Maredret

 

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Maredret

Rencontres fortuites. Profiter de l’instant présent. Après la prière du matin une conversation avec sœur Emmanuelle avec comme sujet entrer dans l’ordre, suivre son propre chemin, être appelée. Un selfie.

Une conversation avec sœur Hildegarde. Un adieu chaleureux. Le magasin du monastère. Un pendentif dans la vitrine attire mon attention, ‘La Colombe’(le symbole de la paix). Suit une autre conversation intense et captivante avec sœur Claire. Une tasse de café ensemble.

Je sens le vent sur ma peau, il est entretemps midi. Je suis la GR129. Manches longues et pantalon long, pour me protéger les bras et les jambes lors de mon passage dans les bois. Les insectes sont nombreux. Une inspection journalière à la recherche des tiques est nécessaire. Mon corps est détendu. Ma tête est libre. Apprécier les petites choses de la vie, la simplicité qu’il m’est donné de rencontrer journellement en marchant. La nature, ou il y a tant à voir, à découvrir, à ressentir. Une richesse inestimable. Les marches journalières m’apportent tellement d’énergie qu’il est bien souvent seize heures avant que je pense à manger quelque chose.

L’abbaye de Maredret. Dans le jardin, sous le tilleul une statue de Saint-Jean-Baptiste. Dans mon dos l’abbaye. Mes yeux se ferment. Une énergie forte est manifeste. Passant par Maredsous, le RAVel (un chemin pour trafic non motorisé) poursuivre vers Haut-le-Wastia. Une église Saint-Jacques où peu de chose est encore authentique. Au tableau d’affichage ‘Jasmine, la Sacristine habite au 53, rue de Sommières’. Je sonne à la porte portant le numéro 53. Les enfants d’Angelique m’invitent, ma gourde est remplie, un morceau de tarte, un cachet dans ma crédential.

On regarde la carte des GR.

On est en début de soirée. Pleine d’énergie, passant par la GR vers l’Abbaye de Leffe. Monter, descendre, ‘splash’, boue… arrêt, fermer les yeux, tourner en rond, continuer à marcher. J’appelle mes jambes ‘JGV’, jambes grande vitesse. Le plus beau sentier parcouru jusqu’alors direction Dinant. En passant par les ruines d’un château je descends un rocher qui rejoint la Meuse. Je traverse la rivière grâce à une passerelle et cela me permet d’éviter le centre de Dinant.

L’abbaye de Leffe. Père Bruno… “Mon Père avant que j’oublie. Je sais que vous n’allez pas vous souvenir, mais ma maman a demandé de vous remettre son bonjour.” Père Bruno fait signe de la tête avec un doux sourire. (Il y a plus de trente ans que ma mère est venue ici) Dans ma chambre, ancienne chambre de moine, je dépose mes affaires. La plume de buse trouvée en cours de route, parade sur l’appui de fenêtre. Sur la table un texte écrit: Nous cherchons simplement à ….’Être’ et ‘devenir ce que nous sommes’ en vérité. Le chemin, la vie, plus que ça n’est pas nécessaire.

GPX bestand Ermeton-Sur-Biert à/naar Dinant

Maredret

Onverwachte ontmoetingen. Genieten van ‘l’instant présent’. Na de ochtendgebeden een intens gesprek met soeur Emmanuelle over het intreden, je eigen weg volgen, je roeping. Een selfie. Een gesprek met soeur Hildegarde. Een warm afscheid. De kloosterwinkel. Een hanger in de vitrine trekt mijn aandacht, ‘La Colombe’(vredessymbool). Een ander intens boeiend gesprek volgt met soeur Claire. Samen een potje koffie.

Ik voel de wind op mijn huid, het is ondertussen middag. Ik volg de GR129. Lange mouwen en lange broek beschermen mijn armen en benen doorheen de bossen. De insecten zijn talrijk aanwezig. Een dagelijkse inspectie naar teken is noodzakelijk. Mijn lichaam voelt ontspannen. Mijn hoofd voelt ruim aan. Genieten van de kleine dingen in het leven, de eenvoud die ik tijdens het wandelen mag ontmoeten. De natuur, waarin zoveel te zien, te ontdekken en te voelen is. Een rijkdom van onschatbare waarde. De dagelijkse tochten brengen me zoveel energie dat het soms pas zestien uur is voor ik zelfs aan eten denk.

De abdij van Maredret. In de tuin een beeld van Sint-Jean-Baptiste onder een linde. Achter mij de abdij. Ik sluit mijn ogen, een krachtige energie is voelbaar. Via Maredsous, de RAVel (een weg voor niet gemotoriseerd verkeer) verder naar Haut-le-Wastia. Een Sint-Jacobskerk waar nog weinig authentiek is. Aan het prikbord ‘Jasmine, La Sacristine habite au 53, rue de Sommières’. Ik bel aan de deur waar nummer 53 staat. De kinderen van Angelique nodigen me uit. De drinkfles wordt gevuld, een stukje taart, een stempel in mijn credential. De GR-kaart wordt bekeken. Vroege vooravond. Met volle energie via de GR naar de Abdij van Leffe. Hop en neer, ‘splash’, slijk… stilstaan, ogen sluiten, rond draaien, verder stappen.

Ik noem mijn benen ‘JGV’, jambes grande vitesse. De mooiste wandelweg die ik tot nu toe heb genomen richting Dinant. Langs de ruïne van een kasteel daal ik een rots af naar de Meuse. Via een passerelle steek ik de rivier over en hoef ik niet tot in Dinant-centrum te wandelen.

De Abdij van Leffe. Père Bruno… ”Mon père, avant que j’oublie. Je sais que vous n’allez pas vous souvenir, mais ma maman a demandé de vous remettre son bonjour.” Père Bruno knikt met een zachte glimlach. (Meer dan dertig jaar geleden is mijn moeder hier geweest). In mijn kamertje, de vroegere kamer van de monniken, zet ik mijn materiaal neer. De gevonden buizerdpluim staat te pronken op de vensterbank. Op de tafel een geschreven tekst: Nous cherchons simplement à… ‘Être’ et ‘devenir ce que nous sommes’ en vérité. De weg, het leven, meer dan dit hoeft het niet te zijn.

 

Jemeppe-sur-Sambre

 

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Jemeppe-sur-Sambre

Je ferme la porte d’entrée. La haute température et l’humidité me coupent le souffle. Direction le bois de Han-Sur-Sambre. Les nombreuses chutes de pluie des derniers jours ont complètement inondé les sentiers. Je me risque quand même. J’essaie de me frayer un passage dans cette jungle. Sur le côté, au milieu, sur le côté. Après un certain temps je me sens comme un petit enfant devant une grande flaque d’eau. Je m’amuse. J’apprécie la magnifique flore que je fixe en images sur mon téléphone. Hmm, j’apprécie beaucoup moins les nombreux moustiques. Une attaque sur mes bras et jambes. Ici mes bâtons de marche me sont très utiles. La couleur de mes chaussures est méconnaissable. Quitter le bois, le soleil et la transpiration… parfait pour les taons. J’avais oublié tous ces insectes. Eux ne m’ont pas oubliée.

Dans le ciel, des nuages sombres sont venus s’installer. Des grondements en arrière-plan. Un orage me pend au-dessus de la tête. Au loin un village. Avec une forte accélération j’essaie d’atteindre le village avant l’orage. Je cherche un abri à Fosses-La-Ville. Je me promène un instant autour de l’église. Regardant le ciel je vois que les nuages noirs disparaissent. J’ai échappée à l’orage. Une longue pause de déjeuner. Trop chaud. J’apprécie les vieux bâtiments authentiques. Une conversation avec l’aimable femme de l’office du tourisme.

Après une bonne marche, ayant défié la chaleur, j’arrive à Saint-Gérard.

Mes bas. Mes jambes. Un tas de tiques minuscules. Mon téléphone, juste trop tard pour décrocher. Etienne. Mon répondeur. J’entends: “Je suis à Haut-le-Wastia. Je t’ai attendu pendant deux heures. Bon bein, je rentre”. J’écoute encore une fois, mais ne comprends pas ce qu’il faisait là. Étonnée. Pas de place où dormir à Saint-Gérard. Je finis ma journée chez les Bénédictines d’Ermeton-sur-Bièrt où sœur Hildegarde me montre comment me déplacer dans le bâtiment. Le soir tombe. Le vent monte. Il se fait noir. Orage. Je m’endors avec mon journal sur le ventre. Dans cette oasis de paix.

GPX Bestand Lambusart  à/naar Fosses-la-Ville

GPX Bestand Fosses-la-Ville  à/naar Ermeton-sur-Biert

Jemeppes-sur-Sambre

Ik sluit de voordeur. De hoge temperaturen en de vochtige lucht slaan op mijn adem. Richting het bos van Hanne-Sur-Sambre. De vele regenval van de laatste periode heeft de wandelpaden volledig onder water gezet. Ik waag het erop. Zoekend probeer ik me een weg te banen door deze jungle. Opzij. Midden. Opzij. Na een tijdje voel ik me als een klein kind voor een grote plas. Ik heb plezier. Ik geniet van de prachtige flora, die ik op beeld vastleg met mijn telefoon. Hmm, de vele muggen niet meegerekend. Een aanval op mijn benen en armen. Mijn wandelstokken doen hier goed dienst. De kleur van mijn schoenen onherkenbaar. Het bos uit, de zon en het zweet… ideaal voor de dazen. Al die insecten was ik wat vergeten. Zij mij niet. In de lucht zijn donkere wolken komen opsteken. Geroffel op de achtergrond. Een onweer hangt boven mijn hoofd. In de verte een dorp. Met een fikse versnelling probeer ik het dorp te halen voor het onweer. In Fosse-la-Ville zoek ik een schuilplaats. Even wandel ik rond de kerk. Naar boven kijkend zie ik de donkere wolken verdwijnen. Ontsnapt aan het onweer. Een lange middagpauze. Te warm. Ik geniet van de oude en authentieke gebouwen. Een babbel met de vriendelijke vrouw van l’office du tourisme.

Na een stevige wandeling, de warmte trotserend kom ik aan in Saint-Gérard. Mijn kousen. Mijn benen. Minuscule teken zijn talrijk aanwezig. Mijn telefoon, net te laat om op te nemen. Etienne. Mijn antwoordapparaat. “Je suis à Haut-le-Wastia. Je t’ai attendu pendant deux heures. Bon bein, je rentre”, hoor ik. Ik luister nogmaals, maar begrijp niet wat hij daar deed. Verwonderd. Geen slaapplaats te vinden in Saint-Gérard. Ik eindig mijn dag bij de Bénédictines in Ermeton-sur-Bièrt, waar zuster Hildegarde me de weg wijst in het gebouw. De avond valt. De wind steekt op. Het wordt donker. Onweer. Met mijn dagboek op mijn buik val ik in slaap. In deze oase van rust.