Een aanrijding -Une collision

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Le chemin descend entre le château et l’église Saint-Jacques de Harzé. Sur un appui de fenêtre un paquet dans une enveloppe en plastique. Un livre. ‘Je suis un livre aban – Donné… Attrapez-moi, lisez-moi et relâchez-moi dans la nature….et rejoignez-nous sur le groupe Facebook ‘Classeurs de livre’’. Un livre de Stephen King, Le Fléau 2. Quelle bonne idée. Je remets le livre sur l’appui de fenêtre.

Par le sentier de la GR je rejoins la nature et le calme. Le feuillage s’épaissie. Les fleurs jaunes du millepertuis poussent au bord de la route. Une moto me dépasse. Un nuage de poussière. Je me retourne juste à temps. Un peu plus loin un quad après l’autre. Un boucan infernal. La boue éclabousse aux alentours. Comme dans un rêve où on se retrouve au milieu d’un champ avec le danger qui vient de tous les côtés, et où fuir est impossible. Je me sens un peu comme cela. Le long d’un sentier étroit et à hauteur d’un tournant, il y en a trois qui viennent dans ma direction. Le premier ralenti. “Bonjour monsieur, que se passe-t-il, je ne comprends pas?” “C’est pour la bonne cause, pour le cancer. Vous connaissez?”, me dit-il en souriant. Un sourire que je trouve sarcastique. “Cela m’échappe monsieur, et la nature et la sécurité des promeneurs? Vous êtes le premier à ralentir, le reste fonce droit devant.” Il fait signe de la main, rit et continue sa route. Je me colle à la berge du chemin. Je n’arrive pas à mettre mes pieds en sécurité. Le quad suivant démarre plein gaz sur la pente raide du chemin étroit. Quelques secondes. L’impression que soudain le temps n’existe plus. Je pousse un cri. Je jette mes bâtons de marche contre le véhicule en espérant que le chauffeur va m’entendre. Le quatre-roues s’arrête. “Dégagez madame”, me crie-il. “Bhein j’aimerais bien, mais comment faire, votre roue est sur mon pied.” Je sens un étirement et une torsion dans mon pied et ma jambe. Il jure, descend et pousse, avec violence et force, son engin en arrière. J’ai juste le temps de prendre une image de mon pied sous sa roue. L’homme continue sa route. Sa plaque d’immatriculation. Je ressens de la colère dans tout mon corps. Impuissance.

Je cherche le sens, la symbolique, ce qui se cache derrière, ce qui est/était présent en moi, pourquoi ceci m’arrive. Très vite une réponse vient.

Contacter les services d’urgence n’est pas évident. Il n’y a pas de bureau de police en ville. Un policier, present sur un événement, m’emmène au poste de secours. Finalement je m’en tire avec un peu de peur et une torsion qui me fait légèrement mal. Contente de la réponse reçue au sujet de l’incident.

Je continue de marcher jusqu’au coucher du soleil. Trouver un endroit où dormir est difficile.

Au moment où je pense abandonner, j’essaie encore une porte. Un doux regard ouvert, un sourire. ‘Yes’, pensais-je en moi-même. Ceci est bon et juste. Mon intuition est bonne. Chez Karine et Luc. Comme à beaucoup d’endroits, l’accueil est chaleureux. La chambre est une découverte, elle est remplie de jouets d’antan. Un berceau rouge âgée de plus de cinquante ans se tient dans le coin de la chambre. Le berceau de Luk quand il était petit. Je me mets sur le lit et la détente s’installe dans tout mon corps. Ouf la tension de la journée peut s’évacuer.

GPX Bestand Chevron – bois Renard

Een aanrijding

De weg daalt af tussen het kasteel en de Sint-Jacobskerk van Harzé. Op een vensterbank een pakje in een plastieken omslag. Een boek. ‘Je suis un livre aban – Donné… Attrapez-moi, lisez-moi et relâchez-moi dans la nature… et rejoignez-nous sur groupe Facebook ‘Classeurs des livres “. Een boek van Stephen King, Le Fléau 2. Wat een fijn idee. Ik plaats het terug op de vensterbank.

Via een GR-pad stap ik de natuur en de rust in. Het bladerdek wordt dikker. De gele bloemen van de millepertuis in de berm. Een motor komt me voorbij gereden. Een stofwolk. Ik draai me net op tijd om. Wat later de ene quad na de andere. Een hels lawaai. Modder spat in het rond. Net een droom, waar je ergens middenin een veld staat en er van alle richtingen gevaar op je afkomt en vluchten onmogelijk is. Zo voel ik me. Op een smal pad en net aan een bocht, komen er drie op me afgereden. De eerste vertraagt. “Bonjour monsieur, que se passe-t-il, je ne comprends pas?” “C’est pour une bonne cause, pour le cancer. Vous connaissez?”, hoor ik met een glimlach. Een glimlach die ik sarcastisch interpreteer. “Cela m’échappe monsieur, et la nature et la sécurité des promeneurs? Vous êtes le premier à ralentir, le reste fonce droit devant.” Hij steekt zijn hand op, lacht en rijdt verder. Ik kleef me tegen de wand van de weg. Mijn voeten kan ik niet in veiligheid brengen. De quad na hem start met volle gas op de stijgende smalle weg. Een paar seconden. Het idee dat plots de tijd niet meer bestaat. Ik laat een kreet. Mijn wandelstok zwier ik tegen de quad in de hoop dat de chauffeur me zal horen. De vierwieler komt tot stilstand. “Dégagez madame”, brult de man. “Bhein, j’aimerais bien, mais comment faire, votre roue est sur mon pied.” Ik voel een rekking en torsie in voet en been. Hij vloekt, stapt af en duwt met volle geweld zijn toestel achteruit. Ik heb nog net de tijd een beeld te nemen van mijn voet onder zijn wiel. De man rijdt verder. Zijn nummerplaat. Boosheid is voelbaar in mijn hele lijf. Onmacht! Ik zoek de betekenis, de symboliek, wat hier achter schuilt, wat er bij me aanwezig is/was, waarom het me overkomt. Al heel snel komt er een antwoord.

Het zoeken naar hulpdiensten is hier niet evident. Een politiebureau is in de stad niet aanwezig. Een agent, aanwezig op een evenement, neemt me mee naar ‘le poste de secours’. Uiteindelijk kom ik er enkel met de schrik van af, een torsie en lichte pijn. En blijheid voor het antwoord op de gebeurtenis. Tot zonsondergang wandel ik verder. Het vinden van een slaapplaats gaat moeizaam. Op het moment dat ik het bijna opgeef, probeer ik nog één deur. Een zachte open blik, een glimlach. ‘Yes’, zeg ik in mezelf. Dit voelt goed en zit juist. Mijn voelen klopt. Bij Karine en Luc. Zoals op vele plaatsen volgt een hartelijk ontvangst. De kamer is een ware ontdekking van speelgoed uit de tijd van toen. Een rode wieg van meer dan vijftig jaar oud vult een hoek van de kamer. De wieg van Luk toen hij klein was. Ik leg me op bed, ontspanning installeert zich over mijn hele lichaam. Oef, de spanning van de dag mag wegvloeien.

Hertengewei – Bois de cerf

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La maison se réveille. Le plancher craque. L’arôme du café. La table du petit-déjeuner. Tout le monde se prépare pour commencer la journée. J’ai le temps de déjeuner tranquillement. Une demi-heure plus tard tout le monde a quitté la maison. Je continue d’écrire mon journal. Une tasse de café sur la table devant moi. Sur l’appui de fenêtre des glaïeuls, et de l’autre côté de la vitre une vue sur un vieux chêne. Débarrasser, puis une visite au petit endroit, que j’appelle ‘le petit coin de pensée’. Je ferme la porte d’entrée, en chêne et ornée de belles ferronneries, derrière moi. Contrôle encore une fois si elle est bien fermée et dépose la clé dans la boîte aux lettres. Je me retourne et salue une dernière fois la maison.

Un  petit ruisseau ‘La Lienne’, des noisettes et des glands. Il fait silencieux. Au loin le brouillard se lève. Contrastes, différentes tintes de gris et de temps à autre un peu de bleu. Magnifique! À mes côtés une pierre dont la structure ressemble à celle de l’ardoise mais qui est de couleur rouge. Elle est très douce au touché, aussi douce que la chaux.

Une ferme, une chanson sort de la grande grange, elle parle d’harmonie et d’amour. Un border collie me suit maintenant depuis deux kilomètres. Quand je m’arrête, il m’attend. Il me rappelle Belle, une border collie pour laquelle j’ai été obligée de chercher des nouveaux maitres, voilà vingt ans maintenant.

Par terre un bâton. Un bois de cerf. Hier j’espérais que cela se produise et laissais l’idée derrière moi. Et voilà. Comme pour le trèfle à quatre feuilles. Lorsque le moment est venu… super contente! De même que les plumes de la buse et celles du milan royal, le bois prend place sur mon équipement. Des larmes de joie. Les bourdons profitent des bleuets et des scabieuses. Deux argus bleu (petit papillons Polyommatus Icarus) tourbillonnent autour de moi. Un Pieridae (papillon blanc).

Harzé. J’entends encore l’écho d’hier. “Oh, il y a bien quarante kilomètres jusqu’à Harzé.” Heureusement que les chiffres ne restent pas coller. Vingt-six kilomètres entre Saint-Jacques et Harzé. Bravo Jasmine, tu es restée toi-même, tu as suivi ton instinct. À Harzé la prochaine église Saint-Jacques. Je vais chercher la clé chez la voisine. Il y a un magnifique vitrail bien détaillé de Saint-Jacques à voir. Le château. Le bar est fermé. Je demande à la réception de l’hôtel s’il a moyen d’avoir un café. Je demande aussi combien de kilomètres me séparent de Polleur. À la réception une jeune femme très aimable cherche les informations. “Et vous logez où?” “Chez les habitants.” “Autrement vous pouvez dormir ici.” Je n’en crois pas mes oreilles. Je pense d’abord me trouver dans un état second. J’ouvre grand les yeux, étonnement, assimilation….j’ai bien entendu. Je ne peux refuser cette chaleureuse offre et accepte. Un jour de repos me fera du bien. Je profite de la chambre dans laquelle le peu de chose étant en ma possession est répartie un peu partout. La nécessité de créer mon propre endroit, en silence, seule. Ça aussi fait du bien en cours de route. Pouvoir profiter d’un endroit bien à soi, pour un laps de temps. Comme ce matin dans la maison de Pol et Sabine. Je prends le temps de laver mes vêtements. C’est plus que nécessaire. Je les pends un par un par un dans la salle de bain pour qu’ils sèchent.

GPX Bestand Saint-Jacques – Chevron

Hertengewei

Het huis ontwaakt. De plankenvloer kraakt. De geur van koffie. De ontbijttafel. Iedereen maakt zich klaar om de dag te beginnen. Ik krijg de tijd om rustig te ontbijten. Een half uur later is iedereen de deur uit. Ik vul verder mijn dagboek aan. Een potje koffie staat voor mij op tafel. Op de vensterbanken gladiolen, door het vensterglas zicht op een oude eik. Afruimen en nog even naar het kleinste vertrek, ik noem het ‘le petit coins de pensée’. Ik trek de eiken voordeur met zijn prachtige smeedwerk achter me dicht. Check nog even of ze goed op slot is en steek de sleutel in de brievenbus. Ik draai me om en groet nog even het huis.

Een kabbelend beekje ‘La Lienne’, hazelnoten, eikels. Het is stil. In de verte trekt de mist op. Contrasten, verschillende tinten grijs, af en toe wat blauw. Prachtig! Naast mij een soort steen dat dezelfde vorm heeft als leisteen, maar in een rode kleur. Het voelt zacht aan, zo zacht als kalk. Een boerderij. Een deuntje komt uit de grote schuur, het spreekt over harmonie en liefde. Een bordercollie volgt me over een afstand van twee kilometer. Wanneer ik stop, wacht hij me op. Doet me denken aan Belle, een bordercollie die ik genoodzaakt twintig jaar geleden een andere thuis heb gegeven. Op de grond, een stok. Een hertengewei. Gisteren hoopte ik het nog, liet los en zie! Net als het klavertje vier. Als de tijd er rijp voor is… superblij! Net als de veren van de buizerd en de milan royal (rode wouw) krijgt het gewei een plaats aan mijn outfit. Tranen van vreugde vloeien. Hommels genieten van de Scabiosa en de korenbloem. Twee Icarusvlinders fladderen om me heen.

Harzé. Ik hoor nog een echo van gisteren, “Oh, il y a bien quarante kilomètres jusqu’à Harzé.” Gelukkig blijven de cijfers niet kleven. Zesentwintig kilometer tussen Saint-Jacques en Harzé. Knap gedaan Jasmine, bij jezelf gebleven en buikgevoel gevolgd. In Harzé de volgende Sint-Jacobskerk. De sleutel haal ik bij de buurvrouw. Een prachtig gedetailleerd glasraam van Sint-Jacob is er te zien. Het kasteel. De bar is gesloten. Ik vraag bij de receptie van het hotel of er mogelijkheid is voor een koffie. Ik vraag hoeveel kilometers er nog zijn naar Polleur. Een vriendelijke juffrouw aan de balie zoekt de info. “Et vous logez où?” “Chez les habitants.” “Autrement vous pouvez dormir ici.” Ik geloof eerst mijn oren niet. Ik denk dat ik ergens in een roes terecht ben gekomen. Ik trek mijn ogen wijd open van verwondering en laat alles binnendringen. Ik heb wel juist gehoord. Dit warm aanbod kan ik niet weigeren. Een dagje rust zal me goed doen. Ik geniet van de kamer, waarin ik de weinige spullen die ik bij heb overal verspreid. Een nood om een eigen ruimte te creëren, in stilte, alleen. Ook dit doet deugd op de weg. Een eigen plekje even alleen voor jezelf mogen hebben, net zoals deze morgen in het huis van Pol en Sabine. Ik neem de tijd en de ruimte om mijn kleren te wassen. Het is meer dan broodnodig. Eén voor één hang ik ze in de badkamer te drogen.

Pol et Sabine

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Huit heures. Je tire les manches de mon t-shirt sur mes mains. Il fait frais. Un rideau de brouillard pend au-dessus des champs. Deux cerfs s’enfuient hors du champ. Ils s’arrêtent un peu plus loin, me regardent, brament et repartent. Des vaches viennent vers moi avec un certain enthousiasme. J’entends encore un autre bruit. À peu près un mètre au-dessus du sol je cherche d’où vient le bruit. Je ne vois rien, jusqu’à l’instant où je vois une queue qui bouge. Un renard avec une grosse et longue queue, rampe par terre. Quel bel animal. Son cri ressemble à des pleurs. Encore un peu plus loin, le craquement de vieilles branches. Je continue de marcher avec précaution. À quelques mètres de moi des sangliers. La mère se retourne soudainement. Elle m’a vue. Mon cœur palpite, que faire maintenant? Pas de panique, me dis-je pour me convaincre. Elle se dirige vers ses petits et les pousse dans le bois. Une école de sangliers. Apparemment c’est aussi la rentrée des classes pour eux. Un soupir de soulagement. C’est quand même un peu effrayant quand un si grand animal est dans les parages.

À La Vilette  je rencontre Jacques sur un chemin étroit, entre les près. Je lui dis, “Vous avez de belles vaches.” Il me sourit. Des vaches rousses, peau douce, un froufrou devant les yeux. Sur l’arrière-plan une vue panoramique des environs. Un bois. Sur ma gauche les tons bleuâtres et froids du matin, du brouillard. L’aurore polaire. Des couleurs pures, dont les peintres seraient jaloux. Sur ma droite, des tons jaunâtres et chauds, le sud, les couleurs du midi. Cette vue me procure une drôle de sensation. Ma peau est fraiche à ma gauche et chaude du côté droit, où est-ce que cela se passe entre mes deux oreilles. Des avions de chasse viennent troubler la paix qui règne.

Après la Lys, l’Escaut, la Lesse, la Semois et l’Ourthe voici maintenant l’Amblève. Au loin les pointes des arbres présentent déjà des colorations. Les couleurs d’automne s’annoncent. Perché sur le Mont Saint-Jacques, une récente et nouvelle église Saint-Jacques. “La précédente fut détruite durant l’offensive des Ardennes. Située à une place stratégique, sur la droite les Allemands et sur la gauches les Américains”, me raconte le propriétaire de la ‘Ferme Bodsan’. Un endroit où les pèlerins sont plus que bienvenus. D’ici, en traversant les bois, il aurait encore quarante kilomètres jusqu’à Harzé. Je descends dans le bois, un cours d’eau. L’eau est rougeâtre. Dans le bois de Harzé je trouve un crâne. Il est presque intact. Des petites dents pointues. Sans doute un renard. Oh, un bois de cerf serait aussi bienvenu. Je lâche l’idée. Dans le bois le sentier n’est pas entretenu. Des herbes hautes. Une tique. Une piqure. Une rencontre avec un cerf.

Rahier. Mon compteur kilométrique indique vingt-quatre. Il est temps de m’arrêter. “Vous pouvez dormir dans la grange et on vous demande votre carte d’identité pour la nuit”,  me dit la femme. C’est la première fois qu’on me demande cela. Mais je peux comprendre, bien que si on serait vraiment relié cela ne serait pas nécessaire. “Si jamais je ne trouve pas autre chose je reviens madame, merci d’avance!” La deuxième porte, un antiquaire, du doigt il me montre un auvent qui se situe près de l’école. La troisième porte, une femme ouvre, un regard doux et ouvert. Un oui. “Entrez, vous tombez bien, on allait juste se mettre à table. Je mets un couvert de plus.” Je fais tout de suite connaissance avec la famille et goûte les boulettes liégeoises, la salade fraiche et les pommes allumettes. Ce sont de très fines frites qui sont très croustillantes. Ceci me rappelle ma jeunesse. J’étais à Lourdes avec mes parents et mes frères. Nous cherchions un restaurant. Mon père était fâché parce que sur tous les menus il était marqué frites et rien d’autre. Jusqu’à ce qu’il lisse ‘pomme allumette’. Lorsque l’assiette fut mise à table… des frites. J’étais super contente, mon père l’était moins. Et bien qu’au moment même mon père ne savait pas en rire, aujourd’hui je trouve cette anecdote hilarante lorsque j’y repense.

Une promenade du soir en compagnie de Pol et Sabine, jusqu’à l’église Saint-Paul. Pol m’offre une visite guidée personnelle. Une église datant de1632, récemment rénovée. À l’entrée on y trouve encore des cordes pour faire sonner les cloches. La restauration du cuivre fut faite à Brugge. Une église particulièrement belle, avec une énergie douce et une acoustique formidable. J’y chante ‘Uniao’, un chant appris lors d’un travail spirituel. Une merveilleuse et chaleureuse soirée. Une belle rencontre. Un jour de rentrée des classes que je n’oublierais pas si vite.

GPX Bestand Bra – Saint Jacques

Pol et Sabine

Acht uur. Ik trek de mouwen van mijn T-shirt over mijn handen. Het is fris. Een laag mist hangt over de velden. Twee reeën rennen weg. Ze houden even verder halt, kijken me aan, blaffen en vertrekken weer. Koeien komen enthousiast naar me toe. Een ander geluid is nog hoorbaar. Op ongeveer één meter boven de grond ben ik op zoek van waar dat zou komen. Niets te zien, tot ik een staart zie bewegen. Een vos met een dikke lange staart, sluipend over de grond. Wat een prachtig dier. Zijn roep klinkt precies alsof hij weent. Nog wat verder gekraak van oude takken. Voorzichtig stap ik verder. Op een paar meter voor me everzwijnen. De moeder draait zich plots om. Ze heeft me gezien. Mijn hart bonst, wat nu? ‘No panic’, mezelf overtuigend. Ze gaat naar haar kleintjes en duwt ze het bos in. Een school everzwijnen, blijkbaar is het voor hen ook één september. Een zucht van opluchting. Het is toch wel even schrikken wanneer er zo een groot dier in de buurt is.

In La Vilette ontmoet ik Jacques op een smalle weg tussen weilanden. “Vous avez de belles vaches”, weet ik hem te vertellen. Hij glimlacht. Roestbruine koeien, zachte vacht, een froufrou voor hun ogen. Op de achtergrond een wijds uitzicht op de omgeving. Een bos. Links, blauwe koele tinten van de ochtend, mistig. Het noorderlicht. Pure kleuren waar een kunstschilder jaloers op zou zijn. Rechts, gele warme tinten, het zuiden, de kleuren van de middag. Een vreemde gewaarwording dit fenomeen. Links voelt het fris op mijn huid, rechts warm of zit dat tussen mijn oren. Straaljagers komen de rust verstoren. Na de Leie, de Schelde, de Lesse, de Semois en de Ourthe, is het nu de beurt aan de Amblève. In de verte vertonen de toppen van de bossen al verkleuring. De herfst is op komst.

Op de Mont Saint-Jacques, staat een jeugdige nieuwe Sint-Jacobskerk. “La précédente fut détruite durant l’offensive des Ardennes. Située à une place stratégique, sur la droite les Allemands et sur la gauches les Américains”, vertelt de eigenaar van la ‘Ferme Bodson’, een plaats waar pelgrims meer dan welkom zijn. Van hieruit zou het, door de bossen, nog veertig kilometer zijn naar Harzé. Afdalend het bos in, een riviertje. Het water kleurt rood. In het bos vind ik een schedel. Bijna intact. Kleine hoekige tandjes. Vermoedelijk een vosje. Oh, een gewei van een hert zou ook wel tof zijn. Ik laat de gedachte los. Het pad is niet onderhouden. Lange grassen. Een teek. Een beet. Een ontmoeting met een hert.

Rahier. Op mijn kilometerteller: vierentwintig. Tijd om te stoppen. “Vous pouvez dormir dans la grange et on vous demande votre carte d’identité pour la nuit”, zegt de vrouw. De eerste keer dat dit wordt gevraagd. Ik kan het ook wel volgen, hoewel, wanneer er echt verbinding zou zijn, is dit overbodig. “Si jamais je ne trouve pas autre chose je reviens madame, merci d’avance!” De tweede deur, een antiquair, hij wijst met zijn vinger naar een afdakje naast de school. De derde deur, een vrouw, een open zachte blik. Een ja. “Entrez, vous tombez bien, on allait juste se mettre à table. Je mets un couvert de plus.” Ik maak onmiddellijk kennis met het gezin en proef de lekkere Luikse bouletten, frisse salade en ‘les pommes allumettes’, hele fijne en croustillante frieten. Het doet me denken aan mijn jeugd. Ik was in Lourdes met mijn ouders en broers. We zochten een restaurant. Mijn vader was kwaad omdat er overal op het menu ‘frieten’ stond en niets anders. Tot hij las ‘pomme allumette’. Het bord kwam voor onze neus, frieten. Ik was superblij, mijn vader minder. Hoewel mijn vader er toen niet mee kon lachen, vind ik het vandaag hilarisch wanneer ik eraan terug denk.

Een avondwandeling met Pol en Sabine tot aan de kerk Saint-Paul. Ik krijg er van Pol een persoonlijke rondleiding. Een kerk gebouwd in 1632, pas gerestaureerd. Aan de ingang