Dankbaarheid/Reconnaissance

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Le soleil levant brille dans la salle du petit déjeuner. Une nappe blanche, une table dressée. Des conversations ayant comme sujet la croyance et le pardon. Nous pouvons chacune nous y trouver.

Neuf heures trente, je quitte le monastère des Bénédictines par le RAVel et je me dirige vers Tongres (Tongeren).

Les jardins naturels ouverts et spontanés font place à des parcelles de terrain délimités et aménagés. Les pierres rudes et irrégulières typiques des façades Ardennaises ont disparues, les briques rouges sont partout. Les bâtiments, un mélange de styles.

Je marche d’un village à l’autre. En ville les gens me regardent, les plumes attachées aux bâtons de marche, les intriguent. Parfois j’ai l’impression d’être E.T. dans mon propre pays. Dans une zone industrielle je passe une fabrique de chocolat. L’eau me vient à la bouche et je me demande s’il n’y aurait pas un magasin d’usine… hmm, hmm, non.

Le long du chemin je trouve le crâne d’un faucon. Il disparait dans mon sac pour y rejoindre mes autres trouvailles.

À l’entrée d’un village, un magasin. Oh, le magasin de chocolat donc j’avais rêvé tout à l’heure. Il fait trop chaud dehors, je recherche la fraicheur du magasin. Délicieux chocolat à s’en lécher les doigts. Une pause.

La compagnie de bus change de ’TEC’ en ‘De Lijn’. La frontière est visible, le panneau communal  indique ‘Limburg’ (Limbourg). Je quitte la Wallonie.

Wallonie, Flandres peu importe. Sous mes pieds le même sol. Celui de la Belgique. Je regarde mon gps est suis surprise de voir que Tongres est si prêt. Que cela a été vite. Je repense au chemin et suis émotionnée, tous ces gens ouverts, sympathiques et accueillants que j’ai rencontré en cours de route. Les nombreuses portes qui se sont ouvertes. L’aide que j’ai pu recevoir. Les moments de plaisir, d’émotions, de partages intenses. La non-évidence à laisser rentrer une étrangère dans sa maison. Car c’est ce que nous étions l’un pour l’autre.

Bien que, l’étions-nous vraiment?

Les derniers kilomètres sont durs à porter. Une dernière ligne droite qui monte vers le marché de Tongres. Une porte que je reconnais, celle des ‘Grauwzusters’.

Et la buse….elle est tangiblement présente.

GPX Bestand Luik – Hozémont

GPX Bestand Hozémont – Ligney

Dankbaarheid

De ochtendzon schijnt in de ontbijtruimte. Een wit tafellaken, een gedekte tafel. Gesprekken over geloof en vergeven. We kunnen elkaar vinden. Halftien, ik verlaat het benedictijnenklooster via de RAVeL richting Tongeren. De open, natuurlijke tuinen hebben plaatst gemaakt voor afgebakende, aangelegde tuinen. De typische onregelmatige, ruwe gevelstenen van de Ardennen zijn verdwenen, rode baksteen is alom aanwezig. De gebouwen, een mengeling van stijlen. Ik wandel van het ene dorp naar het andere. In de stad kijken mensen mij aan, de veren op mijn wandelstokken trekken hun aandacht. Ik heb soms het idee E.T. in eigen land te zijn. Langs een industriezone, een chocoladefabriek. Het water komt me in de mond en ik denk bij mezelf: ‘Zou hier geen fabriekswinkel zijn?’ Hmm, neen.

Langs de weg vind ik een schedel van een valkje. Het gaat bij mijn andere vondsten in de rugzak. Bij het binnenstappen van een dorp, een winkel. Oh, de chocoladewinkel waarop ik daarnet hoopte. Het is me even te warm buiten en ik zoek de koelte van de winkel op. Overheerlijke chocolade, om de vingers van af te likken. Een pauze. De busmaatschappij verandert van ‘TEC’ in ‘De Lijn’. De grens is zichtbaar, een bord ‘Limburg’. Ik verlaat Wallonië.

Wallonië, Vlaanderen, wat doet het er toe? Onder mijn voeten dezelfde grond. België. Ik bekijk mijn gps en ben verbaasd dat Tongeren al zo dicht bij is. Amai, dat is snel gegaan. Ik denk terug aan de weg en raak ontroerd door de vele open, vriendelijke, uitnodigende mensen die ik heb ontmoet op deze weg. De vele deuren die zich voor mij hebben geopend. De hulp die ik heb mogen ontvangen. De momenten van lachende, ontroerende mensen. Intens delen met elkaar. De niet zo vanzelfsprekendheid om een vreemde in huis te nemen. Want dat waren we voor elkaar. Alhoewel, waren we dat echt? De laatste kilometers wegen zwaar. Een laatste rechte lijn naar boven richting de markt van Tongeren. Een gekende deur, bij ‘De Grauwzusters’.

En de buizerd… die is voelbaar aanwezig.

 

Een aanrijding -Une collision

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Le chemin descend entre le château et l’église Saint-Jacques de Harzé. Sur un appui de fenêtre un paquet dans une enveloppe en plastique. Un livre. ‘Je suis un livre aban – Donné… Attrapez-moi, lisez-moi et relâchez-moi dans la nature….et rejoignez-nous sur le groupe Facebook ‘Classeurs de livre’’. Un livre de Stephen King, Le Fléau 2. Quelle bonne idée. Je remets le livre sur l’appui de fenêtre.

Par le sentier de la GR je rejoins la nature et le calme. Le feuillage s’épaissie. Les fleurs jaunes du millepertuis poussent au bord de la route. Une moto me dépasse. Un nuage de poussière. Je me retourne juste à temps. Un peu plus loin un quad après l’autre. Un boucan infernal. La boue éclabousse aux alentours. Comme dans un rêve où on se retrouve au milieu d’un champ avec le danger qui vient de tous les côtés, et où fuir est impossible. Je me sens un peu comme cela. Le long d’un sentier étroit et à hauteur d’un tournant, il y en a trois qui viennent dans ma direction. Le premier ralenti. “Bonjour monsieur, que se passe-t-il, je ne comprends pas?” “C’est pour la bonne cause, pour le cancer. Vous connaissez?”, me dit-il en souriant. Un sourire que je trouve sarcastique. “Cela m’échappe monsieur, et la nature et la sécurité des promeneurs? Vous êtes le premier à ralentir, le reste fonce droit devant.” Il fait signe de la main, rit et continue sa route. Je me colle à la berge du chemin. Je n’arrive pas à mettre mes pieds en sécurité. Le quad suivant démarre plein gaz sur la pente raide du chemin étroit. Quelques secondes. L’impression que soudain le temps n’existe plus. Je pousse un cri. Je jette mes bâtons de marche contre le véhicule en espérant que le chauffeur va m’entendre. Le quatre-roues s’arrête. “Dégagez madame”, me crie-il. “Bhein j’aimerais bien, mais comment faire, votre roue est sur mon pied.” Je sens un étirement et une torsion dans mon pied et ma jambe. Il jure, descend et pousse, avec violence et force, son engin en arrière. J’ai juste le temps de prendre une image de mon pied sous sa roue. L’homme continue sa route. Sa plaque d’immatriculation. Je ressens de la colère dans tout mon corps. Impuissance.

Je cherche le sens, la symbolique, ce qui se cache derrière, ce qui est/était présent en moi, pourquoi ceci m’arrive. Très vite une réponse vient.

Contacter les services d’urgence n’est pas évident. Il n’y a pas de bureau de police en ville. Un policier, present sur un événement, m’emmène au poste de secours. Finalement je m’en tire avec un peu de peur et une torsion qui me fait légèrement mal. Contente de la réponse reçue au sujet de l’incident.

Je continue de marcher jusqu’au coucher du soleil. Trouver un endroit où dormir est difficile.

Au moment où je pense abandonner, j’essaie encore une porte. Un doux regard ouvert, un sourire. ‘Yes’, pensais-je en moi-même. Ceci est bon et juste. Mon intuition est bonne. Chez Karine et Luc. Comme à beaucoup d’endroits, l’accueil est chaleureux. La chambre est une découverte, elle est remplie de jouets d’antan. Un berceau rouge âgée de plus de cinquante ans se tient dans le coin de la chambre. Le berceau de Luk quand il était petit. Je me mets sur le lit et la détente s’installe dans tout mon corps. Ouf la tension de la journée peut s’évacuer.

GPX Bestand Chevron – bois Renard

Een aanrijding

De weg daalt af tussen het kasteel en de Sint-Jacobskerk van Harzé. Op een vensterbank een pakje in een plastieken omslag. Een boek. ‘Je suis un livre aban – Donné… Attrapez-moi, lisez-moi et relâchez-moi dans la nature… et rejoignez-nous sur groupe Facebook ‘Classeurs des livres “. Een boek van Stephen King, Le Fléau 2. Wat een fijn idee. Ik plaats het terug op de vensterbank.

Via een GR-pad stap ik de natuur en de rust in. Het bladerdek wordt dikker. De gele bloemen van de millepertuis in de berm. Een motor komt me voorbij gereden. Een stofwolk. Ik draai me net op tijd om. Wat later de ene quad na de andere. Een hels lawaai. Modder spat in het rond. Net een droom, waar je ergens middenin een veld staat en er van alle richtingen gevaar op je afkomt en vluchten onmogelijk is. Zo voel ik me. Op een smal pad en net aan een bocht, komen er drie op me afgereden. De eerste vertraagt. “Bonjour monsieur, que se passe-t-il, je ne comprends pas?” “C’est pour une bonne cause, pour le cancer. Vous connaissez?”, hoor ik met een glimlach. Een glimlach die ik sarcastisch interpreteer. “Cela m’échappe monsieur, et la nature et la sécurité des promeneurs? Vous êtes le premier à ralentir, le reste fonce droit devant.” Hij steekt zijn hand op, lacht en rijdt verder. Ik kleef me tegen de wand van de weg. Mijn voeten kan ik niet in veiligheid brengen. De quad na hem start met volle gas op de stijgende smalle weg. Een paar seconden. Het idee dat plots de tijd niet meer bestaat. Ik laat een kreet. Mijn wandelstok zwier ik tegen de quad in de hoop dat de chauffeur me zal horen. De vierwieler komt tot stilstand. “Dégagez madame”, brult de man. “Bhein, j’aimerais bien, mais comment faire, votre roue est sur mon pied.” Ik voel een rekking en torsie in voet en been. Hij vloekt, stapt af en duwt met volle geweld zijn toestel achteruit. Ik heb nog net de tijd een beeld te nemen van mijn voet onder zijn wiel. De man rijdt verder. Zijn nummerplaat. Boosheid is voelbaar in mijn hele lijf. Onmacht! Ik zoek de betekenis, de symboliek, wat hier achter schuilt, wat er bij me aanwezig is/was, waarom het me overkomt. Al heel snel komt er een antwoord.

Het zoeken naar hulpdiensten is hier niet evident. Een politiebureau is in de stad niet aanwezig. Een agent, aanwezig op een evenement, neemt me mee naar ‘le poste de secours’. Uiteindelijk kom ik er enkel met de schrik van af, een torsie en lichte pijn. En blijheid voor het antwoord op de gebeurtenis. Tot zonsondergang wandel ik verder. Het vinden van een slaapplaats gaat moeizaam. Op het moment dat ik het bijna opgeef, probeer ik nog één deur. Een zachte open blik, een glimlach. ‘Yes’, zeg ik in mezelf. Dit voelt goed en zit juist. Mijn voelen klopt. Bij Karine en Luc. Zoals op vele plaatsen volgt een hartelijk ontvangst. De kamer is een ware ontdekking van speelgoed uit de tijd van toen. Een rode wieg van meer dan vijftig jaar oud vult een hoek van de kamer. De wieg van Luk toen hij klein was. Ik leg me op bed, ontspanning installeert zich over mijn hele lichaam. Oef, de spanning van de dag mag wegvloeien.

Pol et Sabine

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Huit heures. Je tire les manches de mon t-shirt sur mes mains. Il fait frais. Un rideau de brouillard pend au-dessus des champs. Deux cerfs s’enfuient hors du champ. Ils s’arrêtent un peu plus loin, me regardent, brament et repartent. Des vaches viennent vers moi avec un certain enthousiasme. J’entends encore un autre bruit. À peu près un mètre au-dessus du sol je cherche d’où vient le bruit. Je ne vois rien, jusqu’à l’instant où je vois une queue qui bouge. Un renard avec une grosse et longue queue, rampe par terre. Quel bel animal. Son cri ressemble à des pleurs. Encore un peu plus loin, le craquement de vieilles branches. Je continue de marcher avec précaution. À quelques mètres de moi des sangliers. La mère se retourne soudainement. Elle m’a vue. Mon cœur palpite, que faire maintenant? Pas de panique, me dis-je pour me convaincre. Elle se dirige vers ses petits et les pousse dans le bois. Une école de sangliers. Apparemment c’est aussi la rentrée des classes pour eux. Un soupir de soulagement. C’est quand même un peu effrayant quand un si grand animal est dans les parages.

À La Vilette  je rencontre Jacques sur un chemin étroit, entre les près. Je lui dis, “Vous avez de belles vaches.” Il me sourit. Des vaches rousses, peau douce, un froufrou devant les yeux. Sur l’arrière-plan une vue panoramique des environs. Un bois. Sur ma gauche les tons bleuâtres et froids du matin, du brouillard. L’aurore polaire. Des couleurs pures, dont les peintres seraient jaloux. Sur ma droite, des tons jaunâtres et chauds, le sud, les couleurs du midi. Cette vue me procure une drôle de sensation. Ma peau est fraiche à ma gauche et chaude du côté droit, où est-ce que cela se passe entre mes deux oreilles. Des avions de chasse viennent troubler la paix qui règne.

Après la Lys, l’Escaut, la Lesse, la Semois et l’Ourthe voici maintenant l’Amblève. Au loin les pointes des arbres présentent déjà des colorations. Les couleurs d’automne s’annoncent. Perché sur le Mont Saint-Jacques, une récente et nouvelle église Saint-Jacques. “La précédente fut détruite durant l’offensive des Ardennes. Située à une place stratégique, sur la droite les Allemands et sur la gauches les Américains”, me raconte le propriétaire de la ‘Ferme Bodsan’. Un endroit où les pèlerins sont plus que bienvenus. D’ici, en traversant les bois, il aurait encore quarante kilomètres jusqu’à Harzé. Je descends dans le bois, un cours d’eau. L’eau est rougeâtre. Dans le bois de Harzé je trouve un crâne. Il est presque intact. Des petites dents pointues. Sans doute un renard. Oh, un bois de cerf serait aussi bienvenu. Je lâche l’idée. Dans le bois le sentier n’est pas entretenu. Des herbes hautes. Une tique. Une piqure. Une rencontre avec un cerf.

Rahier. Mon compteur kilométrique indique vingt-quatre. Il est temps de m’arrêter. “Vous pouvez dormir dans la grange et on vous demande votre carte d’identité pour la nuit”,  me dit la femme. C’est la première fois qu’on me demande cela. Mais je peux comprendre, bien que si on serait vraiment relié cela ne serait pas nécessaire. “Si jamais je ne trouve pas autre chose je reviens madame, merci d’avance!” La deuxième porte, un antiquaire, du doigt il me montre un auvent qui se situe près de l’école. La troisième porte, une femme ouvre, un regard doux et ouvert. Un oui. “Entrez, vous tombez bien, on allait juste se mettre à table. Je mets un couvert de plus.” Je fais tout de suite connaissance avec la famille et goûte les boulettes liégeoises, la salade fraiche et les pommes allumettes. Ce sont de très fines frites qui sont très croustillantes. Ceci me rappelle ma jeunesse. J’étais à Lourdes avec mes parents et mes frères. Nous cherchions un restaurant. Mon père était fâché parce que sur tous les menus il était marqué frites et rien d’autre. Jusqu’à ce qu’il lisse ‘pomme allumette’. Lorsque l’assiette fut mise à table… des frites. J’étais super contente, mon père l’était moins. Et bien qu’au moment même mon père ne savait pas en rire, aujourd’hui je trouve cette anecdote hilarante lorsque j’y repense.

Une promenade du soir en compagnie de Pol et Sabine, jusqu’à l’église Saint-Paul. Pol m’offre une visite guidée personnelle. Une église datant de1632, récemment rénovée. À l’entrée on y trouve encore des cordes pour faire sonner les cloches. La restauration du cuivre fut faite à Brugge. Une église particulièrement belle, avec une énergie douce et une acoustique formidable. J’y chante ‘Uniao’, un chant appris lors d’un travail spirituel. Une merveilleuse et chaleureuse soirée. Une belle rencontre. Un jour de rentrée des classes que je n’oublierais pas si vite.

GPX Bestand Bra – Saint Jacques

Pol et Sabine

Acht uur. Ik trek de mouwen van mijn T-shirt over mijn handen. Het is fris. Een laag mist hangt over de velden. Twee reeën rennen weg. Ze houden even verder halt, kijken me aan, blaffen en vertrekken weer. Koeien komen enthousiast naar me toe. Een ander geluid is nog hoorbaar. Op ongeveer één meter boven de grond ben ik op zoek van waar dat zou komen. Niets te zien, tot ik een staart zie bewegen. Een vos met een dikke lange staart, sluipend over de grond. Wat een prachtig dier. Zijn roep klinkt precies alsof hij weent. Nog wat verder gekraak van oude takken. Voorzichtig stap ik verder. Op een paar meter voor me everzwijnen. De moeder draait zich plots om. Ze heeft me gezien. Mijn hart bonst, wat nu? ‘No panic’, mezelf overtuigend. Ze gaat naar haar kleintjes en duwt ze het bos in. Een school everzwijnen, blijkbaar is het voor hen ook één september. Een zucht van opluchting. Het is toch wel even schrikken wanneer er zo een groot dier in de buurt is.

In La Vilette ontmoet ik Jacques op een smalle weg tussen weilanden. “Vous avez de belles vaches”, weet ik hem te vertellen. Hij glimlacht. Roestbruine koeien, zachte vacht, een froufrou voor hun ogen. Op de achtergrond een wijds uitzicht op de omgeving. Een bos. Links, blauwe koele tinten van de ochtend, mistig. Het noorderlicht. Pure kleuren waar een kunstschilder jaloers op zou zijn. Rechts, gele warme tinten, het zuiden, de kleuren van de middag. Een vreemde gewaarwording dit fenomeen. Links voelt het fris op mijn huid, rechts warm of zit dat tussen mijn oren. Straaljagers komen de rust verstoren. Na de Leie, de Schelde, de Lesse, de Semois en de Ourthe, is het nu de beurt aan de Amblève. In de verte vertonen de toppen van de bossen al verkleuring. De herfst is op komst.

Op de Mont Saint-Jacques, staat een jeugdige nieuwe Sint-Jacobskerk. “La précédente fut détruite durant l’offensive des Ardennes. Située à une place stratégique, sur la droite les Allemands et sur la gauches les Américains”, vertelt de eigenaar van la ‘Ferme Bodson’, een plaats waar pelgrims meer dan welkom zijn. Van hieruit zou het, door de bossen, nog veertig kilometer zijn naar Harzé. Afdalend het bos in, een riviertje. Het water kleurt rood. In het bos vind ik een schedel. Bijna intact. Kleine hoekige tandjes. Vermoedelijk een vosje. Oh, een gewei van een hert zou ook wel tof zijn. Ik laat de gedachte los. Het pad is niet onderhouden. Lange grassen. Een teek. Een beet. Een ontmoeting met een hert.

Rahier. Op mijn kilometerteller: vierentwintig. Tijd om te stoppen. “Vous pouvez dormir dans la grange et on vous demande votre carte d’identité pour la nuit”, zegt de vrouw. De eerste keer dat dit wordt gevraagd. Ik kan het ook wel volgen, hoewel, wanneer er echt verbinding zou zijn, is dit overbodig. “Si jamais je ne trouve pas autre chose je reviens madame, merci d’avance!” De tweede deur, een antiquair, hij wijst met zijn vinger naar een afdakje naast de school. De derde deur, een vrouw, een open zachte blik. Een ja. “Entrez, vous tombez bien, on allait juste se mettre à table. Je mets un couvert de plus.” Ik maak onmiddellijk kennis met het gezin en proef de lekkere Luikse bouletten, frisse salade en ‘les pommes allumettes’, hele fijne en croustillante frieten. Het doet me denken aan mijn jeugd. Ik was in Lourdes met mijn ouders en broers. We zochten een restaurant. Mijn vader was kwaad omdat er overal op het menu ‘frieten’ stond en niets anders. Tot hij las ‘pomme allumette’. Het bord kwam voor onze neus, frieten. Ik was superblij, mijn vader minder. Hoewel mijn vader er toen niet mee kon lachen, vind ik het vandaag hilarisch wanneer ik eraan terug denk.

Een avondwandeling met Pol en Sabine tot aan de kerk Saint-Paul. Ik krijg er van Pol een persoonlijke rondleiding. Een kerk gebouwd in 1632, pas gerestaureerd. Aan de ingang

 

Bra

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Du pain frais, de la confiture maison à la rhubarbe au gingembre et à la cannelle. Le petit-déjeuner. Nous parlons de religions, de croyances, d’autres cultures et de bien d’autres choses encore. Des sujets pas évidents, quand l’une est croyante et l’autre athée. Chacune avec nos propres idées, visions, et sentiments. Ensemble dans le respect mutuel de l’autre et sans vouloir changer quoi que ce soit. ‘Être’ ensemble. Il est agréable de voir que les yeux continuent de scintiller même si les façons de voir divergent. En harmonie.

Il est clair que j’aime la compagnie. Il est presque dix heures quand je quitte la maison. On s’embrasse et je pars en passant par la place de l’église d’Erezée direction Vaux-Chavanne. Il fait chaud. Je marche en alternance dans des bois et sur des chaussées. Mes pieds commencent à faire mal, à cause de la marche sur sols endurcis. Des taches rouges, qui démangent, apparaissent sur mes tibias. J’ai bu trop peu les deux derniers jours…

Mon corps se sent lourd. Au-dessus de ma tête des fils électriques est des hirondelles qui ont la bougeotte et qui s’amusent. Elles sont très nombreuses ces jouettes. Elles passent sans cesse d’un fil à l’autre.

À Manhay je trouve enfin un café. Je me réjouis à l’idée d’un bon café. Je mets mon nez au-dessus de la tasse de café et étends mes jambes. Un homme entre. Je rêve, ou est-ce bien lui? “Marc!” L’homme se retourne, en effet c’est bien Marc, nous avons un ami commun, Ronny. Ronny est l’auteur du merveilleux livre ‘Robin & Rudjard’, un conte pour adultes qui traite d’un petit garçon et d’un renard. Je vous le recommande. Après une heure mon corps se sent beaucoup mieux et pleine d’énergie je continue ma route. De l’église Saint-Jacques le mineur de Vaux-Chavanne vers l’église de Notre-Dame de l’Assomption de Bra.

Noël Fernand y est mon guide. Noël a restauré l’horloge datant du quinzième siècle se trouvant dans la tour du huitième siècle, et qui n’avait plus fonctionnée pendant cent ans. Une horloge à une aiguille. Des chiffres Romains et un mécanisme spécial. Il est fier de me montrer son travail. En face de l’église le presbytère. J’y ai installé un lit. Un peu plus tard Noël m’apporte un repas du soir et un petit-déjeuner sur un plateau. Curieuse comme je suis, je me promène dans la demeure. Une magnifique maison, avec des planchers en bois ayant des fentes d’un demi centimètre par lesquelles je vois le rez-de-chaussée. Un lavabo qui fuite. Je vais me rafraichir dans la cuisine avant de me coucher. Dans la salle à manger, à l’aide de la lumière de bougies, je lis mon journal. Les flammes des bougies donnent vie à deux figures bizarres se trouvant sur la cheminée. Ma tête tombe de temps à autre vers l’avant. Il est temps d’aller me coucher.

GPX Bestanden Amonines – Bra

Vers brood, zelfgemaakte rabarberconfituur met gember en kaneel. Het ontbijt. We hebben het over religies, geloof, andere culturen en nog zoveel meer. Geen evidente onderwerpen wanneer de ene persoon gelovig is en de ander een atheïst. Elk met onze eigen visie, ideeën, gevoelens. Met elkaar, in respect voor het ‘anders’ zijn, zonder elkaar te willen veranderen. Samen ‘zijn’. Fijn om te mogen ervaren en te zien dat ogen blijven sprankelen, ook al is de visie zo verschillend. In harmonie met elkaar.

Het is duidelijk dat ik hou van compagnie. Het is bijna tien uur wanneer ik het huis verlaat. We geven elkaar een zoen en ik vertrek via het kerkplein van Erezée richting Vaux-Chavanne. Het is warm. Afwisselend wandel ik in bossen en op harde wegen. Mijn voeten beginnen pijn te doen, het gevolg van de harde ondergrond. Rode jeukende vlekken komen te voorschijn op mijn scheenbenen. De laatste twee dagen heb ik ook te weinig gedronken. Foei! Mijn lichaam voelt zwaar. Boven mij elektriciteitsdraden en niet stilzittende zwaluwen. Het krioelt van deze plezante, speelse vogels. Voortdurend vliegen ze van de ene draad naar de andere.

In Manhay vind ik eindelijk een café. Oh, wat zal een heerlijk potje koffie me deugd doen. Ik hou mijn neus boven het welriekende goedje en strek mijn benen uit. Een man komt binnen. Hein, droom ik nu? Zie ik juist? “Marc!” De man draait zich om, inderdaad, het is Marc. Samen hebben we een gemeenschappelijke vriend, Ronny. Ronny schreef het schitterend boek ‘Robin & Rudjard’, een volwassen sprookje over een jongen en een vos. Een aanrader. Na een uur voelt mijn lichaam totaal anders en met volle energie zet ik mijn weg verder. Van de Sint-Jacobs de mindere kerk in Vaux-Chavanne naar l’église de Notre-Dame de l’Assomption de Bra. Ik krijg er een rondleiding van Noël Fernand. Noël restaureerde het vijftiende-eeuws uurwerk van de versterkte kerktoren uit de achtste eeuw, nadat het uurwerk honderd jaar niet had gewerkt. Een uurwerk met één wijzer, Romeinse cijfers en een bijzonder mechanisme. Met fierheid toont hij zijn werk.

Recht tegenover de kerk, de pastorie. Ik heb er een bed geïnstalleerd. Wat later brengt Noël me een avondmaal en ontbijt op een plateau. Nieuwsgierig als ik ben wandel ik doorheen het huis. Een prachtig gebouw met een houten plankenvloer met spleten waardoor ik het gelijkvloers zie. Een lekkende wastafel. In de keuken fris ik me wat op voor het slapengaan. Bij kaarslicht lees ik in de eetkamer in mijn dagboek. De vlammen van de kaars brengen de twee bizarre figuren aan de schouwmantel tot leven. Mijn hoofd valt af en toe met een korte beweging, tijd om te gaan slapen.

 

Braambessen-Mûres

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Ce matin la nature est recouverte d’un tapis blanc. Il fait frais. De la fumée blanche s’échappe des cheminées. L’odeur du bois brulé. De nombreuses toiles d’araignées sont visibles, ce sont de vrais chefs-d’œuvres. Les petites gouttes d’eau ressemblent à des perles de cristal et vu de plus près elles reflètent tout l’environnement. On dirait que la nature pratique la magie. Mon sac à dos pèse plus lourd. Aussi Marie s’est fait magicienne ce matin. Deux boites de filet de maquereaux, du thon, une salade de fruit et une pomme du jardin.

Les mûres se situent au niveau des yeux et m’attirent très fort. Oui ou non? Très tentant. J’observe l’arbuste est remarque qu’on y a pas encore touché. Je ne résiste pas. Mes yeux se ferment pendant que mes papilles gustatives s’activent. Hmm, délicieux. Merci Mère Nature.

Dix heures du matin. Pas d’activité dans les villages, comme si tout le monde dormait encore. Des capucines, feuille, tige et fleur, ma dose d’antibiotique pour aujourd’hui. Le soleil se fraye un chemin à travers les nuages. Un facteur fait sa tournée. Les duvets, d’un chardon en fin de floraison, adhérent les uns aux autres à cause de l’humidité. Les fleurs blanches du Convolvulvus forment des points de lumière dans les accotements de verdure. Dans les jardins: dahlia, phlox, anémones et glaïeuls. Le sol est rouge et me colle aux pieds.

La journée pluvieuse d’hier me donne l’impression d’avoir eu comme effet, cette nuit, d’échanger l’été contre l’automne. Les fougères ont déjà des taches rousses. Je demande le chemin à un homme dont la maison est entourée d’un petit mur. Dix minutes plus tard on fait la conversation. Dans le prochain village où j’aimerais faire halte, peu de vie à percevoir. Les nombreuses maisons de vacances font de ces villages des villages fantômes. Une des raisons pour laquelle les commerces et les écoles disparaissent. Encore deux kilomètres jusqu’à Erezée. Dans un jardin, une brouette remplie de bois d’élagage, une femme aux gants de jardinage et dans sa main droite une cisaille. Une brève rencontre. Je suis invitée à passer la nuit chez elle, si toute fois cela ne serait pas possible au presbytère. Une demi-heure plus tard je suis en face de la charmante maison de couleur ocre. Anne m’ouvre: “Bienvenue!”

GPX Bestand Bande – Amonines

Braambessen

De natuur is bedekt met een wit ochtendtapijt. Het voelt wat frisser aan. Uit de schoorstenen komt witte rook. De geur van verbrand hout. Talrijke spinnenwebben zijn zichtbaar, echte kunstwerkjes. De kleine waterdruppels zijn net kristallen parels, die de hele omgeving reflecteren. Het is net alsof de natuur aan het toveren is. Mijn rugzak weegt wat zwaarder. Ook Maria toverde deze morgen, het één na het ander kwam te voorschijn: twee dozen makreel, tonijn, gemengd fruit en een Boskoop appel uit eigen tuin.

De braambessen staan op ooghoogte in massa naar me te lonken. Zou ik of niet? Aantrekkelijk. Ik bekijk de struik en zie dat er niet van werd gesmuld. Ik kan het niet laten. Mijn ogen sluiten zich terwijl mijn smaakpapillen in actie komen. Hmm, verrukkelijk. Dank je moeder natuur.

Tien uur in de morgen. Geen beweging in de dorpen, alsof iedereen nog slaapt. Oost-Indische kers – blad, steel en bloem – mijn portie antibiotica voor de dag. De zon baant zich een weg doorheen het wolkendek. Een postbode doet zijn ronde. De pluizen van de uitgebloeide distels kleven aan elkaar van de vochtigheid. De witte bloemen van de Convolvulus brengen lichtpunten in de groene berm. In de tuinen: Dahlia, Phlox, anemonen, gladiolen. De grond is rood en kleeft aan mijn voeten.

De regendag van gisteren geeft me het gevoel dat in één nacht de zomer plaats heeft gemaakt voor de herfst. De varens vertonen al roestbruine vlekken.
Ik vraag een man naar de weg, zijn huis is omringd door een muurtje. Na tien minuten zitten we samen wat te praten. In het volgend dorp waar ik graag halte houd, is weinig leven te bespeuren. De vele vakantiehuizen maken van deze mooie plaatsen spookdorpen. Eén van de redenen waarom plaatselijke handelaars en scholen verdwijnen. Nog twee kilometer tot aan Erezée. In een tuin, een kruiwagen gevuld met snoeihout, een vrouw met tuinhandschoenen en in haar rechterhand een snoeischaar. Een korte kennismaking. Ik word uitgenodigd voor de nacht, indien het me niet zou lukken in de pastorie. Een half uur later sta ik aan een okergeel en charmant huis. Anne doet open: “Welkom!”

De Ourthe

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Je me plais bien au bord de l’Ourthe. Je suis un sentier direction La Roche. Celui-ci se situe sur l’autre rive et là où passe la GR57. Les canards continuent de flotter calmement lorsque je suis à un demi-mètre d’eux.

Des obstacles m’obligent à marcher sur des rochers se trouvant dans l’eau et de quitter le sentier de terre. Beaucoup d’arbres renversés empêchent le passage, il faut alors choisir: monter et descendre où ramper. Mettre et enlever et remettre le sac à dos… il m’arrive même d’oublier que je le porte sur mon dos, mais heureusement je m’en tire avec juste un peu de peur. Des racines glissantes. Mauvaises estimations de ma longueur de jambes… Un sentier d’aventures, comme si je parcourais un quatre cent mètres haies. Le chemin exige une certaine vigilance. Je prends les obstacles un par un, sans trop de réticences et sans trop d’efforts, tout calmement, c’est presque un jeu. Après deux heures de marche j’ai à peine trois kilomètres dans les jambes. Les mûres me reluquent. Après que Véronique m’ait raconté que les renards aiment les mûres, qu’ils urinent dessus, et qu’il est aujourd’hui défendu de les cueillir pour ne pas propager des maladies, je me retiens. Deux organes atteints par un parasite m’ont suffi. Je les laisse pour ce qu’elles sont et laisse de bon cœur leurs friandises aux renards.

À un certain moment je suis obligée de traverser l’Ourthe car il n’y a plus de passage accessible. Je traverse à contrecourant et espère réussir à me tenir debout. L’eau me rentre dans les souliers. Mon pantalon ne reste pas sec. Au milieu de la rivière j’admire la beauté qui m’entoure. Une oasis de repos.

Réussi. J’ôte mes chaussures, essore mes chaussettes, sèche mes semelles. Pendant ce temps je récupère un peu et mon estomac me demande de la nourriture.

Plus loin, de retour sur la GR57, deux jeunes sur la rive, Julie et Arnaud. Julie a un raton-laveur avec elle. L’animal a atterri un jour sous leur voiture et depuis il est devenu leur compagnon. Quel animal intelligent. Ses petites pattes ressemblent à des doigts et il sait, avec beaucoup d’agilité, charmer Julie.

À Maboge j’ai des doutes sur l’hébergement. La désobligeance de la femme ainsi que le fracas me font choisir de continuer plus loin. Il est presque vingt heures et le soleil du soir est presque disparu derrière les collines. Empruntant une pente de dix-huit pourcent au trot, je me dirige vers La Roche. Je rencontre un cerf… et encore un… cela me redonne du courage. Le soleil est presque couché. Il colore encore les troncs d’arbres de différents tons rougeâtres, comme si le bois était en flammes. Le ciel se colore de teintes mauves et roses. Le soir tombe. Le silence dans le bois est autre que celui du matin. J’arrive juste avant la nuit à La Roche. Je m’endors au-dessus d’une écurie.   

GPX Bestand Engreux – Maboge

La Roche

Ik heb het best wel naar mijn zin aan de oevers van de Ourthe. Ik volg een pad richting La Roche aan de andere kant van de rivier, waar de GR57 ligt. De eenden blijven rustig drijven wanneer ik op een halve meter afstand van hen sta. Hindernissen dwingen me ertoe om van de aardeweg af te wijken en rotsen in het water te bewandelen. Veel ontwortelde bomen verhinderen de doorgang, en dan is het of klimmen en dalen, of kruipen. Rugzak af, op, af… het gebeurt zelfs dat ik vergeet dat ik hem op mijn rug draag en dan kom ik er gelukkig met de schrik vanaf. Gladde wortels. Verkeerd inschatten van mijn beenlengte… Een avontuurlijk pad, alsof ik een vierhonderd meter hordenloop doe. De weg vraagt een zekere waakzaamheid. Eén voor één neem ik de obstakels aan zonder tegenzin en zonder teveel inspanning, in alle rust, het is bijna een spel. Na twee uur stappen heb ik amper drie kilometer in de benen. Braambessen staan naar me te lonken. Nadat Veronique me wist te vertellen dat vossen graag braambessen lusten, ze erop urineren, en er daarom een verbod is gekomen ze te plukken wegens het verspreiden van ziektes, moest ik toch wel even slikken. Twee aangetaste organen door een parasiet zijn wel voldoende geweest. Ik laat de bramen voor wat ze zijn en gun de vossen deze lekkernij.

Op een gegeven moment ben ik genoodzaakt de Ourthe over te steken omdat er geen doorkomen meer aan is. Tegen de stroom in, ga ik er tegenaan in de hoop dat ik recht blijf. Het water loopt in mijn schoenen. Mijn broek blijft niet droog. Middenin de rivier sta ik te kijken naar de schoonheid rondom mij. Een oase van rust. Gelukt! Ik doe mijn schoenen uit, kousen worden uitgewrongen, zolen worden gedroogd. Ondertussen recupereer ik wat en vraagt mijn maag naar voedsel. Verderop terug op de GR57 zitten twee jongeren aan de oever, Julie en Arnaud. Julie heeft een wasbeer bij zich. Het dier was onder hun wagen terecht gekomen, sedertdien is het hun metgezel geworden. Wat een slim dier. Zijn kleine poten zijn net vingers en hij weet met een behendigheid Julie in de ban te krijgen.

In Maboge is er twijfel voor overnachting. De onvriendelijkheid van de vrouw in de gîte en de luidruchtigheid doen me beslissen om verder te stappen. Het is bijna twintig uur en de zon verdwijnt achter de heuvels. Met een klim van wel achttien procent en in draf vertrek ik richting La Roche. Een ontmoeting met een ree… en nog één… geeft me moed. De avondzon is bijna verdwenen. Ze kleurt de boomstammen in verschillende tinten rood en oranje, alsof het bos in vuur en vlam staat. De lucht krijgt paarse en roze schakeringen. Het wordt donker. De stilte in het bos voelt anders aan dan ‘s morgens. Nog net voor de zon volledig ondergaat, kom ik aan in La Roche. Boven een paardenstal val ik in slaap.

 

La Roche

Oud en nieuw-l’ancien et le nouveau

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‘La Symphonie des Saveurs’, non seulement cela sonne bien, il s’y ont de délicieuses friandises. Brigitte, la propriétaire vient s’asseoir prês de moi pendant que je bois un café. Sujet de conversation: femmes, être mère, être enfant. Détendue.

Il est déjà midi quand je quitte Houffalize. Je marche le long d’un centre de vacances, entrant et sortant des bois. Sur un chemin de terre entre bois et champs j’entends une buse. Je m’arrête un instant et regarde autour de moi. Haut dans le ciel j’aperçois l’oiseau. Je regarde sur mon gps. Quelque chose n’est pas juste, j’ai pris une mauvaise direction. Je fais demi-tour et cherche un raccourci. Je rentre de nouveau dans Houffalize. Je cherche mon pédomètre pour savoir l’heure qu’il est, et constate qu’il a disparu. Allez, de retour sur mes pas en espérant le retrouver. Exactement huit-cent mètres plus loin le pédomètre est à mes pieds. Pour la troisième fois je rentre dans Houffalize. J’espère que cette fois c’est la dernière. Ceci est le résultat, lorsque je ne suis pas mon intuition je me trompe de direction, je cherche un raccourci pour quand même devoir retourner….un bel exemple pour comprendre que le ‘temps’ ne se laisse pas manipuler. Heureusement que la buse m’ en a  fait prendre conscience.

De chaque côté du chemin, de la bruyère. Des papillons font des va-et-vient. Sur le sol de gros cailloux. Je profite amplement de la marche et de cette façon de voyager. Parcourir le chemin. Cela me parait l’évidence même. Fondre avec la nature, suivre le courant de la vie (si tu ne te trompe pas de chemin, et même cela en fait partie). Mon corps se rempli d’une sensation subtile, fine et profonde. Amour et vie coulent dans toutes mes veines. Cela m’apporte une certaine confirmation, quelque chose qui s’installe jusqu’à dans mes plus petits vaisseaux. Le tout me parait juste. Très vite ma pensée vient mettre des bâtons dans les roues. ‘que vais-je faire de mon logement, des gens que j’aime, de mes affaires…’ idées qui me passe par la tête. Juste à cet instant, je suis confrontée avec le matérialisme dans la nature. Des déchets laissés pour compte, du papier, des emballages qui réfèrent au monde digital, un viaduc sur lequel les autos défilent à toute vitesse. Le contraste est grand. Je laisse tomber tous cela.Le futur me montrera bien le chemin à suivre. Avoir confiance en la vie!

Je suis invitée demain chez des amis, pour une fête. J’ai bien envie d’y aller, la situation ne le permet pourtant pas. La distance pour y parvenir est trop grande. Je me demande si cela à un rapport avec le fait que déjà toute la journée, les choses ne tournent pas rond. Qu’est-ce qui ce passe? J’y vais où j’y vais pas! Doute. Une certaine détermination s’installe  et me fait comprendre que terminer ce que j’ai entrepris est prioritaire. L’envie ne va pas s’enfuir et quand le moment sera venu, tout coulera de source. De la peine et de la joie se font ressentir. De la peine pour ce que je laisse derrière moi et de la joie pour la nouveauté que j’accueille.

Autour de moi un concert d’oiseaux. Des larmes coulent. Lâcher les choses fait partie du renouvellement. Approximativement trente degrés. Un chemin qui monte. Des roches. Des criquets. L’odeur de l’herbe sèche. Mon sac pèse. Je traine mon corps en avant. Je pose très consciemment chaque pied par terre. Le mot croisade me vient à l’esprit. Un cycliste arrive à toute vitesse sans s’annoncer. Je sursaute et crie ‘non de… les sonnettes de vélos ne sont pas faites pour les chiens’ oeps, cela me ramène à l’instant présent.

À Bonnerue je fais un détour par le chêne de quatre-cents ans. La GR57, qui n’est pas à sous-estimer, se termine pour aujourd’hui à Nisramont sur Ourthe, en une charmante compagnie qui m’offre spontanément un lit pour la nuit. Un martin-pêcheur. Un héron blanc. Des orages au loin. Une goutte par ci, par là. Avant de me coucher je me baigne dans l’Ourthe. La foudre éclaire les rives .

GPX Bestanden Engreux – Maboge

Oud en nieuw

‘La Symphony des Saveurs’, dat klinkt niet enkel goed in de oren, ze hebben er ook heerlijke lekkernijen. Brigitte, de eigenares, zet zich erbij terwijl ik een koffie drink. Onderwerp: vrouwen, moeder zijn en kind zijn. Ontspannen. Pas op de middag verlaat ik Houffalize. Ik wandel langs een vakantiecentrum. Bos in, bos uit. Op een aardeweg tussen veld en bos hoor ik een buizerd. Ik sta even stil en kijk om me heen. Hoog in de lucht zie ik de vogel. Ik kijk op mijn gps. Er klopt iets niet en ik zie dat ik de verkeerde kant opwandel. Ik zoek een kortere weg en stap terug tot Houffalize. Zoekend naar mijn pedometer om het uur te weten, kom ik tot de constatatie dat hij er niet meer is. Allé, dan maar weer terug op mijn passen, op goede hoop. Op exact achthonderd meter ligt de pedometer voor mijn voeten. Voor de derde maal wandel ik Houffalize in. Hopelijk nu wel de laatste keer. Het gevolg van mijn buikgevoel niet te hebben gevolgd: verkeerd wandelen, een kortere weg zoeken om die dan toch terug te moeten… Een mooi voorbeeld van hoe je ‘tijd’ niet kan manipuleren. Gelukkig bracht de buizerd me tot bewustzijn.

Aan beide zijden van de weg heide. Vlinders fladderen heen en weer. Op de weg grote keien. Ik geniet van het wandelen en van deze manier van reizen. De weg bewandelen. Het voelt als een vanzelfsprekendheid. Eén worden met de natuur, de flow van het leven volgen (als je niet verkeerd loopt en zelfs dat hoort erbij). Mijn lichaam wordt gevuld met een subtiele, fijne, diepe gewaarwording. Liefde, leven stroomt door mijn hele lichaam. Het brengt een zekere bevestiging met zich mee, die zich voelbaar installeert tot in de kleinste adertjes. Het voelt juist. Heel snel komt mijn denken roet in het eten gooien. ‘Wat met mijn woonst, met de mensen die ik liefheb, met mijn spullen…’, gaat door mijn hoofd. Net op dat moment word ik geconfronteerd met materie in de natuur. Achtergelaten afval, papier, verpakkingen die verwijzen naar de digitale wereld, een viaduct waar auto’s over zoeven. Het contrast is groot. Ik laat los, voor wat het is. De toekomst zal me hier verder wel wegwijs in brengen. Vertrouwen in het leven!

Morgen ben ik uitgenodigd bij vrienden voor een feest. Ik heb een verlangen om te gaan, de situatie nu laat het echter niet toe. De afstand is te ver om er te geraken. Heeft dit nu te maken met het feit dat de hele dag mijn weg niet vlot verliep, stel ik mezelf de vraag. Wat gebeurt er? Ga ik of niet? Twijfel. Een vastberadenheid vertelt me dat wat ik nu bezig ben eerst afgewerkt moet worden. Het verlangen zal niet weglopen en als de tijd er rijp voor is, zal alles wel vloeien. Verdriet en vreugde zijn voelbaar. Verdriet om het achterlaten en terzelfdertijd vreugde voor het nieuwe dat voor de deur staat. Rondom mij een concert van vogels. Tranen vloeien. Lossen is vernieuwing.

Ongeveer dertig graden. Een stijgende weg. Rotsen. Krekels. De geur van gedroogd gras. Mijn rugzak weegt. Ik sleep mijn lichaam voort. Iedere stap zet ik bewust. Het woord kruistocht komt in me op. Een fietser zoeft razendsnel voorbij, onaangekondigd. Ik schrik en floep eruit: “Non de… les sonnettes de vélos!” Oeps! Dit brengt me terug in het hier en nu. In Bonnerue maak ik een ommetje naar een vierhonderdjarige eik. De niet te onderschatten GR57 eindigt vandaag in Nisramont aan de Ourthe, in gezellige compagnie die me spontaan een bed aanbiedt. Een ijsvogel. Een witte reiger. Onweders in de verte. Een druppel hier, één daar. Voor het slapengaan neem ik nog een bad in de Ourthe. De bliksem verlicht de oever.

 

Découvrir

 

sdr

Chooz (France)

Hier soir j’ai reçu un message de ma filleule Liudmila  ‘J’ai réussi.’ Que je suis fier d’elle! Une courte promenade vers le château de Vêves, en compagnie de Brigitte. Une heure plus tard il est temps de se dire au revoir.

De Gendron je descends la colline direction la Lesse et Houyet. Au loin de la musique, longboard skaters. Chaque année, ici, la route est fermée pour cet évènement. C’est dingue la façon dont ces garçons descendent la colline à du 40 à 60 km/h sans aucune protection. Arrivés en bas, un nuage blanc de caoutchouc brulé provenant de leurs chaussures.

Houyet vers Wiemme. De gros nuages gris. Je n’y échappe pas. Sur le chemin je rencontre des personnes. “Vous allez direction Wiemme?” “Oui “, me répond une femme. “Oh super, alors je suis le même chemin.” Nous bavardons encore un peu. Une bonne averse de grêles. Protéger mon sac à dos. Mon super imperméable coutant à peine huit euros, me tient bien au sec. Tonnerre, éclairs et grêles s’alternent. Les flaques d’eau sont inévitables. L’orage ne me dérange pas. Sans notion du temps je continue ma marche. Une confiance totale. Seulement deux heures plus tard que je me rends compte que je marche direction Wiemme. Pas deux km mais dix km sur place…un fou rire sans suit.

Arrivée dans la cantine je me laisse tenter par un hotdog croustillant.

Une heure plus tard mes vêtements sont secs et je reprends la route. L’orage violent suivant. Je suis mon gps et essaie de prendre le chemin le plus court. Un sentier le long d’un domaine militaire. Le tonnerre au-dessus de ma tête. J’hésite. Est-ce que je retourne sur mes pas ou bien je continue dans le bois? Il pleut des cordes. Dans le bois plus de signal gps. Par ce temps je me sens plus en sécurité ici que le long de la route où les autos foncent autour de moi. Le sentier est impraticable. A cause de la boue épaisse je sens mes chaussures glisser de mes pieds. Mes sens sont sur le qui-vive. Je continue. En communion avec la nature. Sans signalisation. Je regarde autour de moi. La sortie. Par où?

Je suis les traces d’un animal. De hautes herbes couchées. La lumière d’un terrain vague. Des herbes qui montrent la présence d’un cours d’eau. Le bruit. Tous des signaux qui m’aident à sortir d’ici. Jamais pensé que j’oserais. Entre de hautes ronces, orties et fougères. Sous mes pieds un doux tapis de mousse. Des champignons dégageant une odeur insupportable. Une plaine. Un barbelé. La route. Un panneau ‘Baronville 1 km’. Mon chemin le plus court fut le plus long. Presque deux heures pour parcourir un kilomètre.

Ça m’a apporté de la joie, de la sagesse et de la richesse. Contente d’être sortie du bois et fier d’avoir osé… eh bien quel expérience éducative. Sur la route je sors mon pouce. Givet et puis direction Chooz. Une visite chez de bons amis en France. Michèle et Gérard, rencontrés sur mon chemin de Compostelle en 2014.

GPX bestand Hastière-Par-Dela à/naar Vodelee

GPX bestand Vodelee à/naar Fagnolle

GPX bestand Fagnolle à/naar Chooz (France)

Ontdekken

Gisteravond nog een sms ontvangen van mijn metekind Liudmila. ‘Geslaagd.’ Wat ben ik fier op haar! Samen met Brigitte een korte wandeling naar het kasteel van Vêves. Een uur later, tijd voor afscheid. Vanaf Gendron wandel ik de heuvel af richting de Lesse naar Houyet. In de verte muziek, longboard skaters. Ieder jaar wordt de straat hier afgesloten voor dit evenement. Gek hoe deze jongeren aan 40 à 60 km/u de heuvel afstormen zonder extra bescherming. Beneden aangekomen, een witte wolk van verbrand rubber van hun schoenen.

Houyet naar Wiemme. Dikke grijze wolken. Ik ontsnap er niet aan. Op de weg ontmoet ik mensen. “Vous allez direction Wiemme?” “Oui”, antwoordt een vrouw. “Oh super, alors je suis le même chemin.” We praten nog wat. Een fikse hagelbui. Rugzak beschermen. Mijn superregenvest van amper acht euro weet me droog te houden. Donder, bliksem en hagel wisselen elkaar af. Plassen zijn onmogelijk te vermijden. Het onweer kan me niet deren. Zonder notie van tijd stap ik verder. Een totaal vertrouwen. Pas na twee uur word ik mij ervan bewust dat ik inderdaad naar Wiemme aan het stappen ben. Geen twee kilometer, wel tien, sur place…de slappe lach volgt. Aangekomen in de kantine laat ik me verrassen met een krokante hotdog.

Een uur later zijn mijn kleren droog en ben ik terug op weg. Een volgende hevige onweersbui. Ik volg mijn gps en probeer de kortste weg te nemen. Een pad naast een militair domein. Gedonder boven mijn hoofd. Twijfel. Keer ik nu terug of wandel ik verder het bos in? Het regent pijpenstelen. In het bos verdwijnt mijn gps-signaal. Met dit weer voel ik me hier veiliger dan op een weg waar ze langs mij heen razen met de wagen. Het pad is onmogelijk te bewandelen. In de dikke modder voel ik hoe mijn schoenen wegglippen van mijn voeten. Mijn zintuigen staan op scherp. Ik ga door. Eén met de natuur. Zonder bewegwijzering. Ik kijk rond. De uitgang. Waar? Ik volg de sporen van een dier. Lange grassen die plat liggen. Het licht van open terreinen. Grassen die aantonen dat er een waterstroom is. Het geluid. Allemaal signalen die me helpen hieruit te komen. Nooit gedacht dat ik dit zou durven. Tussen hoge bramen, netels en varens. Onder mijn voeten een zacht tapijt van dik mos. Paddenstoelen die een ondraaglijke geur afscheiden. Een open veld. Een prikkeldraad. De weg. Een bord ‘Baronville 1 km’. Mijn kortste weg werd de langste. Bijna twee uur voor een kilometer… Het bracht me vreugde, wijsheid en rijkdom. Blij dat ik het bos uit ben en fier dat ik het gedurfd heb en… amai wat een leerrijke ervaring. Op de weg steek ik mijn duim uit. Givet en dan naar Chooz. Een bezoek aan goede vrienden in Frankrijk. Michèle en Gerard ontmoette ik op mijn weg in 2014 richting Santiago de Compostela.