Vendome

Vendome

​Ik haal mijn kledij van de lijn. Hmm, nog nat. Michel brengt me naar Stef waar we een gezellige babbel hebben terwijl mijn kleren in de droogkast mogen drogen. De tijd staat stil. Fijne ontmoetingen die niet vreemd aanvoelen. Alsof we geen onbekenden voor elkander zijn. Iers wat ik heel regelmatig ervaar.

De rustige kleine stad Vendome is uitnodigend. Van la Chapelle Saint-Jacques – die dienst doet als concertzaal, tentoonstellingen –  naar la Trinité – een aanrader – terug richting la Chapelle opzoek naar een vrouw die me kan helpen ivm info over de kerk. Een grote houtenpoort met een bijzondere deurklopper. ‘Bonjour, je suis a la recherche de Madame…’ , vraag ik aan een jonge heer die me verwelkomt. ‘C’est ma mère. Elle n’est pas a la maison. Entree’. Een uitnodiging volgt onmiddellijk voor het middagmaal. De openhartigheid, eenvoud en schoonheid van deze mensen raakt me. Thibault helpt verder op weg na de verrukkelijke maaltijd in familie.

La Trinité

In het park aan het kasteel verander ik van t-shirt. Ik had nooit gedacht dat ik ooit mijn zou omkleden midden een park. Daar was ik veel te angstig en bescheiden voor.

Een man en vrouw lezend in hun voortuin. De rust van het dorp. De vele kleurrijke bloemen. Grotwoningen. Ik keer even op mijn stappen terug. ‘Pardon, vous pourriez m’aider a un hébergement svp’. In de vroege vooravond blijf ik hier overnachten. Een avondwandeling met Catherine en bezoekje aan hun grotwoningen terwijl Hervé verse komkommer gaat halen in zijn moestuin. Noisette – de huispoes – zit op de uitkijk.

‘Quand la buse me montre le chemin’

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Le livre ‘Quand la buse me montre le chemin’ de Jasmine Debels – un pèlerinage à travers la Belgique, au profit de Maladie de Charcot.

En 2013 quelque part au beau milieu des Pyrénées, je m’arrête le long de la route pour observer une buse flanquée dans un rocher. Derrière moi un court d’eau, une chapelle, le chemin de Saint-Jacques. Ma première rencontre avec le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Le 1 avril 2014 je commence, sans préparation préalables, à parcourir ce chemin. Mon point de départ, Namur. Trois mois plus tard je suis arrivée à Compostelle.

J’avais pris gout à la marche, mais surtout à ce que la marche apporte. Une façon de voyager qui m’apporte calme, silence, pureté, harmonie, en connexion avec moi-même et l’autre, la nature et l’essentiel.

Durant l’été 2015 je marche un parcours en Belgique, plus précisément en Flandre. Je marché d’une église Saint-Jacques à l’autre en succession au camino. J’étais curieuse de découvrir et de ressentir la différence entre un chemin ou chaque jour des milliers de pèlerins passent et un chemin de pèlerinage inconnu dans mon propre pays. Comment la connexion entre les gens pouvez être. C’est comme cela qu’est né ’40 jours de marche, 40 villages, 40 rencontres et cela avec seulement 40 euro en poche’.
Une partie du parcours se déroule sur le ‘Jacobskerkenpad’ (un sentier qui à vue le jour lors du 25ieme anniversaire de l’association Flamande de Compostelle).

Comme individu et comme pèlerin le chemin en Belgique n’été pour moi pas terminer aussi longtemps que les églises Saint-Jacques du sud du pays n’étaient pas relier avec le chemin que j’avais marché. En 2016 je suis partie relier toutes les églises Saint-Jacques de Wallonie avec celle de Flandres. C’est comme cela qu’est né un nouveau chemin de pèlerinage qui relie toutes les églises Saint-Jacques de Belgique.

Plus de mille kilomètres par sentiers de GR, de magnifique réserves naturelles, foret, champs, cours d’eau, avec de temps à autre un pied au Pays-Bas, Luxembourg, France, sur des chemin qui mènent à Compostelle. Un chemin ou les frontières s’estompes et ou les liens sont présents.

Un chemin que j’aimerais partager avec vous, de façon à vous inviter, à travers mes propres expériences, à prendre le chemin, votre chemin. Une façon de ‘voyager’ dans le plus large sens du mot.
J’espère aussi en envoyant se ‘voyage’ dans le monde, que d’autres personnes marcherons sur mes pas et iront ainsi à la découverte d’eux même et à la découverte de la Belgique avec ses magnifiques régions si diversifiées et surtout à la rencontre de ses habitants. Un chemin nous reliant bien au-delà des frontières.

La Maladie de Charcot (Sclérose latérale amyotrophique (SLA).

Fin 2012 je rencontre Alain Verspecht. En 2006 Alain présente des premiers symptômes, et c’est bien plus tard que le diagnostic est rendu. Une maladie sournoise qui se glisse dans sa vie…. J’ai commencé à suivre la vie journalière d’Alain – comme photographe – après m’être arrêtée sur le pourquoi de mes images. Au lieu d’aller photographier dans un lointain pays je reste cette fois si près de la maison, car ici aussi des gens ont besoin d’aide. C’était la première fois que j’entrais en contact avec la Maladie de Charcot.

Après avoir pris, pendant quelques semaines, des photos d’Alain, j’entre en contact avec Grietje, une des filles de Magda Decock (1948-2014) elle aussi victime de la maladie. Grietje et ses sœurs on vues la rapidité avec laquelle les impacts de la maladie allé influencer la vie de leur maman. C’est la raison pour laquelle elles m’ont demander de faire un reportage d’elle. Je ne pus résister. Très vite je rends visite à Magda. Magda ne savait plus se servir de ses bras pour m’accueillir…elle le faisait avec son sourire, si grand qu’il transcende tout .

J’ai beaucoup appris aussi bien avec Alain, qu’avec Magda qui tout deux à leur manière et avec leur différente façon d’être, mon enseigné bien des choses.
Je souhaitais, par conséquent, faire quelque chose en retour. Un livre de photos sur la Maladie de Charcot, mes pour l’une ou l’autre raison se projet ne voulait pas prendre forme et il ne vis pas le jour.

Soudain cet été il me fut clair que je ne devais pas faire un livre ayant comme sujet la SLA, mais un livre au profit de la SLA. Et juste à cet instant il y avait une plume de buse à mes pieds, comme signe de confirmation. La première semence été semée. La connexion été faite. C’ est ainsi que le mouvement fut lancé, en résonance de temps. Des gens croisèrent mon chemin. Très vite une équipe c’est formé qui m’aide aujourd’hui à mener ce projet à bon terme.

Le livre ‘Quand la buse me montre le chemin’- un pèlerinage à travers la Belgique, était né.

Un livre au profit de la Maladie de Charcot, pour soutenir et prolongé la survie des patients et à terme espérer leurs guérison.

Dans le livre de 204 pages il y aura environ 200 photos, une carte géographique sur laquelle toutes les églises Saint-Jacques seront mentionnées, ainsi qu’une courte description du parcours. Il y aura aussi un journal personnel racontant les expériences en cours de route et sept dessins. Au milieu du livre un livret avec des photos en noir et blanc de Alain et de Magda.

Le livre sera présenté pour la première fois en l’église Saint-Jacques de Gand. Plus tard il y aura d’autres présentations à travers le pays.

Le livre sera imprimé avec beaucoup d’attention et de soins.

Café du Centre

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Sept heures, je m’éveille dans la maison de Paula, quatre-vingt-deux ans. Elle est momentanément nécessiteuse, avec un poignet cassé lors d’une chute. Une heure plus tard Paula s’éveille. Je prépare le petit-déjeuner et cuit une omelette. Je l’aide à beurrer ses tartines. La vaisselle. Sa fille Bernadette vient la chercher pour aller à l’hôpital. Elle m’ouvre son cœur du fait qu’elle ne peut pas placer sa maman dans une maison de repos. On parle un peu ensemble. Quand je quitte la maison je vois deux dames souriantes.

Encore quelques nuages gris dans le ciel. Un défi. Traverser une prairie, durant un kilomètre, alors que des vaches y pâturent. Après l’histoire du taureau de la dernière fois! Pfff, j’essaie de me convaincre que tous se passe entre mes deux oreilles, ce qui est vrai d’ailleurs. Je réussi. Soulagement. Je sens des gouttes ruisseler le long de ma colonne vertébrale.

À Clermont-sur-Berwinne l’avant dernière église Saint-Jacques le majeur de Wallonie. (il en reste encore une dans les environs de Charleroi, qui m’a échappée). Une agréable surprise m’attend lorsque j’entre dans le village. Le village est nommé un des plus beaux villages de Wallonie pour la province de Liège, et à juste titre. Contre le mur de l’église, des tombes datant des années seize-cents.

À Thimister. La terrasse du ‘Café du Centre’, chez madame Renée et son fils Manu. Que de joie et de bonté palpable ici. Un homme âgé arrive. Il s’appelle Victor Hugo, oui oui tu lis bien. Quatre-vingt-douze ans. Il raconte quelques anecdotes au sujet de son nom. “Ah, ne me parle surtout pas des Allemands. Je me suis caché quatre ans pendant la guerre. Ils ont tué sept de mes frères, on était douze.” Il dit encore, avec un regard de chenapan “Les Ardennais sont des ‘tièstus’, mais il faut aussi dire qu’il ne faut pas leur marcher sur les pieds parce qu’ils ont bon cœur.”

Je quitte les bois pour me rendre dans la pleine. Les bruits de la nature font place à ceux des véhicules. Je pense à la buse. Je me rends compte qu’il y a quelque jours que j’en ai vu une. Elle me manque un peu. Au même moment j’en vois un couple et je les entends crier. Je sourie. Elle ne sont pas parties. Le soir tombe déjà beaucoup plus vite que la semaine dernière. Vingt heures. Une femme m’emmène chez sa sœur malade, car je ne peux loger chez elle à cause de son mari. Je marche vingt minutes en sa compagnie. Je suis fatiguée. La femme m’assomme avec des questions: “Pourquoi vous faîtes le chemin, vous êtes catholique? Parce que vous allez d’église en église.” Je la regarde et lui demande: “Pourquoi je dois l’être pour faire cela!” “Bhein vous les catholiques vous êtes quand même toujours à la recherche? J’essaye de comprendre.”  J’essaie de lui expliquer: “Madame toutes vos questions servent à quoi? Est-ce de la recherche! Moi j’essaye de vivre dans l’instant présent et les réponses me viennent d’elles même, à l’improviste.” “C’est quoi l’instant présent? Nous les témoins de Jéhovah on laisse tout le monde entrer.” “Oh madame je vais vous prendre au mot!”,  lui dis-je en souriant. Arrivée chez sa sœur je vois très vite qui n’a rien à dire. La sœur ne me regarde pas, n’ose pas parler librement, parle à voix basse. Je remarque ce qui se passe et interrompt le comportement intrusif de la femme qui m’a menée jusqu’ici en continuant la conversation. “Mia, je comprends si cela ne te convient pas. Ne t’inquiète pas.” En lui disant cela je vois que soudainement elle ose me regarder et me dire, “Je n’aime pas, c’est mon privé.” Elle me regarde et me sourit. “Je te comprends et te suis, avec respect.” J’ai déjà vu beaucoup de comportements autoritaires mais je dois dire que celui-ci m’échappe complètement. Soudainement la femme, qui m’a menée jusqu’ici disparait en fumée. Et je me retrouve dans le noir en plein milieu d’un quartier social. Heureusement je trouve rapidement un abri sûr et chaleureux.

GPX Bestand Verviers -Soumagne

Café du Centre

Zeven uur, ik ontwaak in het huis van Paula, 82 jaar. Een uur later ontwaakt mijn gastvrouw. Ze is momenteel hulpbehoevend na een val. Een gebroken pols. Ik maak het ontbijt klaar en bak een omelet. Ik help haar bij het smeren van haar boterhammen. De vaat. Haar dochter Bernadette komt haar oppikken om naar het ziekenhuis te gaan. Ze lucht haar hart bij me omdat ze haar mama niet naar een rusthuis kan brengen. We praten wat met elkaar. Wanneer ik het huis verlaat, zie ik twee lachende dames.

Nog wat grijze wolken aan de lucht. Een uitdaging, een weiland van één kilometer oversteken tussen koeien. Na de stier van de vorige keer… Pfff, ik overtuig mezelf dat de angst tussen mijn oren zit, wat ook zo is. Het lukt me. Ontlading. Zweetdruppels voel ik langs mijn rug afdalen. In Clermont-sur-Berwinne, de voorlaatste Sint-Jacobs de Meerderekerk in Wallonië (eentje in de buurt van Charleroi is me ontsnapt). Een aangename verrassing wanneer ik het dorp binnenstap. Het dorp is uitgeroepen tot één van de mooiste in Wallonië, en terecht. Een aangename ontmoeting met la sacristine die de deur van de kerk voor me opent. Tegen de muur van het gebouw grafzerken uit 1600.

In Thimister. Het terras van ‘Café du Centre’, chez madame Renée en haar zoon Manu. Wat een vreugde en vriendelijkheid is hier voelbaar. Een bejaarde man komt aangewandeld. Zijn naam Viktor Hugo, jaja, je leest het goed. Tweeënnegentig jaar. Hij vertelt een paar anekdotes rond zijn naam. “Ah, ne me parle surtout pas des Allemands. Je me suis caché quatre ans pendant la guerre. Ils ont tué sept de mes frères, on était douze.” Hij weet nog te vertellen: “Les Ardennais sont des ‘tièstus’ (koppig), mais il faut aussi dire qu’il faut pas leur marcher sur les pieds parce qu’ils ont bon cœur”, zegt hij met deugnietenogen.

Ik begin de bossen achter me te laten, open velden verschijnen. De natuurgeluiden maken plaats voor motorvoertuigen. Ik denk aan de buizerd. Ik besef dat het al een paar dagen geleden is dat ik er één zag. Ik mis ze wel een beetje. Net op dat moment zie ik een koppel en hoor ik ze roepen. Mijn mondhoeken trekken omhoog. Weg zijn ze niet! De avond valt al veel sneller dan een week geleden. Twintig uur. Een vrouw neemt me mee naar haar zieke zus, omdat ik bij haar niet kan overnachten omwille van haar man. Twintig minuten wandel ik verder met haar. Ik ben moe. De vrouw vuurt vragen op me af: “Pourquoi vous faîtes le chemin, vous êtes catholique? Parce que vous allez d’église en église.” Ik kijk haar aan: “Pourquoi je dois l’être pour faire cela!” “Bhein vous les catholiques vous êtes quand même toujours à la recherche? J’essaye de comprendre.” “Madame toutes vos questions servent à quoi? Est-ce de la recherche! Moi j’essaye de vivre dans l’instant présent et les réponses me viennent d’elles même, à l’improviste”, probeer ik me te verduidelijken. “C’est quoi l’instant présent? Nous les témoins de Jéhovah on laisse tout le monde entrer.” “Oh madame je vais vous prendre au mot!”, al glimlachend. Bij haar zus wordt me al snel duidelijk wie het onderspit moet delven. De zus neemt geen oogcontact, durft niet vrijuit spreken, praat met een heel stille stem. Ik neem het gesprek waar. Om een halt toe te roepen aan het opdringerig gedrag van de vrouw die me tot hier bracht, neem ik het over. “Mia, je comprends si cela ne te conviens pas. Ne t’inquiète pas.”  Door dit aan haar te melden zie ik een vrouw die me plots durft aan te kijken en tegen me zegt: “Je n’aime pas, c’est mon privé.” Ze kijkt me aan en lacht. “Je te comprends et te suis, avec respect.” Ik heb veel autoritair gedrag gezien, maar deze vorm overstijgt alles. Plots is de vrouw die me naar hier bracht met de noorderzon verdwenen. Daar sta ik in het donker middenin een sociale wijk. Gelukkig vind ik al heel snel een warm en veilig onderdak.

 

Hertengewei – Bois de cerf

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La maison se réveille. Le plancher craque. L’arôme du café. La table du petit-déjeuner. Tout le monde se prépare pour commencer la journée. J’ai le temps de déjeuner tranquillement. Une demi-heure plus tard tout le monde a quitté la maison. Je continue d’écrire mon journal. Une tasse de café sur la table devant moi. Sur l’appui de fenêtre des glaïeuls, et de l’autre côté de la vitre une vue sur un vieux chêne. Débarrasser, puis une visite au petit endroit, que j’appelle ‘le petit coin de pensée’. Je ferme la porte d’entrée, en chêne et ornée de belles ferronneries, derrière moi. Contrôle encore une fois si elle est bien fermée et dépose la clé dans la boîte aux lettres. Je me retourne et salue une dernière fois la maison.

Un  petit ruisseau ‘La Lienne’, des noisettes et des glands. Il fait silencieux. Au loin le brouillard se lève. Contrastes, différentes tintes de gris et de temps à autre un peu de bleu. Magnifique! À mes côtés une pierre dont la structure ressemble à celle de l’ardoise mais qui est de couleur rouge. Elle est très douce au touché, aussi douce que la chaux.

Une ferme, une chanson sort de la grande grange, elle parle d’harmonie et d’amour. Un border collie me suit maintenant depuis deux kilomètres. Quand je m’arrête, il m’attend. Il me rappelle Belle, une border collie pour laquelle j’ai été obligée de chercher des nouveaux maitres, voilà vingt ans maintenant.

Par terre un bâton. Un bois de cerf. Hier j’espérais que cela se produise et laissais l’idée derrière moi. Et voilà. Comme pour le trèfle à quatre feuilles. Lorsque le moment est venu… super contente! De même que les plumes de la buse et celles du milan royal, le bois prend place sur mon équipement. Des larmes de joie. Les bourdons profitent des bleuets et des scabieuses. Deux argus bleu (petit papillons Polyommatus Icarus) tourbillonnent autour de moi. Un Pieridae (papillon blanc).

Harzé. J’entends encore l’écho d’hier. “Oh, il y a bien quarante kilomètres jusqu’à Harzé.” Heureusement que les chiffres ne restent pas coller. Vingt-six kilomètres entre Saint-Jacques et Harzé. Bravo Jasmine, tu es restée toi-même, tu as suivi ton instinct. À Harzé la prochaine église Saint-Jacques. Je vais chercher la clé chez la voisine. Il y a un magnifique vitrail bien détaillé de Saint-Jacques à voir. Le château. Le bar est fermé. Je demande à la réception de l’hôtel s’il a moyen d’avoir un café. Je demande aussi combien de kilomètres me séparent de Polleur. À la réception une jeune femme très aimable cherche les informations. “Et vous logez où?” “Chez les habitants.” “Autrement vous pouvez dormir ici.” Je n’en crois pas mes oreilles. Je pense d’abord me trouver dans un état second. J’ouvre grand les yeux, étonnement, assimilation….j’ai bien entendu. Je ne peux refuser cette chaleureuse offre et accepte. Un jour de repos me fera du bien. Je profite de la chambre dans laquelle le peu de chose étant en ma possession est répartie un peu partout. La nécessité de créer mon propre endroit, en silence, seule. Ça aussi fait du bien en cours de route. Pouvoir profiter d’un endroit bien à soi, pour un laps de temps. Comme ce matin dans la maison de Pol et Sabine. Je prends le temps de laver mes vêtements. C’est plus que nécessaire. Je les pends un par un par un dans la salle de bain pour qu’ils sèchent.

GPX Bestand Saint-Jacques – Chevron

Hertengewei

Het huis ontwaakt. De plankenvloer kraakt. De geur van koffie. De ontbijttafel. Iedereen maakt zich klaar om de dag te beginnen. Ik krijg de tijd om rustig te ontbijten. Een half uur later is iedereen de deur uit. Ik vul verder mijn dagboek aan. Een potje koffie staat voor mij op tafel. Op de vensterbanken gladiolen, door het vensterglas zicht op een oude eik. Afruimen en nog even naar het kleinste vertrek, ik noem het ‘le petit coins de pensée’. Ik trek de eiken voordeur met zijn prachtige smeedwerk achter me dicht. Check nog even of ze goed op slot is en steek de sleutel in de brievenbus. Ik draai me om en groet nog even het huis.

Een kabbelend beekje ‘La Lienne’, hazelnoten, eikels. Het is stil. In de verte trekt de mist op. Contrasten, verschillende tinten grijs, af en toe wat blauw. Prachtig! Naast mij een soort steen dat dezelfde vorm heeft als leisteen, maar in een rode kleur. Het voelt zacht aan, zo zacht als kalk. Een boerderij. Een deuntje komt uit de grote schuur, het spreekt over harmonie en liefde. Een bordercollie volgt me over een afstand van twee kilometer. Wanneer ik stop, wacht hij me op. Doet me denken aan Belle, een bordercollie die ik genoodzaakt twintig jaar geleden een andere thuis heb gegeven. Op de grond, een stok. Een hertengewei. Gisteren hoopte ik het nog, liet los en zie! Net als het klavertje vier. Als de tijd er rijp voor is… superblij! Net als de veren van de buizerd en de milan royal (rode wouw) krijgt het gewei een plaats aan mijn outfit. Tranen van vreugde vloeien. Hommels genieten van de Scabiosa en de korenbloem. Twee Icarusvlinders fladderen om me heen.

Harzé. Ik hoor nog een echo van gisteren, “Oh, il y a bien quarante kilomètres jusqu’à Harzé.” Gelukkig blijven de cijfers niet kleven. Zesentwintig kilometer tussen Saint-Jacques en Harzé. Knap gedaan Jasmine, bij jezelf gebleven en buikgevoel gevolgd. In Harzé de volgende Sint-Jacobskerk. De sleutel haal ik bij de buurvrouw. Een prachtig gedetailleerd glasraam van Sint-Jacob is er te zien. Het kasteel. De bar is gesloten. Ik vraag bij de receptie van het hotel of er mogelijkheid is voor een koffie. Ik vraag hoeveel kilometers er nog zijn naar Polleur. Een vriendelijke juffrouw aan de balie zoekt de info. “Et vous logez où?” “Chez les habitants.” “Autrement vous pouvez dormir ici.” Ik geloof eerst mijn oren niet. Ik denk dat ik ergens in een roes terecht ben gekomen. Ik trek mijn ogen wijd open van verwondering en laat alles binnendringen. Ik heb wel juist gehoord. Dit warm aanbod kan ik niet weigeren. Een dagje rust zal me goed doen. Ik geniet van de kamer, waarin ik de weinige spullen die ik bij heb overal verspreid. Een nood om een eigen ruimte te creëren, in stilte, alleen. Ook dit doet deugd op de weg. Een eigen plekje even alleen voor jezelf mogen hebben, net zoals deze morgen in het huis van Pol en Sabine. Ik neem de tijd en de ruimte om mijn kleren te wassen. Het is meer dan broodnodig. Eén voor één hang ik ze in de badkamer te drogen.

Braambessen-Mûres

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Ce matin la nature est recouverte d’un tapis blanc. Il fait frais. De la fumée blanche s’échappe des cheminées. L’odeur du bois brulé. De nombreuses toiles d’araignées sont visibles, ce sont de vrais chefs-d’œuvres. Les petites gouttes d’eau ressemblent à des perles de cristal et vu de plus près elles reflètent tout l’environnement. On dirait que la nature pratique la magie. Mon sac à dos pèse plus lourd. Aussi Marie s’est fait magicienne ce matin. Deux boites de filet de maquereaux, du thon, une salade de fruit et une pomme du jardin.

Les mûres se situent au niveau des yeux et m’attirent très fort. Oui ou non? Très tentant. J’observe l’arbuste est remarque qu’on y a pas encore touché. Je ne résiste pas. Mes yeux se ferment pendant que mes papilles gustatives s’activent. Hmm, délicieux. Merci Mère Nature.

Dix heures du matin. Pas d’activité dans les villages, comme si tout le monde dormait encore. Des capucines, feuille, tige et fleur, ma dose d’antibiotique pour aujourd’hui. Le soleil se fraye un chemin à travers les nuages. Un facteur fait sa tournée. Les duvets, d’un chardon en fin de floraison, adhérent les uns aux autres à cause de l’humidité. Les fleurs blanches du Convolvulvus forment des points de lumière dans les accotements de verdure. Dans les jardins: dahlia, phlox, anémones et glaïeuls. Le sol est rouge et me colle aux pieds.

La journée pluvieuse d’hier me donne l’impression d’avoir eu comme effet, cette nuit, d’échanger l’été contre l’automne. Les fougères ont déjà des taches rousses. Je demande le chemin à un homme dont la maison est entourée d’un petit mur. Dix minutes plus tard on fait la conversation. Dans le prochain village où j’aimerais faire halte, peu de vie à percevoir. Les nombreuses maisons de vacances font de ces villages des villages fantômes. Une des raisons pour laquelle les commerces et les écoles disparaissent. Encore deux kilomètres jusqu’à Erezée. Dans un jardin, une brouette remplie de bois d’élagage, une femme aux gants de jardinage et dans sa main droite une cisaille. Une brève rencontre. Je suis invitée à passer la nuit chez elle, si toute fois cela ne serait pas possible au presbytère. Une demi-heure plus tard je suis en face de la charmante maison de couleur ocre. Anne m’ouvre: “Bienvenue!”

GPX Bestand Bande – Amonines

Braambessen

De natuur is bedekt met een wit ochtendtapijt. Het voelt wat frisser aan. Uit de schoorstenen komt witte rook. De geur van verbrand hout. Talrijke spinnenwebben zijn zichtbaar, echte kunstwerkjes. De kleine waterdruppels zijn net kristallen parels, die de hele omgeving reflecteren. Het is net alsof de natuur aan het toveren is. Mijn rugzak weegt wat zwaarder. Ook Maria toverde deze morgen, het één na het ander kwam te voorschijn: twee dozen makreel, tonijn, gemengd fruit en een Boskoop appel uit eigen tuin.

De braambessen staan op ooghoogte in massa naar me te lonken. Zou ik of niet? Aantrekkelijk. Ik bekijk de struik en zie dat er niet van werd gesmuld. Ik kan het niet laten. Mijn ogen sluiten zich terwijl mijn smaakpapillen in actie komen. Hmm, verrukkelijk. Dank je moeder natuur.

Tien uur in de morgen. Geen beweging in de dorpen, alsof iedereen nog slaapt. Oost-Indische kers – blad, steel en bloem – mijn portie antibiotica voor de dag. De zon baant zich een weg doorheen het wolkendek. Een postbode doet zijn ronde. De pluizen van de uitgebloeide distels kleven aan elkaar van de vochtigheid. De witte bloemen van de Convolvulus brengen lichtpunten in de groene berm. In de tuinen: Dahlia, Phlox, anemonen, gladiolen. De grond is rood en kleeft aan mijn voeten.

De regendag van gisteren geeft me het gevoel dat in één nacht de zomer plaats heeft gemaakt voor de herfst. De varens vertonen al roestbruine vlekken.
Ik vraag een man naar de weg, zijn huis is omringd door een muurtje. Na tien minuten zitten we samen wat te praten. In het volgend dorp waar ik graag halte houd, is weinig leven te bespeuren. De vele vakantiehuizen maken van deze mooie plaatsen spookdorpen. Eén van de redenen waarom plaatselijke handelaars en scholen verdwijnen. Nog twee kilometer tot aan Erezée. In een tuin, een kruiwagen gevuld met snoeihout, een vrouw met tuinhandschoenen en in haar rechterhand een snoeischaar. Een korte kennismaking. Ik word uitgenodigd voor de nacht, indien het me niet zou lukken in de pastorie. Een half uur later sta ik aan een okergeel en charmant huis. Anne doet open: “Welkom!”

Fabrice

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J’ôte mes bouchons d’oreille. En dessous de moi, j’entends un cheval cogner le mur de son écurie. Il est clairement éveillé. À la villa ‘Les Olivettes’ je prends un petit déjeuner. La villa est marquée par le temps. Il règne une atmosphère familiale. Christine, la propriétaire me dit vouloir continuer d’exploiter la villa, même si cela n’est pas facile. Une femme bien courageuse.

Une salle à manger décorée chaleureusement. Aux murs des tableaux de chasse. Les nombreux verres en cristal rappellent un passé glorieux. Devant moi un feu, une table en chêne sur laquelle se trouve un panier de fruits. Derrière moi le lever du soleil. Sur ma gauche, un salon avec des livres et des jeux de société. Avec un peu de fantaisie je réussis presque à sentir l’odeur du feu brulant. Nous parlons de ce que La Roche fut et de l’évolution de l’hôtel-restaurant aujourd’hui devenu chambres d’hôtes. Un endroit idéal pour toute personne aimant les chevaux et les chiens. Les chiens sont ici plus que bienvenus. Pureté dans un certain luxe avec une grande simplicité, où on va et vient aisément sans beaucoup de tralala.

Pour la première fois je paye ma nuitée et c’est de bon cœur. Avec le seul billet que j’avais en poche, 10 euros, ils m’ont donné une chambre. Un accueil entre êtres humains. La spontanéité de l’accueil sans se soucier d’argent est aujourd’hui chose rare dans le commerce, certainement quand on ne se connait pas du tout. Au moment de payer je leur demande leur numéro de compte pour verser le solde.

Ma prochaine escale est Bande, où se trouve l’église-Saint-Jacques suivante. Elle est à huit jours de marche de la précédente. Les kilomètres s’engloutissent sous mes pieds. Le cheminement se passe bien à travers bois et champs. Même tellement bien, que je ne me rends pas compte d’y être presque arrivée. À trois kilomètres de Bande je teste pour la première fois mon parapluie de promenade. Petit de taille et de poids. Et oui, à ma plus grande surprise, efficace. Pas de cafouillage avec sac à dos, veste de pluie. Un clic et c’est ouvert. En empruntant un vieux chemin Gallo-Romain je descends entre arbres et arbustes. Une haie d’aubépine me protège de la pluie. Au loin le clocher de l’église qui se dresse au-dessus des vergers. Je me dirige vers l’église en chantant et en fredonnant sous mon parapluie. Quatre chevaux viennent dans ma direction. Ils me regardent et puis tournent tous les quatre, leurs derrières vers la pluie. Arrivé à Bande l’église est fermée. J’appelle l’abbé. Il est en réunion. Une voisine, Marie, m’aide et téléphone à la sacristine. Cinq minutes plus tard quelqu’un vient m’ouvrir la porte de l’église. La femme ne connait apparemment pas Saint-Jacques, puisqu’elle me désigne Saint-Nicolas lorsque nous parlons de Saint-Jacques. Marc, un voisin sait beaucoup de choses sur l’église, le village, la guerre. Un homme à qui on a raconté l’histoire dès le berceau. Il habite avec son père dans la maison familiale. Au mur une horloge dont le tic-tac nous rappelle les secondes qui passent.

José, le mari de Marie propose de passer la nuit chez eux. Reconnaissante. José et Marie ont deux enfants dont un fils aveugle de naissance. Je rencontre Fabrice lorsque Marie me montre la salle de bain et la chambre à coucher. Il sort de sa chambre en caleçon. “Bonjour Fabrice, c’est bien la première fois que je fais connaissance d’une personne qui se trouve en caleçon devant moi”, lui dis-je d’une façon humoristique. Il se met à rire. Il entre dans la salle de bain et s’assied sur le WC. Bien sûr pour lui cela est évident. Les choses peuvent êtres si simples. Je ne me sens pas gênée. Admettez qu’on se complique bien souvent la vie, et qu’elle peut pourtant être si simple!   

GPX Bestand Maboge – Bande

Fabrice

Ik haal mijn oordoppen uit. Onder de kamer hoor ik een paard schoppen tegen de wand van zijn stal. Hij is duidelijk wakker. In de villa ‘Les Olivettes’ neem ik een ontbijt. Getekend door de tijd. Er hangt een huiselijke sfeer. Christine, de eigenares blijft de villa verder uitbaten, ook al is het niet eenvoudig, weet ze te vertellen. Een vrouw met veel moed.

Een warm ingerichte eetzaal. Aan de muren jachttaferelen. De vele kristallen glazen verwijzen naar een roemrijke periode. Voor mij een kachel, een oude eiken tafel met daarop een fruitmand. Achter mij de zonsopgang. Links van mij een zithoek, boeken, gezelschapsspellen. Met enige fantasie kan ik bijna de geur van een brandende kachel voor mij halen. We praten over hoe La Roche vroeger was en de evolutie van het hotel-restaurant naar chambre d’hôtes. Een ideale plaats voor mensen die houden van paarden en honden. En honden zijn hier meer dan welkom. Puurheid in een zekere luxe met een grote eenvoud, waar je makkelijk in en uit loopt, zonder veel tralala. Voor de eerste keer betaal ik een overnachting, en het is hen gegund. Met het enige briefje dat ik op zak heb, krijg ik een kamer, tien euro. Een ontvangst van mens tot mens. De spontaniteit van ontvangst zonder zich zorgen te maken om geld is vandaag een rariteit binnen de bedrijfswereld, toch als je volledig vreemd bent voor elkaar. Bij het betalen vraag ik hun rekeningnummer, de rest schrijf ik over.

De volgende plaats waar ik naartoe wandel is Bande, waar de volgende Sint-Jacobskerk is. Op acht dagen stappen van de vorige kerk. De kilometers verdwijnen onder mijn voeten. De weg gaat vlot via bossen en velden. Zelfs zo vlot dat ik het niet doorheb dat ik er bijna ben. Op drie kilometer voor Bande test ik voor de eerste keer mijn wandelparaplu uit. Klein, compact en lichtgewicht. Ja hoor, tot mijn grootste verwondering best wel efficiënt. Geen gefoefel met rugzak en regenvest. Klik en hij is open. Via een oude Gallo-Romeinse weg daal ik af tussen lage struiken en loofbomen. Een haag van meidoorn beschermt me tegen de regen. In de verte de kerktoren die uitsteekt boven de boomgaarden. Al zingend, neuriënd onder mijn paraplu richting kerk. Vier paarden komen mijn kant op. Ze kijken me aan en daarna draaien ze alle vier terug hun kont naar de regen toe.

In Bande is de kerk dicht. Ik bel l’abbé. Hij is in vergadering. Een buurvrouw, Maria, helpt me verder en belt de sacristine op. Na vijf minuten komt er iemand de deur van de kerk openen. Sint-Jacob is voor haar duidelijk onbekend, want ze wijst naar Sint-Nikolaas als we het over Sint-Jacob hebben. Marc, een buurman, weet me veel te vertellen over de kerk, het dorp en de oorlog. Een jongeheer die de info meekreeg van in de wieg. Samen met zijn vader woont hij in het ouderlijk huis. Aan de muur een klok die bij iedere seconde een regelmatig getik laat horen.

José, de man van Maria, stelt voor om bij hen te overnachten. Dankbaar. José en Maria hebben samen twee kinderen, waarvan de zoon blind geboren werd. Ik ontmoet Fabrice wanneer Maria mij de badkamer en de slaapkamer toont. Hij komt zijn kamer uit in zijn onderbroek. “Bonjour Fabrice, c’est bien la première fois que je fais connaissance d’une personne qui se trouve en caleçon devant moi”, vertel ik hem op humoristische toon. Hij begint te lachen. Hij komt verder de badkamer binnen en zet zich op het wc. Ja, natuurlijk voor hem is dit een evidentie. Zo simpel kan het! Ik voel me er niet vervelend bij. Geef toe, wat kunnen we het soms moeilijk maken, waar het ook eenvoudig kan!

 

De Ourthe

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Je me plais bien au bord de l’Ourthe. Je suis un sentier direction La Roche. Celui-ci se situe sur l’autre rive et là où passe la GR57. Les canards continuent de flotter calmement lorsque je suis à un demi-mètre d’eux.

Des obstacles m’obligent à marcher sur des rochers se trouvant dans l’eau et de quitter le sentier de terre. Beaucoup d’arbres renversés empêchent le passage, il faut alors choisir: monter et descendre où ramper. Mettre et enlever et remettre le sac à dos… il m’arrive même d’oublier que je le porte sur mon dos, mais heureusement je m’en tire avec juste un peu de peur. Des racines glissantes. Mauvaises estimations de ma longueur de jambes… Un sentier d’aventures, comme si je parcourais un quatre cent mètres haies. Le chemin exige une certaine vigilance. Je prends les obstacles un par un, sans trop de réticences et sans trop d’efforts, tout calmement, c’est presque un jeu. Après deux heures de marche j’ai à peine trois kilomètres dans les jambes. Les mûres me reluquent. Après que Véronique m’ait raconté que les renards aiment les mûres, qu’ils urinent dessus, et qu’il est aujourd’hui défendu de les cueillir pour ne pas propager des maladies, je me retiens. Deux organes atteints par un parasite m’ont suffi. Je les laisse pour ce qu’elles sont et laisse de bon cœur leurs friandises aux renards.

À un certain moment je suis obligée de traverser l’Ourthe car il n’y a plus de passage accessible. Je traverse à contrecourant et espère réussir à me tenir debout. L’eau me rentre dans les souliers. Mon pantalon ne reste pas sec. Au milieu de la rivière j’admire la beauté qui m’entoure. Une oasis de repos.

Réussi. J’ôte mes chaussures, essore mes chaussettes, sèche mes semelles. Pendant ce temps je récupère un peu et mon estomac me demande de la nourriture.

Plus loin, de retour sur la GR57, deux jeunes sur la rive, Julie et Arnaud. Julie a un raton-laveur avec elle. L’animal a atterri un jour sous leur voiture et depuis il est devenu leur compagnon. Quel animal intelligent. Ses petites pattes ressemblent à des doigts et il sait, avec beaucoup d’agilité, charmer Julie.

À Maboge j’ai des doutes sur l’hébergement. La désobligeance de la femme ainsi que le fracas me font choisir de continuer plus loin. Il est presque vingt heures et le soleil du soir est presque disparu derrière les collines. Empruntant une pente de dix-huit pourcent au trot, je me dirige vers La Roche. Je rencontre un cerf… et encore un… cela me redonne du courage. Le soleil est presque couché. Il colore encore les troncs d’arbres de différents tons rougeâtres, comme si le bois était en flammes. Le ciel se colore de teintes mauves et roses. Le soir tombe. Le silence dans le bois est autre que celui du matin. J’arrive juste avant la nuit à La Roche. Je m’endors au-dessus d’une écurie.   

GPX Bestand Engreux – Maboge

La Roche

Ik heb het best wel naar mijn zin aan de oevers van de Ourthe. Ik volg een pad richting La Roche aan de andere kant van de rivier, waar de GR57 ligt. De eenden blijven rustig drijven wanneer ik op een halve meter afstand van hen sta. Hindernissen dwingen me ertoe om van de aardeweg af te wijken en rotsen in het water te bewandelen. Veel ontwortelde bomen verhinderen de doorgang, en dan is het of klimmen en dalen, of kruipen. Rugzak af, op, af… het gebeurt zelfs dat ik vergeet dat ik hem op mijn rug draag en dan kom ik er gelukkig met de schrik vanaf. Gladde wortels. Verkeerd inschatten van mijn beenlengte… Een avontuurlijk pad, alsof ik een vierhonderd meter hordenloop doe. De weg vraagt een zekere waakzaamheid. Eén voor één neem ik de obstakels aan zonder tegenzin en zonder teveel inspanning, in alle rust, het is bijna een spel. Na twee uur stappen heb ik amper drie kilometer in de benen. Braambessen staan naar me te lonken. Nadat Veronique me wist te vertellen dat vossen graag braambessen lusten, ze erop urineren, en er daarom een verbod is gekomen ze te plukken wegens het verspreiden van ziektes, moest ik toch wel even slikken. Twee aangetaste organen door een parasiet zijn wel voldoende geweest. Ik laat de bramen voor wat ze zijn en gun de vossen deze lekkernij.

Op een gegeven moment ben ik genoodzaakt de Ourthe over te steken omdat er geen doorkomen meer aan is. Tegen de stroom in, ga ik er tegenaan in de hoop dat ik recht blijf. Het water loopt in mijn schoenen. Mijn broek blijft niet droog. Middenin de rivier sta ik te kijken naar de schoonheid rondom mij. Een oase van rust. Gelukt! Ik doe mijn schoenen uit, kousen worden uitgewrongen, zolen worden gedroogd. Ondertussen recupereer ik wat en vraagt mijn maag naar voedsel. Verderop terug op de GR57 zitten twee jongeren aan de oever, Julie en Arnaud. Julie heeft een wasbeer bij zich. Het dier was onder hun wagen terecht gekomen, sedertdien is het hun metgezel geworden. Wat een slim dier. Zijn kleine poten zijn net vingers en hij weet met een behendigheid Julie in de ban te krijgen.

In Maboge is er twijfel voor overnachting. De onvriendelijkheid van de vrouw in de gîte en de luidruchtigheid doen me beslissen om verder te stappen. Het is bijna twintig uur en de zon verdwijnt achter de heuvels. Met een klim van wel achttien procent en in draf vertrek ik richting La Roche. Een ontmoeting met een ree… en nog één… geeft me moed. De avondzon is bijna verdwenen. Ze kleurt de boomstammen in verschillende tinten rood en oranje, alsof het bos in vuur en vlam staat. De lucht krijgt paarse en roze schakeringen. Het wordt donker. De stilte in het bos voelt anders aan dan ‘s morgens. Nog net voor de zon volledig ondergaat, kom ik aan in La Roche. Boven een paardenstal val ik in slaap.

 

La Roche

Agressie-Agressivité

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Le petit séminaire se prépare pour la nouvelle année scolaire. Des élèves et des professeurs y repeignent les murs des locaux. Dans le réfectoire, je bois un café en leur compagnie et celle de Sylvie.

Empruntant le RAVel je quitte Bastogne. En alternance, et selon la position du soleil par rapport au arbres et buissons, j’emprunte la GR15. L’ombre. Dans chaque village je remplis ma bouteille d’eau. Mes pieds sont gonflés. Mes jambes sont rougies par le soleil et la chaleur du sol. De temps à autre le vent souffle sous mon chapeau, cela me procure un agréable rafraichissement. Le long des champs en plein soleil. Bien des bois ont disparu à travers le temps pour faire place à des champs de blé.

À quatre kilomètres d’Houffalize un petit village, Boeur. Prês de l’église, sur le mur entourant un monument, je trouve enfin une place pour m’asseoir à l’ombre. Deux grands chiens, courent librement tout en aboyant et en se dirigeant vers moi. Un homme marmonne quelque chose en Néerlandais. Je me retourne et lui demande s’ils ne vont rien me faire. “Non, tu peux en être sure.” Je lui raconte mes incidents avec des chiens et lui signale que je ne fais pas toujours confiance aux animaux. Les chiens continuent à se rapprocher tout en aboyant. Je demande s’il serait possible de les rappeler. L’homme réagit d’une façon agressive, d’abord en français puis dans le flamand de la Flandre Occidentale. Je sens que je ne veux pas continuer la communication. Je lui souhaite une bonne journée et lui tourne le dos. J’essaie de fixer mon attention sur les jolies inscriptions tombales aux alentours de l’église. Les chiens se calment. Des mots bruts et rancuneux sont déversé dans mon dos. Je vous épargne les détails. Je sens mon cœur battre à tout casser et disparais derrière le coin. Je pense: ‘Et bien, la souffrance doit être grande.’ Le calme est de retour et je reprends place sur le mur. Ce n’est pas encore terminé pour l’homme. Il vient me défier. J’adresse la parole à un homme âgé qui vient me rejoindre. Le plus jeune disparait sur l’arrière-plan. Les chiens se calment à nouveau. Nous parlons un moment ensemble. L’homme âgé me raconte qu’un divorce lui joue des tours. Bien que j’entende l’homme raconter son histoire bruyamment à son voisin, je réussis à retrouver mon calme. Enfin mon corps peut se reposer et reprendre des forces pour affronter les derniers kilomètres. Un des chiens vient s’installer à un mètre de moi. Il est clair que les chiens ont des antennes sensibles. Sortie du village je sens le besoin de crier pour libérer ce que je ressens. Ce n’est pas tellement le contenue qui m’a fait mal mais plutôt la manière. Une façon de faire que je reconnais, un abus de pouvoir envers les femmes. Une larme coule le long de ma joue. Une douleur déchirante est présente. Pour la première fois je me rends compte que je n’ai pas ressenti de colère. Un peu plus loin des ailes de buse abimées. En prenant conscience la charge à disparue. Reconnaissante.

Une descente de quatorze pourcent, vingt-trois kilomètres dans les jambes, quatre litres d’eau dans mon corps et plus sage, j’atteins enfin Houffalize.

GPX Bestanden Bourcy – Engreux

Agressie

Het kleine seminarie bereidt zich voor op de komst van een nieuw schooljaar. Leerlingen en leerkrachten zijn er momenteel lokalen aan het schilderen. Samen met hen en Sylvie drinken we in de refter een koffie.

Via de RAVel verlaat ik Bastogne. Afwisselend neem ik de GR15, afhankelijk van waar de zon staat ten opzichte van de struiken en bomen. Schaduw. In ieder dorp laat ik mijn drinkfles vullen. Mijn voeten zijn gezwollen. Mijn benen zien rood van de zon en de warmte van de grond. De wind, die zorgt voor een deugddoende verfrissing, komt af en toe onder mijn hoed blazen. Langs velden in de blakende zon. Vele bossen zijn hier door de tijd verdwenen en hebben plaats gemaakt voor graangewassen. Op vier kilometer van Houffalize, het dorpje Bœur. Eindelijk een plaats waar ik kan zitten in de schaduw op een muurtje van een monument naast de kerk. Twee grote honden lopen al blaffend vrij mijn richting uit. Een man mompelt iets in het Nederlands. Ik draai me om en vraag of ze niets zullen doen. “Non, tu peux en être sure.” Ik deel mijn ervaring met honden en zeg erbij dat ik dieren niet altijd vertrouw. De honden komen dichterbij en blijven blaffen, waarbij ik vraag of het mogelijk zou zijn om de honden terug te roepen. De man reageert op een agressieve manier, eerst in het Frans, nadien in het West-Vlaams. Ik voel dat ik niet verder in communicatie wens te gaan. Ik wens de man een fijne dag verder en draai me om. Ik probeer mijn aandacht te verleggen naar de mooie inscripties op de grafzerken rond de kerk. De honden worden rustig. Ik krijg een brutale waterval van haatdragende woorden over me heen. De details laat ik in het midden. Ik voel mijn hart tekeer gaan en verdwijn om de hoek. In mijn gedachten komt op: ‘Amai, de pijn moet groot zijn.’ De rust keert terug en ik neem opnieuw plaats op het muurtje. Het is nog niet over voor de man, hij komt me uitdagen. Ik spreek een oudere man aan die naar me toekomt. De andere verdwijnt op de achtergrond. De honden worden rustig. We praten even met elkaar. De oudere man vertelt me dat een scheiding hem parten speelt. Hoewel ik de man met de honden luidruchtig zijn verhaal hoor vertellen tegen een buurman kan ik bij mezelf blijven en de rust terug vinden. Eindelijk kan mijn lichaam uitrusten en terug op energie komen voor de laatste kilometers. Eén van de honden komt op een meter voor me zitten. Het is duidelijk dat de honden fijngevoelige antennes hebben.

Uit het dorp wandelend voel ik de zin opkomen om te gaan schreeuwen, om wat ik voel te bevrijden. Het is niet zozeer de inhoud die me pijn heeft gedaan, wel de manier waarop. Een manier die herkenbaar is, machtsmisbruik tegenover vrouwen. Een traan rolt over mijn wang. Een hartverscheurende pijn is voelbaar. Voor de eerste keer ben ik me ervan bewust dat ik geen kwaadheid heb gevoeld. Wat verder, gebroken vleugels van een buizerd. Door de bewustwording is de lading verdwenen. Dankbaar. Met een daling van veertien procent, drieëntwintig kilometer in de benen en vier liter water in mijn lichaam kom ik uiteindelijk aan in Houffalize. Wijzer.

GPX Bestanden Bourcy – Engreux

Gilles

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“Je vous souhaite un bon voyage à l’intérieur de vous-mêmes et une belle nouvelle rencontre”, c’est ce que je souhaite à Daniel et Véronique. On s’embrasse. À Martelange, juste à la frontière Belgique-Luxembourg il y a au moins six stations d’essence, l’une après l’autre. Une odeur désagréable et malsaine me coupe le souffle. Heureusement que la GR15 me guide assez rapidement vers les bois qui longent une partie de la ‘Smokkelarij route’- route de la contrebande. En 1843, lorsque les premiers douaniers ont fait leur apparition à Martelange on a essayé de mettre fin à la contrebande. À ce moment-là on les appelait ‘gabeleurs’ – receveur des taxes sur le sel. Avant la guerre il y avait la lutte contre le braconnage. Après 14-18 il y a eu plus de contrebandiers, car les habitants étaient confrontés au manque de pommes de terre, de bougies, de graisses et huiles pour lampe.

Sous mes pieds, de l’ardoise. Le sentier monte assez bien. De temps à autre un banc pour se reposer et pour admirer le magnifique paysage. La nature m’émotionne. De temps en temps de la déforestation, des arbres de vingt à trente mètres de long étendus et posés les uns sur les autres. Pas loin de Tintange, un manège. Dans l’étable le cheval au nom de ‘Rolex’ me regarde. Je pose mes bâtons de marche contre le mur. Je peux me voir dans ses grands yeux. Je me tourne un instant et le coquin s’empare presque de ma plume de buse. “Pas question filou, elle est à moi”, lui dis-je. En face de Rolex se trouve Hazard. L’heure et le hasard face à face. Je continue la montée. À chaque pas j’entends ma rotule craquer.

Je vois bouger quelque chose et j’entends le craquage des branches. Mes bâtons de marche sous les bras et mon appareil photo en main je me déplace lentement et doucement. De quel animal pourrait-il s’agir. Mon cœur bat plus fort, excitant. Jusqu’à l’instant où je suis assez près pour voir que ce sont des vaches. Je ne m’attendais pas du tout à cela, surtout qu’il n’y a pas de prairie. L’idée de passer la nuit dans la nature n’est soudainement plus à l’ordre. Sur le sentier je dois faire très attention, de grandes bouses verdâtres rendent le sentier dangereux. Aussi glissant qu’une peau de banane. Heureusement je m’en tire bien l’odeur mis à part.

Un homme vient à ma rencontre. Petit, mince, une chevelure blonde et frisée. Il tient son sac à dos sur son ventre, un petit morceau de son maillot de bain est visible. Un torse nu. On se croise. “Bonjour”, me dit une voix douce et fragile. “Bonjour!” Avant que j’aie le temps de me retourner, l’homme a disparu.

Ma journée se termine à Villers-la-Bonne-Eau. La première maison une maman et ses deux enfants. Un non. La deuxième une jeune femme. Un non. La troisième maison, Joëlle et Albert. Un oui. Ma chambre à coucher, une nouvelle maison de jardin. Un peu plus loin je vais à la recherche de seaux d’eau pour me laver. Marthe, une femme âgée de quatre-vingt-deux ans me propose une douche Une gentille dame avec un beau regard et des yeux bleus. Joëlle m’invite pour un spaghetti sur la terrasse. Gilles, le fils, vient se joindre à nous, un garçon joyeux. Un garçon capable de désarmer n’importe qui avec sa pureté. On s’entend bien tous les deux, surtout quand il s’agit de Kinder Surprise. Les spaghettis sont délicieux, je ne peux refuser une seconde assiette. Nelly se joint à nous, la grand-mère de Gilles. Au-dessus de nous un ciel ouvert et de temps à autre une étoile filante. Des histoires et des éclats de rire remplissent la soirée. Plus tard j’apprends que toutes les maisons où je m’étais adressée, hébergent des membres de leur famille. Le village compte 69 habitants.

GPX Bestanden Martelange – Villers-la-bonne-Eaux

Gilles

“Je vous souhaite un bon voyage à l’intérieur de vous-mêmes et une belle nouvelle rencontre”, dat wens ik aan Daniël en Veronique. We geven elkaar een zoen. In Martelange, net aan de grens België-Luxemburg, zijn er wel zes tankstations, de één na de ander. Een onaangename en ongezonde geur pakt me op de adem. Gelukkig neemt de GR15 me al snel mee in de bossen en volgt een deel van de ‘Smokkelarij route’. In 1843, wanneer de eerste douaniers hun intrede deden in Martelange, probeerde men een einde te maken aan de smokkelarij. Toen werden ze ‘gabeleurs’ – ontvangers van zoutbelasting – genoemd. Voor de oorlog was het bestrijding van stroperij. Na 14-18 kwamen meer smokkelaars, toen de inwoners geconfronteerd werden met schaarste van aardappelen, kaarsen, vet en lampolie.

Ik wandel op leisteen. Het pad stijgt behoorlijk. Af en toe een bank om uit te rusten en om de prachtige vergezichten te bewonderen. De natuur weet me te ontroeren. Af en toe is er bosontginning en liggen er bomen van wel twintig à dertig meter lang, de één op de ander. Niet ver van Tintange, een paardenmanège. In een stal staat het paard ‘Rolex’ me aan te staren. Mijn wandelstokken zet ik tegen de muur. In zijn grote ogen kan ik mezelf zien staan. Even draai ik me om en de grote deugniet heeft bijna mijn buizerdveer te pakken. “Pas question filou, elle est à moi”, vertel ik hem. Recht tegenover Rolex staat Hazard. Tijd en toeval recht tegenover elkaar. Het klimmen gaat verder. Bij iedere stap is het gekraak van mijn knieschijf hoorbaar. Ik zie iets bewegen en ik hoor de takken kraken. Met mijn wandelstokken onder de arm en camera in de hand stap ik langzaam en zachtjes vooruit. Welk dier zou daar zijn? Mijn hart gaat tekeer, spannend. Tot ik dichter kom en zie dat het koeien zijn. Dat had ik in de verste verte niet verwacht, vooral omdat er geen weiden zijn. Daar verdwijnt het idee van in de wilde natuur te overnachten. Op het pad is het oppassen geblazen, grote mosgroene vlaaien maken het pad onveilig. Even glibberig als een bananenschil. Gelukkig kom ik er enkel met de onaangename geur vanaf. Een man komt me tegemoet gewandeld. Klein, tenger, een krullende blonde haardos. Hij houdt zijn rugzakje voor zijn middel, een klein stukje van zijn zwembroek is zichtbaar. Een naakt bovenlichaam. We kruisen elkaar. “Bonjour”, hoor ik met een broze, zachte stem. “Bonjour!” Voor ik het goed besef en me omdraai is de man verdwenen.

In Villers-la-Bonne-Eau stopt mijn dag. Het eerste huis, een mama en twee kleine kinderen. Negatief. Het tweede huis, een jonge dame. Negatief. Het derde huis, Joëlle en Albert. Yes! Het nieuwe tuinhuis wordt mijn slaapkamer. Ik ga op zoek naar emmers water om me te wassen. Marthe, een vrouw van tweeëntachtig stelt me een douche voor. Een lieve dame met een open blik en blauwe ogen. Joëlle nodigt me uit voor een spaghetti op het terras. Gilles komt erbij zitten. De zoon van Joëlle, een vreugdevolle kerel. Een jongen die gelijk wie zou kunnen ontwapenen, gewoon door zijn puurheid. We vinden elkaar, vooral met de Kinder Surprise. De spaghetti is overheerlijk, een tweede bord kan ik niet weigeren. Nelly komt erbij, Gilles zijn grootmoeder. Boven ons hoofd een open hemel en af en toe een fel witte vallende ster. De verhalen en lachbuien vullen de avond. Nadien hoor ik dat al de mensen van de huizen waar ik heb aangebeld familie van elkaar zijn. Het dorp telt 69 personen.

Le Noble Silence/Nobele stilte

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En faisant signe de la main je quitte la maison de Françoise et Antoine. Je repars vers l’église de Saint-Donat. Les sauveurs (personnes qui viennent en aide aux pompiers quand ceux-ci ne parviennent pas à atteindre un certain endroit) font des exercices. Sur le sol de nombreux mètres de corde, des mousquetons, des câbles…

Direction Houffalize par la GR15, jouant avec la frontière Belgique-Luxembourg. Je demande au facteur quelle route suivre pour quitter la ville. “Tout droit, au feu à droite, au rondpoint à gauche et puis…” Un peu plus loin un homme crie: “Vous y allez ou vous revenez?” Je me retourne, “Oh, j’y vais, j’en viens, j’en viens, j’y vais. Une continuité. Le chemin ne s’arrête jamais monsieur.” Je lève la main et lui fait signe. Je traverse plusieurs villages. Beaucoup de grandes fermes sont restaurées.

Dans le bois règne un silence immense. Le ‘Noble Silence’ continue. Il n’y a pas âme qui vive. Une plaine ouverte. Le soleil est haut, la chaleur de la terre reflète sur ma peau. Un champ de fougères. Je ferme les yeux et fais le silence en moi. Je sens mes pores s’ouvrir, une piqure sur mon mollet me démange, les bretelles de mon sac à dos frottent sur ma peau. Le bruit des criquets. Les muriers et les différents conifères répandent une agréable odeur douce. Un souvenir. Le sud de la France, la France dans mon propre pays. Au loin, derrière moi l’église Saint-Martin de Arlon est encore visible. Une église identique se trouve à Ostende. Les deux furent construites sur ordre du roi Léopold II et évoquent les deux points extrêmes du pays. Un lièvre saute dans ma direction. Je reste sur place, jusqu’à ce que le lièvre me remarque. Avec son petit derrière pelucheux il saute en l’air, fait un quart de tour et disparait à toute vitesse dans le bois. Il y a aussi une martre. Encore une heure de marche pour atteindre Martelange.

Enfin un premier établissement où on peut boire. Il est six heures moins le quart, le soleil commence à se coucher. Deux voitures. Un grand parking. À la fenêtre la pancarte ‘ouvert’.

Ouf! Je vois déjà un grand verre frais devant mes yeux… à l’intérieur des chaises noires brillantes. Une femme moitié-nue. Un homme au comptoir. À l’étage j’entends le plancher craquer. Ce n’est pas un café, pas une brasserie… un bar. Je sors mon journal. Une femme à moitié nue me sert calmement un verre de jus de fruit. Sa peau à l’air jeune, ses gestes sont doux. Pas banal un pèlerin qui écrit son journal dans un salon de prostitution. Mes jambes et mon corps sont contents de se reposer un peu.

À Martelange je passe devant une maison dont la porte d’entrée est ouverte. Le bruit de la vaisselle. Je fais un pas en arrière et suis mon intuition. Une question, y a-t-il encore un couvent dans les environs où je pourrais passer la nuit. Une invitation spontanée s’en suit. Je reste en compagnie de Véronique et Daniel dans la cuisine jusqu’à minuit. La conversation est intense et intéressante. Merci de votre franchise.

GPX Bestanden Arlon – Martelange

Nobele Stilte

Al zwaaiend verlaat ik het huis van Françoise en Antoine. Terug naar de kerk van Saint-Donat. Les sauveurs, de mannen die in noodsituatie de brandweer bijstaan op plaatsen waar de brandweer niet bij kan, zijn aan het oefenen. Op de grond, meters touwen, karabijnhaken, kabels…

Via de GR15 richting Houffalize, spelend met de grens België-Luxemburg. Aan een postbode vraag ik de weg om de stad te verlaten. “Rechtdoor, aan de lichten rechts, rondpunt links, et puis…” Verderop roept een man: “Vous y allez ou vous revenez?” Ik draai me om, “Oh, j’y vais, j’en viens, j’en viens, j’y vais. Une continuité. Le chemin ne s’arrête jamais, monsieur.” Ik steek mijn hand op en zwaai. Ik kruis een paar dorpen. Veel grote gerestaureerde hoeves.

In het bos heerst en immense stilte. Le ‘Noble Silence’ continue. Geen mens te zien. Een open vlakte. De zon staat hoog, de warmte van de aarde straalt op mijn huid. Een veld van varens. Ik sluit mijn ogen en maak het stil in mij. Ik voel mijn poriën die zich openen, een beet op mijn kuit jeukt, mijn rugzakriemen schuren langs mijn huid. Het geluid van krekels. De braambesstruiken en de naaldbomen verspreiden een aangename zoete geur. Een herinnering. Zuid-Frankrijk, Frankrijk in eigen land. Achter mij in de verte is de kerk van Saint-Martin in Arlon nog zichtbaar. Een identieke kerk staat in Oostende. Beiden werden gebouwd in opdracht van Koning Leopold II en verwijzen naar de twee uitersten in ons land. Een haas huppelt in mijn richting. Ik bevries, tot de haas me plots ziet. Met zijn pluizig kontje omhoog, springt hij een kwartdraai in de lucht en verdwijnt met snelheid het bos in. Ook een marter is van de partij. Nog ongeveer een uur te wandelen naar Martelange. Eindelijk een eerste drankgelegenheid. Het is kwart over zes, de zon gaat stilletjes onder. Twee wagens. Een grote parking. Aan een venster hangt ‘ouvert’. Oef! Ik zie al een groot fris glas voor me staan. Binnen blinkende zwarte stoelen. Een vrouw halfnaakt. Een man aan de toonbank. Boven hoor ik de vloer kraken. Geen café, geen brasserie… een bar. Ik haal mijn dagboek boven. De halfnaakte vrouw serveert me in alle rust een glas fruitsap. Haar huid ziet er jong uit, haar gebaren zijn zacht. Niet alledaags: een pelgrim die haar verhaal schrijft in een huis van plezier. Mijn benen en mijn lichaam zijn blij even te mogen uitrusten.

In Martelange kom ik langs een huis waar de voordeur open staat. Het geluid van de afwas. Ik neem één stap terug in achterwaartse richting en volg mijn gevoel. Ik vraag of er nog een klooster in de buurt is voor een overnachting. Een spontane uitnodiging volgt. Tot middernacht zit ik met Veronique en Daniël in de keuken, intense en rijke gesprekken. Bedankt voor jullie openheid.