Crowdfunding au profit de la maladie de Charcot

‘Quand la buse me montre le chemin’ – un pèlerinage à travers la Belgique.

Quatre-vingts jours part toutes les églises Saint-Jacques de Belgique.

Le livre est en faveur de la recherche sur la Maladie de Charcot, asbl Jacobus et Vipassana.

Le livre sera imprimé en français et néerlandais

Merci pour votre aide, pour votre soutien et/ou de parler avec autant de personnes que possible.

Merci,
Cordialement,

Jasmine

Luik – Liège

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Je repense à la situation d’hier soir. Sarah, chez qui j’ai logé cette nuit est issue d’une famille de témoins de Jéhovah. Elle même s’en distancie parce qu’elle a vu que les gens ne vivaient pas ce qu’ils prêchaient et que pour elle, certaines choses étaient intolérables. Un peu comme l’image que j’ai de mes grands-parents et leur religion.

Quand j’étais une enfant, j’allais tous les dimanches à la messe accompagnée de ma marraine. C’était la fête pour moi. Lorsque qu’elle est décédée j’y suis allée avec mes grands-parents. J’entends encore mon grand-père dire, “Tu as vu celui-là, il a une nouvelle femme, qu’est-ce que cette robe…”, chuchotait -il à l’oreille de ma grand-mère. Si ce n’était pas ces paroles, c’était son regard, qui scrutait les alentours, qui en disait long. Ça me faisait de la peine de voir et d’entendre ces choses. Chaque dimanche la même chanson. Une des raisons pour laquelle je ne suis plus allée à la messe du dimanche. Je ne pouvais pas comprendre car c’était l’opposé de ce que l’église nous dictait. Chose qui se passe sans doute avec toutes les religions. Et quelque part chose aussi qui se distancie de la religion ou de toute expérience spirituelle. Cependant, étant gamine, je ne le distinguais pas.

L’odeur, les irritations que je ressens dans les banlieues de Liège m’indisposent. L’odeur du tabac qui s’échappe par les portes d’entrée, l’urine d’êtres humains ou d’animaux. Je dois faire bien attention où je pose les pieds. Les cris et les hurlements des gens entre eux. Je me concentre sur ma propre personne pour trouver un équilibre. Je sens de la peine, mal pour ce que je vois et que j’entends.

Je m’arrête, respire profondément. Regarde autour de moi. J’entends plusieurs chants d’oiseaux aux alentours, le cri de la buse. Une paix s’installe dans mon cœur. C’est la première fois que je me réjouis d’aller quelque part. Le repos d’un espace sacré. Une église, un temple, une synagogue, une mosquée, une forêt, une chapelle… peu importe. Un espace en ville où règnent le calme et le silence. Un espace où tout le monde peut aller et venir, où tout le monde est le bienvenu. Où il n’y a pas de différence entre hommes et femmes, sans distinction, d’ascendance, d’origine, de religion. Un espoir qui vit en moi est que ces choses se réaliseront dans différents espaces sacrés. Un espace où tout le monde serait reçu à bras ouverts.

“L’église Saint-Jacques le mineur de Liège. La troisième et dernière sur cette route de Belgique. Un exemple de d’art gothique tardif. Pas écrasant, bien équilibré. On y trouve aussi bien une statue de Saint-Jacques le majeur qu’une de Saint-Jacques le mineur. Toutes les deux sculptées par Jean Del Cour. Une relique de Saint-Jacques le majeur est présente et une chapelle est consacrée aux pèlerins sur le chemin de Compostelle.

Saint-Jacques le mineur fut parait-il un membre de la famille de Jésus. Après le décès de ce dernier il se retrouve à la tête de l’église de Jérusalem. Dans les années cinquante il s’assure que les non-juifs puissent eux aussi se convertir au christianisme. Il meurt en l’an soixante-deux”, m’aprends le guide de l’église.

La banlieue m’a fatigué et je décide de dormir à Liège. Dans les rues de Liège je rencontre une connaissance d’un passé lointain. Une poignée de main. Satisfaite de ce qui fut autrefois. Le personnage disparait. Satisfaite de ce qui est. Le monastère des Bénédictines est le bâtiment où je fais halte aujourd’hui. Contente de pouvoir terminer ma journée dans cet endroit.

GPX Bestanden Soumagne – Liège

Luik

De situatie van gisteravond komt terug in mijn hoofd. De familie van Sarah, bij wie ik heb overnacht, zijn ook Jehovagetuigen. Zelf doet ze er afstand van omdat ze zag dat mensen er niet naar leefden en er voor haar bepaalde zaken niet door de beugel konden. Een beetje zoals het beeld dat ik had van mijn grootouders en hun geloof. Als kind ben ik iedere zondag naar de mis geweest, samen met mijn doopmeter. Het was voor mij altijd feest. Toen ze overleed ben ik nog samen met mijn grootouders gegaan. Ik hoor de woorden nog van mijn grootvader: “Heb je den dezen gezien, die heeft een nieuwe vrouw, wat voor een kleed is dat…”, fluisterde hij in de oren van mijn grootmoeder. Waren het zijn woorden niet, dan zei zijn rondkijkende blik al voldoende. Het deed pijn dat te horen en te zien. Iedere zondag was het hetzelfde liedje. Een van de redenen waarom ik niet meer naar de zondagsmis ben gegaan. Dat kon ik niet plaatsen en het stond zo haaks op wat ons werd bijgebracht in de kerk. Iets wat in iedere religie wel voorkomt. En wat eigenlijk ook los staat van religie of enige spirituele belevenis. Dat kon ik toen, als kind, niet zien.

De geur en de prikkels die ik ontvang in de voorsteden van Luik maken me misselijk. Tabakslucht die via voordeuren naar buiten glipt, urine van mens en dier. Het is opletten geblazen bij het neerzetten van mijn voeten. Het geroep en geschreeuw van mensen tegen elkaar. Ik focus me op mezelf om zo een evenwicht te vinden. Een pijn is voelbaar, pijn om wat ik hoor en zie. Ik sta stil. Adem diep in en uit. Kijk rondom mij. Verschillende vogels laten zich horen, de kreet van de buizerd. Een rust installeert zich in mijn hart. Het is de eerste keer dat ik ernaar uitkijk om ergens te zijn. De rust van een sacrale ruimte. Een kerk, tempel, synagoge, moskee, bos, kapel… wat het ook moge zijn. Een ruimte waar rust en stilte te vinden is, middenin een stad. Een ruimte waar iedereen vrij mag bewegen, iedereen welkom is. Waar geen onderscheid is tussen man en vrouw, afkomst, origine of geloof. Een hoop die ik koester, dat dat in de verschillende sacrale ruimtes mag zijn en ontstaan. Een ruimte waar iedereen met open armen wordt ontvangen.

De Sint-Jacobs de Mindere kerk van Luik. De derde en laatste op deze tocht door België. Een toonbeeld van late gotiek. Niet overdonderend, maar evenwichtig. Zowel een beeld van Jacobus de Meerdere als van Jacobus de Mindere, twee beelden gemaakt door Jean Del Cour. Een relikwie van Jacobus de Meerdere en een kapel opgedragen aan de pelgrims op weg naar Compostela. Sint Jacob de Mindere zou een familielid geweest zijn van Jezus. Na het overlijden van Jezus komt hij aan het hoofd te staan van de kerk van Jeruzalem. Hij zorgde ervoor dat niet-joden zich ook kunnen bekeren tot het christendom. Hij sterft in het jaar tweeënzestig. Dat alles kom ik te weten van de gids in de kerk. De voorsteden hebben me vermoeid en ik beslis om in Luik te overnachten. Op straat ontmoet ik iemand uit mijn ver verleden. We schudden elkaar de hand. Een goed gevoel van wat ooit was. De persoon verdwijnt. Een goed gevoel van wat is. Het benedictijnenklooster wordt mijn halte voor de nacht. Blij dat ik hier mijn dag kan eindigen.

 

Café du Centre

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Sept heures, je m’éveille dans la maison de Paula, quatre-vingt-deux ans. Elle est momentanément nécessiteuse, avec un poignet cassé lors d’une chute. Une heure plus tard Paula s’éveille. Je prépare le petit-déjeuner et cuit une omelette. Je l’aide à beurrer ses tartines. La vaisselle. Sa fille Bernadette vient la chercher pour aller à l’hôpital. Elle m’ouvre son cœur du fait qu’elle ne peut pas placer sa maman dans une maison de repos. On parle un peu ensemble. Quand je quitte la maison je vois deux dames souriantes.

Encore quelques nuages gris dans le ciel. Un défi. Traverser une prairie, durant un kilomètre, alors que des vaches y pâturent. Après l’histoire du taureau de la dernière fois! Pfff, j’essaie de me convaincre que tous se passe entre mes deux oreilles, ce qui est vrai d’ailleurs. Je réussi. Soulagement. Je sens des gouttes ruisseler le long de ma colonne vertébrale.

À Clermont-sur-Berwinne l’avant dernière église Saint-Jacques le majeur de Wallonie. (il en reste encore une dans les environs de Charleroi, qui m’a échappée). Une agréable surprise m’attend lorsque j’entre dans le village. Le village est nommé un des plus beaux villages de Wallonie pour la province de Liège, et à juste titre. Contre le mur de l’église, des tombes datant des années seize-cents.

À Thimister. La terrasse du ‘Café du Centre’, chez madame Renée et son fils Manu. Que de joie et de bonté palpable ici. Un homme âgé arrive. Il s’appelle Victor Hugo, oui oui tu lis bien. Quatre-vingt-douze ans. Il raconte quelques anecdotes au sujet de son nom. “Ah, ne me parle surtout pas des Allemands. Je me suis caché quatre ans pendant la guerre. Ils ont tué sept de mes frères, on était douze.” Il dit encore, avec un regard de chenapan “Les Ardennais sont des ‘tièstus’, mais il faut aussi dire qu’il ne faut pas leur marcher sur les pieds parce qu’ils ont bon cœur.”

Je quitte les bois pour me rendre dans la pleine. Les bruits de la nature font place à ceux des véhicules. Je pense à la buse. Je me rends compte qu’il y a quelque jours que j’en ai vu une. Elle me manque un peu. Au même moment j’en vois un couple et je les entends crier. Je sourie. Elle ne sont pas parties. Le soir tombe déjà beaucoup plus vite que la semaine dernière. Vingt heures. Une femme m’emmène chez sa sœur malade, car je ne peux loger chez elle à cause de son mari. Je marche vingt minutes en sa compagnie. Je suis fatiguée. La femme m’assomme avec des questions: “Pourquoi vous faîtes le chemin, vous êtes catholique? Parce que vous allez d’église en église.” Je la regarde et lui demande: “Pourquoi je dois l’être pour faire cela!” “Bhein vous les catholiques vous êtes quand même toujours à la recherche? J’essaye de comprendre.”  J’essaie de lui expliquer: “Madame toutes vos questions servent à quoi? Est-ce de la recherche! Moi j’essaye de vivre dans l’instant présent et les réponses me viennent d’elles même, à l’improviste.” “C’est quoi l’instant présent? Nous les témoins de Jéhovah on laisse tout le monde entrer.” “Oh madame je vais vous prendre au mot!”,  lui dis-je en souriant. Arrivée chez sa sœur je vois très vite qui n’a rien à dire. La sœur ne me regarde pas, n’ose pas parler librement, parle à voix basse. Je remarque ce qui se passe et interrompt le comportement intrusif de la femme qui m’a menée jusqu’ici en continuant la conversation. “Mia, je comprends si cela ne te convient pas. Ne t’inquiète pas.” En lui disant cela je vois que soudainement elle ose me regarder et me dire, “Je n’aime pas, c’est mon privé.” Elle me regarde et me sourit. “Je te comprends et te suis, avec respect.” J’ai déjà vu beaucoup de comportements autoritaires mais je dois dire que celui-ci m’échappe complètement. Soudainement la femme, qui m’a menée jusqu’ici disparait en fumée. Et je me retrouve dans le noir en plein milieu d’un quartier social. Heureusement je trouve rapidement un abri sûr et chaleureux.

GPX Bestand Verviers -Soumagne

Café du Centre

Zeven uur, ik ontwaak in het huis van Paula, 82 jaar. Een uur later ontwaakt mijn gastvrouw. Ze is momenteel hulpbehoevend na een val. Een gebroken pols. Ik maak het ontbijt klaar en bak een omelet. Ik help haar bij het smeren van haar boterhammen. De vaat. Haar dochter Bernadette komt haar oppikken om naar het ziekenhuis te gaan. Ze lucht haar hart bij me omdat ze haar mama niet naar een rusthuis kan brengen. We praten wat met elkaar. Wanneer ik het huis verlaat, zie ik twee lachende dames.

Nog wat grijze wolken aan de lucht. Een uitdaging, een weiland van één kilometer oversteken tussen koeien. Na de stier van de vorige keer… Pfff, ik overtuig mezelf dat de angst tussen mijn oren zit, wat ook zo is. Het lukt me. Ontlading. Zweetdruppels voel ik langs mijn rug afdalen. In Clermont-sur-Berwinne, de voorlaatste Sint-Jacobs de Meerderekerk in Wallonië (eentje in de buurt van Charleroi is me ontsnapt). Een aangename verrassing wanneer ik het dorp binnenstap. Het dorp is uitgeroepen tot één van de mooiste in Wallonië, en terecht. Een aangename ontmoeting met la sacristine die de deur van de kerk voor me opent. Tegen de muur van het gebouw grafzerken uit 1600.

In Thimister. Het terras van ‘Café du Centre’, chez madame Renée en haar zoon Manu. Wat een vreugde en vriendelijkheid is hier voelbaar. Een bejaarde man komt aangewandeld. Zijn naam Viktor Hugo, jaja, je leest het goed. Tweeënnegentig jaar. Hij vertelt een paar anekdotes rond zijn naam. “Ah, ne me parle surtout pas des Allemands. Je me suis caché quatre ans pendant la guerre. Ils ont tué sept de mes frères, on était douze.” Hij weet nog te vertellen: “Les Ardennais sont des ‘tièstus’ (koppig), mais il faut aussi dire qu’il faut pas leur marcher sur les pieds parce qu’ils ont bon cœur”, zegt hij met deugnietenogen.

Ik begin de bossen achter me te laten, open velden verschijnen. De natuurgeluiden maken plaats voor motorvoertuigen. Ik denk aan de buizerd. Ik besef dat het al een paar dagen geleden is dat ik er één zag. Ik mis ze wel een beetje. Net op dat moment zie ik een koppel en hoor ik ze roepen. Mijn mondhoeken trekken omhoog. Weg zijn ze niet! De avond valt al veel sneller dan een week geleden. Twintig uur. Een vrouw neemt me mee naar haar zieke zus, omdat ik bij haar niet kan overnachten omwille van haar man. Twintig minuten wandel ik verder met haar. Ik ben moe. De vrouw vuurt vragen op me af: “Pourquoi vous faîtes le chemin, vous êtes catholique? Parce que vous allez d’église en église.” Ik kijk haar aan: “Pourquoi je dois l’être pour faire cela!” “Bhein vous les catholiques vous êtes quand même toujours à la recherche? J’essaye de comprendre.” “Madame toutes vos questions servent à quoi? Est-ce de la recherche! Moi j’essaye de vivre dans l’instant présent et les réponses me viennent d’elles même, à l’improviste”, probeer ik me te verduidelijken. “C’est quoi l’instant présent? Nous les témoins de Jéhovah on laisse tout le monde entrer.” “Oh madame je vais vous prendre au mot!”, al glimlachend. Bij haar zus wordt me al snel duidelijk wie het onderspit moet delven. De zus neemt geen oogcontact, durft niet vrijuit spreken, praat met een heel stille stem. Ik neem het gesprek waar. Om een halt toe te roepen aan het opdringerig gedrag van de vrouw die me tot hier bracht, neem ik het over. “Mia, je comprends si cela ne te conviens pas. Ne t’inquiète pas.”  Door dit aan haar te melden zie ik een vrouw die me plots durft aan te kijken en tegen me zegt: “Je n’aime pas, c’est mon privé.” Ze kijkt me aan en lacht. “Je te comprends et te suis, avec respect.” Ik heb veel autoritair gedrag gezien, maar deze vorm overstijgt alles. Plots is de vrouw die me naar hier bracht met de noorderzon verdwenen. Daar sta ik in het donker middenin een sociale wijk. Gelukkig vind ik al heel snel een warm en veilig onderdak.

 

Vertrouwen – Confiance

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Avant de reprendre le chemin, je visite La Charmille au Haut-Mâret à Theux. Une drève de charme, longue de cinq cent soixante-treize mètres, datant du dix-neuvième siècle, étant aujourd’hui classée, et comptant à peu près quatre mille cinq cents arbres. L’enthousiasme de Luc était trop grand pour ne pas m’y rendre. S’y promener procure une drôle d’impression, comme si on fait du surplace. Après la promenade nous retournons vers la maison de Luc. Avant de commencer ma marche je goutte à la délicieuse soupe que Karine a faite. Luc me montre avec fierté son potager et la maison de jardin spéciale qu’il a construit lui-même. Elle parait être issue d’un conte de fées.

Hup, direction Polleur. Cette fois pas seule, Luc marche avec moi. Nous parlons de la nature et des richesses qu’elle nous apporte. Mon gps est branché. Je remarque que le chemin vers lequel Luc me dirige, se situe de l’autre côté de la route, selon le parcours décrit par mon gps. J’essaie de ne pas me faire de soucis et d’avoir confiance. Pas seulement confiance au chemin, mais aussi avoir confiance qu’aujourd’hui est différent d’hier. Pas facile quand la fatigue s’installe. Mais j’y parviens. Nous mangeons notre pique-nique ensemble, dans le bois. Pluie! Après plusieurs kilomètres les rôles s’inversent. Je retrouve le chemin alors que Luc s’égare.

J’entends et vois de l’incertitude chez lui. J’ai rarement pu jeter un regard dans le miroir réciproque si rapidement. Je le rassure, “Ne vous inquiétez pas, c’est juste. On est sur le bon chemin.” Puisqu’il est incertain et qu’il ne veut pas m’envoyer dans la mauvaise direction, il m’accompagne jusqu’à Polleur, où on se quitte. Il s’excuse d’avoir emprunté un autre chemin. “Vous savez Luc, c’est mon choix que vous m’accompagnez, mon choix de vous faire confiance et cela m’a permis d’apprendre des choses. Et on est toujours sur le bon chemin.” Un homme au cœur d’or. On se fait signe de la main, et je lui dis encore une fois “Le bonjour à Karine et dis-lui merci pour le délicieux potage.”

L’église Saint-Jacques de Polleur. Le soleil est de retour. J’envoie un message à Luc lui disant que je suis bien arrivée. Je me repose un peu. Je continue vers Verviers. Une grande ville que j’essaie de quitter le plus vite possible.

GPX Bestand Bois Renard – Verviers

Vertrouwen

Voor ik verder op weg ga, breng ik nog een bezoek aan La Charmille du Haut-Marais in Theux, een geklasseerde haagbeukendreef uit de negentiende eeuw. 573 meter lang met ongeveer 4500 bomen. Het enthousiasme van Luk was te groot om er niet heen te gaan. Erin wandelen brengt een vreemde gewaarwording, alsof je ter plaatse blijft wandelen. Na de wandeling rijden we terug tot aan het huis van Luc. Nog voor de wandeling proef ik de heerlijke soep van Karine. Luc toont me met fierheid zijn moestuin en het bijzondere tuinhuisje dat hij zelf in elkaar knutselde. Alsof ze uit een sprookje komen.

Hup, richting Polleur. Deze keer niet alleen, Luc stapt mee. We spreken over de natuur en de rijkdom die ze met zich meebrengt. Mijn gps staat aan. Ik zie dat de weg waar Luc me naartoe brengt aan de andere kant ligt van de weg, die uitgestippeld is op de gps. Ik probeer me geen zorgen te maken en te vertrouwen dat het ok is. Niet enkel vertrouwen in de weg, ook vertrouwen dat vandaag niet meer zoals vroeger is. Niet eenvoudig wanneer moeheid zich installeert. Het lukt me. We eten samen onze picknick in het bos. Regen! Na een paar kilometer draaien de rollen zich om. Ik zie de weg terug. Luc verliest hem deze keer. Ik hoor en zie onzekerheid bij hem. Amai, nog nooit zo snel een wederzijdse spiegel ontvangen. “Ne vous inquiétez pas, c’est juste. On est sur le bon chemin”, stel ik hem gerust. Omdat hij onzeker is en me niet op de verkeerde weg wil sturen, wandelt hij nog een deel mee tot net voor Polleur, waar we afscheid nemen van elkaar. Hij excuseert zich om de weg die anders verlopen is. “Vous savez Luc, c’est mon choix que vous m’accompagnez, mon choix de vous faire confiance et cela m’a permis d’apprendre des choses. Et on est toujours sur le bon chemin.” Een man met een hart van goud. We zwaaien naar elkaar, en nog eens… “Le bonjour à Karine et dis-lui merci pour le délicieux potage”, roep ik nog na. De Sint-Jacobskerk van Polleur. De zon is er terug. Ik stuur een sms naar Luc om te melden dat ik goed ben aangekomen. Ik rust wat uit. Verder naar Verviers. Een grootstad waar ik zo snel mogelijk probeer weg te raken.

 

 

 

Een aanrijding -Une collision

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Le chemin descend entre le château et l’église Saint-Jacques de Harzé. Sur un appui de fenêtre un paquet dans une enveloppe en plastique. Un livre. ‘Je suis un livre aban – Donné… Attrapez-moi, lisez-moi et relâchez-moi dans la nature….et rejoignez-nous sur le groupe Facebook ‘Classeurs de livre’’. Un livre de Stephen King, Le Fléau 2. Quelle bonne idée. Je remets le livre sur l’appui de fenêtre.

Par le sentier de la GR je rejoins la nature et le calme. Le feuillage s’épaissie. Les fleurs jaunes du millepertuis poussent au bord de la route. Une moto me dépasse. Un nuage de poussière. Je me retourne juste à temps. Un peu plus loin un quad après l’autre. Un boucan infernal. La boue éclabousse aux alentours. Comme dans un rêve où on se retrouve au milieu d’un champ avec le danger qui vient de tous les côtés, et où fuir est impossible. Je me sens un peu comme cela. Le long d’un sentier étroit et à hauteur d’un tournant, il y en a trois qui viennent dans ma direction. Le premier ralenti. “Bonjour monsieur, que se passe-t-il, je ne comprends pas?” “C’est pour la bonne cause, pour le cancer. Vous connaissez?”, me dit-il en souriant. Un sourire que je trouve sarcastique. “Cela m’échappe monsieur, et la nature et la sécurité des promeneurs? Vous êtes le premier à ralentir, le reste fonce droit devant.” Il fait signe de la main, rit et continue sa route. Je me colle à la berge du chemin. Je n’arrive pas à mettre mes pieds en sécurité. Le quad suivant démarre plein gaz sur la pente raide du chemin étroit. Quelques secondes. L’impression que soudain le temps n’existe plus. Je pousse un cri. Je jette mes bâtons de marche contre le véhicule en espérant que le chauffeur va m’entendre. Le quatre-roues s’arrête. “Dégagez madame”, me crie-il. “Bhein j’aimerais bien, mais comment faire, votre roue est sur mon pied.” Je sens un étirement et une torsion dans mon pied et ma jambe. Il jure, descend et pousse, avec violence et force, son engin en arrière. J’ai juste le temps de prendre une image de mon pied sous sa roue. L’homme continue sa route. Sa plaque d’immatriculation. Je ressens de la colère dans tout mon corps. Impuissance.

Je cherche le sens, la symbolique, ce qui se cache derrière, ce qui est/était présent en moi, pourquoi ceci m’arrive. Très vite une réponse vient.

Contacter les services d’urgence n’est pas évident. Il n’y a pas de bureau de police en ville. Un policier, present sur un événement, m’emmène au poste de secours. Finalement je m’en tire avec un peu de peur et une torsion qui me fait légèrement mal. Contente de la réponse reçue au sujet de l’incident.

Je continue de marcher jusqu’au coucher du soleil. Trouver un endroit où dormir est difficile.

Au moment où je pense abandonner, j’essaie encore une porte. Un doux regard ouvert, un sourire. ‘Yes’, pensais-je en moi-même. Ceci est bon et juste. Mon intuition est bonne. Chez Karine et Luc. Comme à beaucoup d’endroits, l’accueil est chaleureux. La chambre est une découverte, elle est remplie de jouets d’antan. Un berceau rouge âgée de plus de cinquante ans se tient dans le coin de la chambre. Le berceau de Luk quand il était petit. Je me mets sur le lit et la détente s’installe dans tout mon corps. Ouf la tension de la journée peut s’évacuer.

GPX Bestand Chevron – bois Renard

Een aanrijding

De weg daalt af tussen het kasteel en de Sint-Jacobskerk van Harzé. Op een vensterbank een pakje in een plastieken omslag. Een boek. ‘Je suis un livre aban – Donné… Attrapez-moi, lisez-moi et relâchez-moi dans la nature… et rejoignez-nous sur groupe Facebook ‘Classeurs des livres “. Een boek van Stephen King, Le Fléau 2. Wat een fijn idee. Ik plaats het terug op de vensterbank.

Via een GR-pad stap ik de natuur en de rust in. Het bladerdek wordt dikker. De gele bloemen van de millepertuis in de berm. Een motor komt me voorbij gereden. Een stofwolk. Ik draai me net op tijd om. Wat later de ene quad na de andere. Een hels lawaai. Modder spat in het rond. Net een droom, waar je ergens middenin een veld staat en er van alle richtingen gevaar op je afkomt en vluchten onmogelijk is. Zo voel ik me. Op een smal pad en net aan een bocht, komen er drie op me afgereden. De eerste vertraagt. “Bonjour monsieur, que se passe-t-il, je ne comprends pas?” “C’est pour une bonne cause, pour le cancer. Vous connaissez?”, hoor ik met een glimlach. Een glimlach die ik sarcastisch interpreteer. “Cela m’échappe monsieur, et la nature et la sécurité des promeneurs? Vous êtes le premier à ralentir, le reste fonce droit devant.” Hij steekt zijn hand op, lacht en rijdt verder. Ik kleef me tegen de wand van de weg. Mijn voeten kan ik niet in veiligheid brengen. De quad na hem start met volle gas op de stijgende smalle weg. Een paar seconden. Het idee dat plots de tijd niet meer bestaat. Ik laat een kreet. Mijn wandelstok zwier ik tegen de quad in de hoop dat de chauffeur me zal horen. De vierwieler komt tot stilstand. “Dégagez madame”, brult de man. “Bhein, j’aimerais bien, mais comment faire, votre roue est sur mon pied.” Ik voel een rekking en torsie in voet en been. Hij vloekt, stapt af en duwt met volle geweld zijn toestel achteruit. Ik heb nog net de tijd een beeld te nemen van mijn voet onder zijn wiel. De man rijdt verder. Zijn nummerplaat. Boosheid is voelbaar in mijn hele lijf. Onmacht! Ik zoek de betekenis, de symboliek, wat hier achter schuilt, wat er bij me aanwezig is/was, waarom het me overkomt. Al heel snel komt er een antwoord.

Het zoeken naar hulpdiensten is hier niet evident. Een politiebureau is in de stad niet aanwezig. Een agent, aanwezig op een evenement, neemt me mee naar ‘le poste de secours’. Uiteindelijk kom ik er enkel met de schrik van af, een torsie en lichte pijn. En blijheid voor het antwoord op de gebeurtenis. Tot zonsondergang wandel ik verder. Het vinden van een slaapplaats gaat moeizaam. Op het moment dat ik het bijna opgeef, probeer ik nog één deur. Een zachte open blik, een glimlach. ‘Yes’, zeg ik in mezelf. Dit voelt goed en zit juist. Mijn voelen klopt. Bij Karine en Luc. Zoals op vele plaatsen volgt een hartelijk ontvangst. De kamer is een ware ontdekking van speelgoed uit de tijd van toen. Een rode wieg van meer dan vijftig jaar oud vult een hoek van de kamer. De wieg van Luk toen hij klein was. Ik leg me op bed, ontspanning installeert zich over mijn hele lichaam. Oef, de spanning van de dag mag wegvloeien.

Hertengewei – Bois de cerf

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La maison se réveille. Le plancher craque. L’arôme du café. La table du petit-déjeuner. Tout le monde se prépare pour commencer la journée. J’ai le temps de déjeuner tranquillement. Une demi-heure plus tard tout le monde a quitté la maison. Je continue d’écrire mon journal. Une tasse de café sur la table devant moi. Sur l’appui de fenêtre des glaïeuls, et de l’autre côté de la vitre une vue sur un vieux chêne. Débarrasser, puis une visite au petit endroit, que j’appelle ‘le petit coin de pensée’. Je ferme la porte d’entrée, en chêne et ornée de belles ferronneries, derrière moi. Contrôle encore une fois si elle est bien fermée et dépose la clé dans la boîte aux lettres. Je me retourne et salue une dernière fois la maison.

Un  petit ruisseau ‘La Lienne’, des noisettes et des glands. Il fait silencieux. Au loin le brouillard se lève. Contrastes, différentes tintes de gris et de temps à autre un peu de bleu. Magnifique! À mes côtés une pierre dont la structure ressemble à celle de l’ardoise mais qui est de couleur rouge. Elle est très douce au touché, aussi douce que la chaux.

Une ferme, une chanson sort de la grande grange, elle parle d’harmonie et d’amour. Un border collie me suit maintenant depuis deux kilomètres. Quand je m’arrête, il m’attend. Il me rappelle Belle, une border collie pour laquelle j’ai été obligée de chercher des nouveaux maitres, voilà vingt ans maintenant.

Par terre un bâton. Un bois de cerf. Hier j’espérais que cela se produise et laissais l’idée derrière moi. Et voilà. Comme pour le trèfle à quatre feuilles. Lorsque le moment est venu… super contente! De même que les plumes de la buse et celles du milan royal, le bois prend place sur mon équipement. Des larmes de joie. Les bourdons profitent des bleuets et des scabieuses. Deux argus bleu (petit papillons Polyommatus Icarus) tourbillonnent autour de moi. Un Pieridae (papillon blanc).

Harzé. J’entends encore l’écho d’hier. “Oh, il y a bien quarante kilomètres jusqu’à Harzé.” Heureusement que les chiffres ne restent pas coller. Vingt-six kilomètres entre Saint-Jacques et Harzé. Bravo Jasmine, tu es restée toi-même, tu as suivi ton instinct. À Harzé la prochaine église Saint-Jacques. Je vais chercher la clé chez la voisine. Il y a un magnifique vitrail bien détaillé de Saint-Jacques à voir. Le château. Le bar est fermé. Je demande à la réception de l’hôtel s’il a moyen d’avoir un café. Je demande aussi combien de kilomètres me séparent de Polleur. À la réception une jeune femme très aimable cherche les informations. “Et vous logez où?” “Chez les habitants.” “Autrement vous pouvez dormir ici.” Je n’en crois pas mes oreilles. Je pense d’abord me trouver dans un état second. J’ouvre grand les yeux, étonnement, assimilation….j’ai bien entendu. Je ne peux refuser cette chaleureuse offre et accepte. Un jour de repos me fera du bien. Je profite de la chambre dans laquelle le peu de chose étant en ma possession est répartie un peu partout. La nécessité de créer mon propre endroit, en silence, seule. Ça aussi fait du bien en cours de route. Pouvoir profiter d’un endroit bien à soi, pour un laps de temps. Comme ce matin dans la maison de Pol et Sabine. Je prends le temps de laver mes vêtements. C’est plus que nécessaire. Je les pends un par un par un dans la salle de bain pour qu’ils sèchent.

GPX Bestand Saint-Jacques – Chevron

Hertengewei

Het huis ontwaakt. De plankenvloer kraakt. De geur van koffie. De ontbijttafel. Iedereen maakt zich klaar om de dag te beginnen. Ik krijg de tijd om rustig te ontbijten. Een half uur later is iedereen de deur uit. Ik vul verder mijn dagboek aan. Een potje koffie staat voor mij op tafel. Op de vensterbanken gladiolen, door het vensterglas zicht op een oude eik. Afruimen en nog even naar het kleinste vertrek, ik noem het ‘le petit coins de pensée’. Ik trek de eiken voordeur met zijn prachtige smeedwerk achter me dicht. Check nog even of ze goed op slot is en steek de sleutel in de brievenbus. Ik draai me om en groet nog even het huis.

Een kabbelend beekje ‘La Lienne’, hazelnoten, eikels. Het is stil. In de verte trekt de mist op. Contrasten, verschillende tinten grijs, af en toe wat blauw. Prachtig! Naast mij een soort steen dat dezelfde vorm heeft als leisteen, maar in een rode kleur. Het voelt zacht aan, zo zacht als kalk. Een boerderij. Een deuntje komt uit de grote schuur, het spreekt over harmonie en liefde. Een bordercollie volgt me over een afstand van twee kilometer. Wanneer ik stop, wacht hij me op. Doet me denken aan Belle, een bordercollie die ik genoodzaakt twintig jaar geleden een andere thuis heb gegeven. Op de grond, een stok. Een hertengewei. Gisteren hoopte ik het nog, liet los en zie! Net als het klavertje vier. Als de tijd er rijp voor is… superblij! Net als de veren van de buizerd en de milan royal (rode wouw) krijgt het gewei een plaats aan mijn outfit. Tranen van vreugde vloeien. Hommels genieten van de Scabiosa en de korenbloem. Twee Icarusvlinders fladderen om me heen.

Harzé. Ik hoor nog een echo van gisteren, “Oh, il y a bien quarante kilomètres jusqu’à Harzé.” Gelukkig blijven de cijfers niet kleven. Zesentwintig kilometer tussen Saint-Jacques en Harzé. Knap gedaan Jasmine, bij jezelf gebleven en buikgevoel gevolgd. In Harzé de volgende Sint-Jacobskerk. De sleutel haal ik bij de buurvrouw. Een prachtig gedetailleerd glasraam van Sint-Jacob is er te zien. Het kasteel. De bar is gesloten. Ik vraag bij de receptie van het hotel of er mogelijkheid is voor een koffie. Ik vraag hoeveel kilometers er nog zijn naar Polleur. Een vriendelijke juffrouw aan de balie zoekt de info. “Et vous logez où?” “Chez les habitants.” “Autrement vous pouvez dormir ici.” Ik geloof eerst mijn oren niet. Ik denk dat ik ergens in een roes terecht ben gekomen. Ik trek mijn ogen wijd open van verwondering en laat alles binnendringen. Ik heb wel juist gehoord. Dit warm aanbod kan ik niet weigeren. Een dagje rust zal me goed doen. Ik geniet van de kamer, waarin ik de weinige spullen die ik bij heb overal verspreid. Een nood om een eigen ruimte te creëren, in stilte, alleen. Ook dit doet deugd op de weg. Een eigen plekje even alleen voor jezelf mogen hebben, net zoals deze morgen in het huis van Pol en Sabine. Ik neem de tijd en de ruimte om mijn kleren te wassen. Het is meer dan broodnodig. Eén voor één hang ik ze in de badkamer te drogen.

Pol et Sabine

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Huit heures. Je tire les manches de mon t-shirt sur mes mains. Il fait frais. Un rideau de brouillard pend au-dessus des champs. Deux cerfs s’enfuient hors du champ. Ils s’arrêtent un peu plus loin, me regardent, brament et repartent. Des vaches viennent vers moi avec un certain enthousiasme. J’entends encore un autre bruit. À peu près un mètre au-dessus du sol je cherche d’où vient le bruit. Je ne vois rien, jusqu’à l’instant où je vois une queue qui bouge. Un renard avec une grosse et longue queue, rampe par terre. Quel bel animal. Son cri ressemble à des pleurs. Encore un peu plus loin, le craquement de vieilles branches. Je continue de marcher avec précaution. À quelques mètres de moi des sangliers. La mère se retourne soudainement. Elle m’a vue. Mon cœur palpite, que faire maintenant? Pas de panique, me dis-je pour me convaincre. Elle se dirige vers ses petits et les pousse dans le bois. Une école de sangliers. Apparemment c’est aussi la rentrée des classes pour eux. Un soupir de soulagement. C’est quand même un peu effrayant quand un si grand animal est dans les parages.

À La Vilette  je rencontre Jacques sur un chemin étroit, entre les près. Je lui dis, “Vous avez de belles vaches.” Il me sourit. Des vaches rousses, peau douce, un froufrou devant les yeux. Sur l’arrière-plan une vue panoramique des environs. Un bois. Sur ma gauche les tons bleuâtres et froids du matin, du brouillard. L’aurore polaire. Des couleurs pures, dont les peintres seraient jaloux. Sur ma droite, des tons jaunâtres et chauds, le sud, les couleurs du midi. Cette vue me procure une drôle de sensation. Ma peau est fraiche à ma gauche et chaude du côté droit, où est-ce que cela se passe entre mes deux oreilles. Des avions de chasse viennent troubler la paix qui règne.

Après la Lys, l’Escaut, la Lesse, la Semois et l’Ourthe voici maintenant l’Amblève. Au loin les pointes des arbres présentent déjà des colorations. Les couleurs d’automne s’annoncent. Perché sur le Mont Saint-Jacques, une récente et nouvelle église Saint-Jacques. “La précédente fut détruite durant l’offensive des Ardennes. Située à une place stratégique, sur la droite les Allemands et sur la gauches les Américains”, me raconte le propriétaire de la ‘Ferme Bodsan’. Un endroit où les pèlerins sont plus que bienvenus. D’ici, en traversant les bois, il aurait encore quarante kilomètres jusqu’à Harzé. Je descends dans le bois, un cours d’eau. L’eau est rougeâtre. Dans le bois de Harzé je trouve un crâne. Il est presque intact. Des petites dents pointues. Sans doute un renard. Oh, un bois de cerf serait aussi bienvenu. Je lâche l’idée. Dans le bois le sentier n’est pas entretenu. Des herbes hautes. Une tique. Une piqure. Une rencontre avec un cerf.

Rahier. Mon compteur kilométrique indique vingt-quatre. Il est temps de m’arrêter. “Vous pouvez dormir dans la grange et on vous demande votre carte d’identité pour la nuit”,  me dit la femme. C’est la première fois qu’on me demande cela. Mais je peux comprendre, bien que si on serait vraiment relié cela ne serait pas nécessaire. “Si jamais je ne trouve pas autre chose je reviens madame, merci d’avance!” La deuxième porte, un antiquaire, du doigt il me montre un auvent qui se situe près de l’école. La troisième porte, une femme ouvre, un regard doux et ouvert. Un oui. “Entrez, vous tombez bien, on allait juste se mettre à table. Je mets un couvert de plus.” Je fais tout de suite connaissance avec la famille et goûte les boulettes liégeoises, la salade fraiche et les pommes allumettes. Ce sont de très fines frites qui sont très croustillantes. Ceci me rappelle ma jeunesse. J’étais à Lourdes avec mes parents et mes frères. Nous cherchions un restaurant. Mon père était fâché parce que sur tous les menus il était marqué frites et rien d’autre. Jusqu’à ce qu’il lisse ‘pomme allumette’. Lorsque l’assiette fut mise à table… des frites. J’étais super contente, mon père l’était moins. Et bien qu’au moment même mon père ne savait pas en rire, aujourd’hui je trouve cette anecdote hilarante lorsque j’y repense.

Une promenade du soir en compagnie de Pol et Sabine, jusqu’à l’église Saint-Paul. Pol m’offre une visite guidée personnelle. Une église datant de1632, récemment rénovée. À l’entrée on y trouve encore des cordes pour faire sonner les cloches. La restauration du cuivre fut faite à Brugge. Une église particulièrement belle, avec une énergie douce et une acoustique formidable. J’y chante ‘Uniao’, un chant appris lors d’un travail spirituel. Une merveilleuse et chaleureuse soirée. Une belle rencontre. Un jour de rentrée des classes que je n’oublierais pas si vite.

GPX Bestand Bra – Saint Jacques

Pol et Sabine

Acht uur. Ik trek de mouwen van mijn T-shirt over mijn handen. Het is fris. Een laag mist hangt over de velden. Twee reeën rennen weg. Ze houden even verder halt, kijken me aan, blaffen en vertrekken weer. Koeien komen enthousiast naar me toe. Een ander geluid is nog hoorbaar. Op ongeveer één meter boven de grond ben ik op zoek van waar dat zou komen. Niets te zien, tot ik een staart zie bewegen. Een vos met een dikke lange staart, sluipend over de grond. Wat een prachtig dier. Zijn roep klinkt precies alsof hij weent. Nog wat verder gekraak van oude takken. Voorzichtig stap ik verder. Op een paar meter voor me everzwijnen. De moeder draait zich plots om. Ze heeft me gezien. Mijn hart bonst, wat nu? ‘No panic’, mezelf overtuigend. Ze gaat naar haar kleintjes en duwt ze het bos in. Een school everzwijnen, blijkbaar is het voor hen ook één september. Een zucht van opluchting. Het is toch wel even schrikken wanneer er zo een groot dier in de buurt is.

In La Vilette ontmoet ik Jacques op een smalle weg tussen weilanden. “Vous avez de belles vaches”, weet ik hem te vertellen. Hij glimlacht. Roestbruine koeien, zachte vacht, een froufrou voor hun ogen. Op de achtergrond een wijds uitzicht op de omgeving. Een bos. Links, blauwe koele tinten van de ochtend, mistig. Het noorderlicht. Pure kleuren waar een kunstschilder jaloers op zou zijn. Rechts, gele warme tinten, het zuiden, de kleuren van de middag. Een vreemde gewaarwording dit fenomeen. Links voelt het fris op mijn huid, rechts warm of zit dat tussen mijn oren. Straaljagers komen de rust verstoren. Na de Leie, de Schelde, de Lesse, de Semois en de Ourthe, is het nu de beurt aan de Amblève. In de verte vertonen de toppen van de bossen al verkleuring. De herfst is op komst.

Op de Mont Saint-Jacques, staat een jeugdige nieuwe Sint-Jacobskerk. “La précédente fut détruite durant l’offensive des Ardennes. Située à une place stratégique, sur la droite les Allemands et sur la gauches les Américains”, vertelt de eigenaar van la ‘Ferme Bodson’, een plaats waar pelgrims meer dan welkom zijn. Van hieruit zou het, door de bossen, nog veertig kilometer zijn naar Harzé. Afdalend het bos in, een riviertje. Het water kleurt rood. In het bos vind ik een schedel. Bijna intact. Kleine hoekige tandjes. Vermoedelijk een vosje. Oh, een gewei van een hert zou ook wel tof zijn. Ik laat de gedachte los. Het pad is niet onderhouden. Lange grassen. Een teek. Een beet. Een ontmoeting met een hert.

Rahier. Op mijn kilometerteller: vierentwintig. Tijd om te stoppen. “Vous pouvez dormir dans la grange et on vous demande votre carte d’identité pour la nuit”, zegt de vrouw. De eerste keer dat dit wordt gevraagd. Ik kan het ook wel volgen, hoewel, wanneer er echt verbinding zou zijn, is dit overbodig. “Si jamais je ne trouve pas autre chose je reviens madame, merci d’avance!” De tweede deur, een antiquair, hij wijst met zijn vinger naar een afdakje naast de school. De derde deur, een vrouw, een open zachte blik. Een ja. “Entrez, vous tombez bien, on allait juste se mettre à table. Je mets un couvert de plus.” Ik maak onmiddellijk kennis met het gezin en proef de lekkere Luikse bouletten, frisse salade en ‘les pommes allumettes’, hele fijne en croustillante frieten. Het doet me denken aan mijn jeugd. Ik was in Lourdes met mijn ouders en broers. We zochten een restaurant. Mijn vader was kwaad omdat er overal op het menu ‘frieten’ stond en niets anders. Tot hij las ‘pomme allumette’. Het bord kwam voor onze neus, frieten. Ik was superblij, mijn vader minder. Hoewel mijn vader er toen niet mee kon lachen, vind ik het vandaag hilarisch wanneer ik eraan terug denk.

Een avondwandeling met Pol en Sabine tot aan de kerk Saint-Paul. Ik krijg er van Pol een persoonlijke rondleiding. Een kerk gebouwd in 1632, pas gerestaureerd. Aan de ingang