Café du Centre

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Sept heures, je m’éveille dans la maison de Paula, quatre-vingt-deux ans. Elle est momentanément nécessiteuse, avec un poignet cassé lors d’une chute. Une heure plus tard Paula s’éveille. Je prépare le petit-déjeuner et cuit une omelette. Je l’aide à beurrer ses tartines. La vaisselle. Sa fille Bernadette vient la chercher pour aller à l’hôpital. Elle m’ouvre son cœur du fait qu’elle ne peut pas placer sa maman dans une maison de repos. On parle un peu ensemble. Quand je quitte la maison je vois deux dames souriantes.

Encore quelques nuages gris dans le ciel. Un défi. Traverser une prairie, durant un kilomètre, alors que des vaches y pâturent. Après l’histoire du taureau de la dernière fois! Pfff, j’essaie de me convaincre que tous se passe entre mes deux oreilles, ce qui est vrai d’ailleurs. Je réussi. Soulagement. Je sens des gouttes ruisseler le long de ma colonne vertébrale.

À Clermont-sur-Berwinne l’avant dernière église Saint-Jacques le majeur de Wallonie. (il en reste encore une dans les environs de Charleroi, qui m’a échappée). Une agréable surprise m’attend lorsque j’entre dans le village. Le village est nommé un des plus beaux villages de Wallonie pour la province de Liège, et à juste titre. Contre le mur de l’église, des tombes datant des années seize-cents.

À Thimister. La terrasse du ‘Café du Centre’, chez madame Renée et son fils Manu. Que de joie et de bonté palpable ici. Un homme âgé arrive. Il s’appelle Victor Hugo, oui oui tu lis bien. Quatre-vingt-douze ans. Il raconte quelques anecdotes au sujet de son nom. “Ah, ne me parle surtout pas des Allemands. Je me suis caché quatre ans pendant la guerre. Ils ont tué sept de mes frères, on était douze.” Il dit encore, avec un regard de chenapan “Les Ardennais sont des ‘tièstus’, mais il faut aussi dire qu’il ne faut pas leur marcher sur les pieds parce qu’ils ont bon cœur.”

Je quitte les bois pour me rendre dans la pleine. Les bruits de la nature font place à ceux des véhicules. Je pense à la buse. Je me rends compte qu’il y a quelque jours que j’en ai vu une. Elle me manque un peu. Au même moment j’en vois un couple et je les entends crier. Je sourie. Elle ne sont pas parties. Le soir tombe déjà beaucoup plus vite que la semaine dernière. Vingt heures. Une femme m’emmène chez sa sœur malade, car je ne peux loger chez elle à cause de son mari. Je marche vingt minutes en sa compagnie. Je suis fatiguée. La femme m’assomme avec des questions: “Pourquoi vous faîtes le chemin, vous êtes catholique? Parce que vous allez d’église en église.” Je la regarde et lui demande: “Pourquoi je dois l’être pour faire cela!” “Bhein vous les catholiques vous êtes quand même toujours à la recherche? J’essaye de comprendre.”  J’essaie de lui expliquer: “Madame toutes vos questions servent à quoi? Est-ce de la recherche! Moi j’essaye de vivre dans l’instant présent et les réponses me viennent d’elles même, à l’improviste.” “C’est quoi l’instant présent? Nous les témoins de Jéhovah on laisse tout le monde entrer.” “Oh madame je vais vous prendre au mot!”,  lui dis-je en souriant. Arrivée chez sa sœur je vois très vite qui n’a rien à dire. La sœur ne me regarde pas, n’ose pas parler librement, parle à voix basse. Je remarque ce qui se passe et interrompt le comportement intrusif de la femme qui m’a menée jusqu’ici en continuant la conversation. “Mia, je comprends si cela ne te convient pas. Ne t’inquiète pas.” En lui disant cela je vois que soudainement elle ose me regarder et me dire, “Je n’aime pas, c’est mon privé.” Elle me regarde et me sourit. “Je te comprends et te suis, avec respect.” J’ai déjà vu beaucoup de comportements autoritaires mais je dois dire que celui-ci m’échappe complètement. Soudainement la femme, qui m’a menée jusqu’ici disparait en fumée. Et je me retrouve dans le noir en plein milieu d’un quartier social. Heureusement je trouve rapidement un abri sûr et chaleureux.

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Café du Centre

Zeven uur, ik ontwaak in het huis van Paula, 82 jaar. Een uur later ontwaakt mijn gastvrouw. Ze is momenteel hulpbehoevend na een val. Een gebroken pols. Ik maak het ontbijt klaar en bak een omelet. Ik help haar bij het smeren van haar boterhammen. De vaat. Haar dochter Bernadette komt haar oppikken om naar het ziekenhuis te gaan. Ze lucht haar hart bij me omdat ze haar mama niet naar een rusthuis kan brengen. We praten wat met elkaar. Wanneer ik het huis verlaat, zie ik twee lachende dames.

Nog wat grijze wolken aan de lucht. Een uitdaging, een weiland van één kilometer oversteken tussen koeien. Na de stier van de vorige keer… Pfff, ik overtuig mezelf dat de angst tussen mijn oren zit, wat ook zo is. Het lukt me. Ontlading. Zweetdruppels voel ik langs mijn rug afdalen. In Clermont-sur-Berwinne, de voorlaatste Sint-Jacobs de Meerderekerk in Wallonië (eentje in de buurt van Charleroi is me ontsnapt). Een aangename verrassing wanneer ik het dorp binnenstap. Het dorp is uitgeroepen tot één van de mooiste in Wallonië, en terecht. Een aangename ontmoeting met la sacristine die de deur van de kerk voor me opent. Tegen de muur van het gebouw grafzerken uit 1600.

In Thimister. Het terras van ‘Café du Centre’, chez madame Renée en haar zoon Manu. Wat een vreugde en vriendelijkheid is hier voelbaar. Een bejaarde man komt aangewandeld. Zijn naam Viktor Hugo, jaja, je leest het goed. Tweeënnegentig jaar. Hij vertelt een paar anekdotes rond zijn naam. “Ah, ne me parle surtout pas des Allemands. Je me suis caché quatre ans pendant la guerre. Ils ont tué sept de mes frères, on était douze.” Hij weet nog te vertellen: “Les Ardennais sont des ‘tièstus’ (koppig), mais il faut aussi dire qu’il faut pas leur marcher sur les pieds parce qu’ils ont bon cœur”, zegt hij met deugnietenogen.

Ik begin de bossen achter me te laten, open velden verschijnen. De natuurgeluiden maken plaats voor motorvoertuigen. Ik denk aan de buizerd. Ik besef dat het al een paar dagen geleden is dat ik er één zag. Ik mis ze wel een beetje. Net op dat moment zie ik een koppel en hoor ik ze roepen. Mijn mondhoeken trekken omhoog. Weg zijn ze niet! De avond valt al veel sneller dan een week geleden. Twintig uur. Een vrouw neemt me mee naar haar zieke zus, omdat ik bij haar niet kan overnachten omwille van haar man. Twintig minuten wandel ik verder met haar. Ik ben moe. De vrouw vuurt vragen op me af: “Pourquoi vous faîtes le chemin, vous êtes catholique? Parce que vous allez d’église en église.” Ik kijk haar aan: “Pourquoi je dois l’être pour faire cela!” “Bhein vous les catholiques vous êtes quand même toujours à la recherche? J’essaye de comprendre.” “Madame toutes vos questions servent à quoi? Est-ce de la recherche! Moi j’essaye de vivre dans l’instant présent et les réponses me viennent d’elles même, à l’improviste”, probeer ik me te verduidelijken. “C’est quoi l’instant présent? Nous les témoins de Jéhovah on laisse tout le monde entrer.” “Oh madame je vais vous prendre au mot!”, al glimlachend. Bij haar zus wordt me al snel duidelijk wie het onderspit moet delven. De zus neemt geen oogcontact, durft niet vrijuit spreken, praat met een heel stille stem. Ik neem het gesprek waar. Om een halt toe te roepen aan het opdringerig gedrag van de vrouw die me tot hier bracht, neem ik het over. “Mia, je comprends si cela ne te conviens pas. Ne t’inquiète pas.”  Door dit aan haar te melden zie ik een vrouw die me plots durft aan te kijken en tegen me zegt: “Je n’aime pas, c’est mon privé.” Ze kijkt me aan en lacht. “Je te comprends et te suis, avec respect.” Ik heb veel autoritair gedrag gezien, maar deze vorm overstijgt alles. Plots is de vrouw die me naar hier bracht met de noorderzon verdwenen. Daar sta ik in het donker middenin een sociale wijk. Gelukkig vind ik al heel snel een warm en veilig onderdak.

 

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