Pol et Sabine

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Huit heures. Je tire les manches de mon t-shirt sur mes mains. Il fait frais. Un rideau de brouillard pend au-dessus des champs. Deux cerfs s’enfuient hors du champ. Ils s’arrêtent un peu plus loin, me regardent, brament et repartent. Des vaches viennent vers moi avec un certain enthousiasme. J’entends encore un autre bruit. À peu près un mètre au-dessus du sol je cherche d’où vient le bruit. Je ne vois rien, jusqu’à l’instant où je vois une queue qui bouge. Un renard avec une grosse et longue queue, rampe par terre. Quel bel animal. Son cri ressemble à des pleurs. Encore un peu plus loin, le craquement de vieilles branches. Je continue de marcher avec précaution. À quelques mètres de moi des sangliers. La mère se retourne soudainement. Elle m’a vue. Mon cœur palpite, que faire maintenant? Pas de panique, me dis-je pour me convaincre. Elle se dirige vers ses petits et les pousse dans le bois. Une école de sangliers. Apparemment c’est aussi la rentrée des classes pour eux. Un soupir de soulagement. C’est quand même un peu effrayant quand un si grand animal est dans les parages.

À La Vilette  je rencontre Jacques sur un chemin étroit, entre les près. Je lui dis, “Vous avez de belles vaches.” Il me sourit. Des vaches rousses, peau douce, un froufrou devant les yeux. Sur l’arrière-plan une vue panoramique des environs. Un bois. Sur ma gauche les tons bleuâtres et froids du matin, du brouillard. L’aurore polaire. Des couleurs pures, dont les peintres seraient jaloux. Sur ma droite, des tons jaunâtres et chauds, le sud, les couleurs du midi. Cette vue me procure une drôle de sensation. Ma peau est fraiche à ma gauche et chaude du côté droit, où est-ce que cela se passe entre mes deux oreilles. Des avions de chasse viennent troubler la paix qui règne.

Après la Lys, l’Escaut, la Lesse, la Semois et l’Ourthe voici maintenant l’Amblève. Au loin les pointes des arbres présentent déjà des colorations. Les couleurs d’automne s’annoncent. Perché sur le Mont Saint-Jacques, une récente et nouvelle église Saint-Jacques. “La précédente fut détruite durant l’offensive des Ardennes. Située à une place stratégique, sur la droite les Allemands et sur la gauches les Américains”, me raconte le propriétaire de la ‘Ferme Bodsan’. Un endroit où les pèlerins sont plus que bienvenus. D’ici, en traversant les bois, il aurait encore quarante kilomètres jusqu’à Harzé. Je descends dans le bois, un cours d’eau. L’eau est rougeâtre. Dans le bois de Harzé je trouve un crâne. Il est presque intact. Des petites dents pointues. Sans doute un renard. Oh, un bois de cerf serait aussi bienvenu. Je lâche l’idée. Dans le bois le sentier n’est pas entretenu. Des herbes hautes. Une tique. Une piqure. Une rencontre avec un cerf.

Rahier. Mon compteur kilométrique indique vingt-quatre. Il est temps de m’arrêter. “Vous pouvez dormir dans la grange et on vous demande votre carte d’identité pour la nuit”,  me dit la femme. C’est la première fois qu’on me demande cela. Mais je peux comprendre, bien que si on serait vraiment relié cela ne serait pas nécessaire. “Si jamais je ne trouve pas autre chose je reviens madame, merci d’avance!” La deuxième porte, un antiquaire, du doigt il me montre un auvent qui se situe près de l’école. La troisième porte, une femme ouvre, un regard doux et ouvert. Un oui. “Entrez, vous tombez bien, on allait juste se mettre à table. Je mets un couvert de plus.” Je fais tout de suite connaissance avec la famille et goûte les boulettes liégeoises, la salade fraiche et les pommes allumettes. Ce sont de très fines frites qui sont très croustillantes. Ceci me rappelle ma jeunesse. J’étais à Lourdes avec mes parents et mes frères. Nous cherchions un restaurant. Mon père était fâché parce que sur tous les menus il était marqué frites et rien d’autre. Jusqu’à ce qu’il lisse ‘pomme allumette’. Lorsque l’assiette fut mise à table… des frites. J’étais super contente, mon père l’était moins. Et bien qu’au moment même mon père ne savait pas en rire, aujourd’hui je trouve cette anecdote hilarante lorsque j’y repense.

Une promenade du soir en compagnie de Pol et Sabine, jusqu’à l’église Saint-Paul. Pol m’offre une visite guidée personnelle. Une église datant de1632, récemment rénovée. À l’entrée on y trouve encore des cordes pour faire sonner les cloches. La restauration du cuivre fut faite à Brugge. Une église particulièrement belle, avec une énergie douce et une acoustique formidable. J’y chante ‘Uniao’, un chant appris lors d’un travail spirituel. Une merveilleuse et chaleureuse soirée. Une belle rencontre. Un jour de rentrée des classes que je n’oublierais pas si vite.

GPX Bestand Bra – Saint Jacques

Pol et Sabine

Acht uur. Ik trek de mouwen van mijn T-shirt over mijn handen. Het is fris. Een laag mist hangt over de velden. Twee reeën rennen weg. Ze houden even verder halt, kijken me aan, blaffen en vertrekken weer. Koeien komen enthousiast naar me toe. Een ander geluid is nog hoorbaar. Op ongeveer één meter boven de grond ben ik op zoek van waar dat zou komen. Niets te zien, tot ik een staart zie bewegen. Een vos met een dikke lange staart, sluipend over de grond. Wat een prachtig dier. Zijn roep klinkt precies alsof hij weent. Nog wat verder gekraak van oude takken. Voorzichtig stap ik verder. Op een paar meter voor me everzwijnen. De moeder draait zich plots om. Ze heeft me gezien. Mijn hart bonst, wat nu? ‘No panic’, mezelf overtuigend. Ze gaat naar haar kleintjes en duwt ze het bos in. Een school everzwijnen, blijkbaar is het voor hen ook één september. Een zucht van opluchting. Het is toch wel even schrikken wanneer er zo een groot dier in de buurt is.

In La Vilette ontmoet ik Jacques op een smalle weg tussen weilanden. “Vous avez de belles vaches”, weet ik hem te vertellen. Hij glimlacht. Roestbruine koeien, zachte vacht, een froufrou voor hun ogen. Op de achtergrond een wijds uitzicht op de omgeving. Een bos. Links, blauwe koele tinten van de ochtend, mistig. Het noorderlicht. Pure kleuren waar een kunstschilder jaloers op zou zijn. Rechts, gele warme tinten, het zuiden, de kleuren van de middag. Een vreemde gewaarwording dit fenomeen. Links voelt het fris op mijn huid, rechts warm of zit dat tussen mijn oren. Straaljagers komen de rust verstoren. Na de Leie, de Schelde, de Lesse, de Semois en de Ourthe, is het nu de beurt aan de Amblève. In de verte vertonen de toppen van de bossen al verkleuring. De herfst is op komst.

Op de Mont Saint-Jacques, staat een jeugdige nieuwe Sint-Jacobskerk. “La précédente fut détruite durant l’offensive des Ardennes. Située à une place stratégique, sur la droite les Allemands et sur la gauches les Américains”, vertelt de eigenaar van la ‘Ferme Bodson’, een plaats waar pelgrims meer dan welkom zijn. Van hieruit zou het, door de bossen, nog veertig kilometer zijn naar Harzé. Afdalend het bos in, een riviertje. Het water kleurt rood. In het bos vind ik een schedel. Bijna intact. Kleine hoekige tandjes. Vermoedelijk een vosje. Oh, een gewei van een hert zou ook wel tof zijn. Ik laat de gedachte los. Het pad is niet onderhouden. Lange grassen. Een teek. Een beet. Een ontmoeting met een hert.

Rahier. Op mijn kilometerteller: vierentwintig. Tijd om te stoppen. “Vous pouvez dormir dans la grange et on vous demande votre carte d’identité pour la nuit”, zegt de vrouw. De eerste keer dat dit wordt gevraagd. Ik kan het ook wel volgen, hoewel, wanneer er echt verbinding zou zijn, is dit overbodig. “Si jamais je ne trouve pas autre chose je reviens madame, merci d’avance!” De tweede deur, een antiquair, hij wijst met zijn vinger naar een afdakje naast de school. De derde deur, een vrouw, een open zachte blik. Een ja. “Entrez, vous tombez bien, on allait juste se mettre à table. Je mets un couvert de plus.” Ik maak onmiddellijk kennis met het gezin en proef de lekkere Luikse bouletten, frisse salade en ‘les pommes allumettes’, hele fijne en croustillante frieten. Het doet me denken aan mijn jeugd. Ik was in Lourdes met mijn ouders en broers. We zochten een restaurant. Mijn vader was kwaad omdat er overal op het menu ‘frieten’ stond en niets anders. Tot hij las ‘pomme allumette’. Het bord kwam voor onze neus, frieten. Ik was superblij, mijn vader minder. Hoewel mijn vader er toen niet mee kon lachen, vind ik het vandaag hilarisch wanneer ik eraan terug denk.

Een avondwandeling met Pol en Sabine tot aan de kerk Saint-Paul. Ik krijg er van Pol een persoonlijke rondleiding. Een kerk gebouwd in 1632, pas gerestaureerd. Aan de ingang

 

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