ik trek de eiken voordeur met zijn prachtige smeedwerk achter me dicht. Check nog even of ze goed op slot is en steek de sleutel in de brievenbus. Ik draai me om en groet nog even het huis.

Een kabbelend beekje ‘La Lienne’, hazelnoten, eikels. Het is stil. In de verte trekt de mist op. Contrasten, verschillende tinten grijs, af en toe wat blauw. Prachtig! Naast mij een soort steen dat dezelfde vorm heeft als leisteen, maar in een rode kleur. Het voelt zacht aan, zo zacht als kalk. Een boerderij. Een deuntje komt uit de grote schuur, het spreekt over harmonie en liefde. Een bordercollie volgt me over een afstand van twee kilometer. Wanneer ik stop, wacht hij me op. Doet me denken aan Belle, een bordercollie die ik genoodzaakt twintig jaar geleden een andere thuis heb gegeven. Op de grond, een stok. Een hertengewei. Gisteren hoopte ik het nog, liet los en zie! Net als het klavertje vier. Als de tijd er rijp voor is… superblij! Net als de veren van de buizerd en de milan royal (rode wouw) krijgt het gewei een plaats aan mijn outfit. Tranen van vreugde vloeien. Hommels genieten van de Scabiosa en de korenbloem. Twee Icarusvlinders fladderen om me heen.

Harzé. Ik hoor nog een echo van gisteren, “Oh, il y a bien quarante kilomètres jusqu’à Harzé.” Gelukkig blijven de cijfers niet kleven. Zesentwintig kilometer tussen Saint-Jacques en Harzé. Knap gedaan Jasmine, bij jezelf gebleven en buikgevoel gevolgd. In Harzé de volgende Sint-Jacobskerk. De sleutel haal ik bij de buurvrouw. Een prachtig gedetailleerd glasraam van Sint-Jacob is er te zien. Het kasteel. De bar is gesloten. Ik vraag bij de receptie van het hotel of er mogelijkheid is voor een koffie. Ik vraag hoeveel kilometers er nog zijn naar Polleur. Een vriendelijke juffrouw aan de balie zoekt de info. “Et vous logez où?” “Chez les habitants.” “Autrement vous pouvez dormir ici.” Ik geloof eerst mijn oren niet. Ik denk dat ik ergens in een roes terecht ben gekomen. Ik trek mijn ogen wijd open van verwondering en laat alles binnendringen. Ik heb wel juist gehoord. Dit warm aanbod kan ik niet weigeren. Een dagje rust zal me goed doen. Ik geniet van de kamer, waarin ik de weinige spullen die ik bij heb overal verspreid. Een nood om een eigen ruimte te creëren, in stilte, alleen. Ook dit doet deugd op de weg. Een eigen plekje even alleen voor jezelf mogen hebben, net zoals deze morgen in het huis van Pol en Sabine. Ik neem de tijd en de ruimte om mijn kleren te wassen. Het is meer dan broodnodig. Eén voor één hang ik ze in de badkamer te drogen.